Le séparatisme gangrène toujours le pays

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Les présidents comoriens depuis l’autonomie interne

En 1997, certains de nos dirigeants politiques ont déclenché un nouveau séparatisme. Après Mayotte, ce fut le tour d’Anjouan. Tout pour se partager le pouvoir. Les uns sont partis piller Anjouan tandis que d’autres sont restés en Grande-Comore et à Mohéli.

Une crise qui va durer dix ans. Dix ans de mensonges, dix ans de corruptions, dix ans de détournements des deniers publics aussi bien à Anjouan, en Grande-Comore, qu’à Mohéli.

Le séparatisme ! Le séparatisme est resté dix ans la vache à lait pour nos politiciens. Beaucoup se sont enrichis au moment où le peuple entier souffrait de misères sans nom.

Pourquoi le séparatisme ? Est-il vrai que la Grande-Comore était mieux servie s’agissant de la gouvernance de l’archipel, mieux qu’Anjouan comme disaient les séparatistes ? Les séparatistes disaient toujours que seuls les Grands-Comoriens ont été à la tête du pays et ils ne faisaient que développer leur île et se désintéressaient des autres.

Cet argument ne tient pas la route car, si on observe les diverses présidences pendant les 39 années d’indépendance, on peut constater que chaque île a dirigé l’archipel.  On constate qu’Anjouan occupe la première place grâce aux 12 ans de règne d’AHMED ABDALLAH ABDEREMANE plus les 5 années d’AHMED ABDALLAH SAMBI plus 1 ans de TADJIDINE BEN MASOUND soit au total 18 années pour Anjouan.

La Grande-Comore se place en deuxième position avec les deux années et demi de règne d’ALI SOILIHI MTSACHIWA plus les 5 ans de son grand frère SAÏD MOHAMED DJOHAR, plus les 2 années et demi de MOHAMED TAKI ABDOULKARIM et les 7 années d’AZALI ASSOUMANI soit au total de 17 années pour Ngazidja.

Mohéli est loin derrière, suivi par Mayotte, toujours sous administration française. Même dans cette situation, l’île a occupé pendant longtemps les affaires étrangères mais jamais la primature. Ce n’est pas fini, depuis le 7 janvier 1976 au 15 avril 2002, les Comores ont connu 16 premiers ministres (chefs de gouvernement) dont 3 originaires de la Grande comore, 2 originaires de Mohéli et 11 originaires de l’île d’Anjouan dont les séparatistes disait qu’elle était victime du système.

Cette démonstration limpide met en porte à faux les dirigeants corrompus qui utilisent l’argument selon lequel, « Anjouan est victime » s’agissant du partage du pouvoir depuis 1975.

En 2001, le peuple comorien a suivi ses dirigeants politiques et a voté par référendum une nouvelle constitution. La constitution devait mettre fin au séparatisme, elle fit naître des conflits de compétences. Le gouvernement de l’Union, sous AZALI ASSOUMANI n’arrivait toujours pas à exercer son pouvoir à Anjouan alors qu’en Grande-Comore et à Mohéli il faisait la pluie et le bon temps. Les dirigeants des îles autonomes de Ngazidja et Mwali ne bénéficiaient pas des mêmes prérogatives que leur homologue anjouanais.

En 2008, les forces de l’Union Africaine nous est venue en aide pour chasser MOHAMED BACAR du pouvoir de l’île. Ce dernier a fui le pays sous MOHAMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI. Le pays semble alors retrouver la paix. Mais, SAMBI décide de se récompenser en prolongeant son mandat d’un an, réveillant les démons du séparatisme à Mwali.

ABDOURAHIM BACARI  Papadjo

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