Les élections municipales à Mayotte

DrapeaufrLes 23 et 30 mars 2014, les Comoriens de Mayotte sont appelés à élire leurs maires. Comme en France, les candidats sont pleins d’énergie et de dévouement mais sans projets, pour certains. Cela est souvent constaté lors des débats télévisés ou radiodiffusés entre candidats par Mayotte Première.

Tous les partis sont dans la course, UMP, PS, UDI, MDM, MODEM… et même les couleurs du Front National seront arboré dans la Commune de Mtsamboro, au nord de l’île. D’autres listes sans étiquettes ont déposé leurs listes de candidat car selon eux, déçus par les dirigeants politiques ces six dernières années. Des dirigeants politiques qui n’ont pas tenu leurs promesses.

Les électeurs, quant à eux, se posent trop de questions sur le fonctionnement des élections municipales dans le nouveau département français. Ils regrettent beaucoup que des questions capitales telles la fiscalité, le mariage pour tous, la réforme du rythme scolaire ne soient pas abordés du tout et d’une manière limpide par les candidats.

Certains pensent que sur ces questions Mayotte peut, peut-être, bénéficier d’une exception de la part de la République. Pourtant, la République française étant laïque, respectant le choix de l’orientation religieuse et même sexuelle de chaque individu vivant sur les territoires où elle exerce son pouvoir, l’espoir de respecter les règles de la religion des maorais est minime. C’est la loi de la République qui prime. Nous nous rappelons du 27 septembre 2013, le sénateur-maire Abdourahamane Soilihi, à contre cœur car musulman, célèbre le premier mariage homosexuel dans sa mairie à Mamoudzou chef-lieu de l’île. Il l’a célébré pour éviter des sanctions judiciaires à son encontre.

Aussi, la solidarité étant aussi une valeur importante et indispensable pour les citoyens de la République française, les Maorais ne peuvent pas non plus échapper aux taxes fonciers et d’habitations bien que la majorité d’eux vivent soit sans-emplois soit avec des revenus inférieurs au SMIC.

Partout dans les Communes de l’île, les maires sortant sont toujours en tête de leurs listes. Il y a toutes les politiques, novices, amateurs, ténors, nonobstant les communes de Deimbeni et Chirongui où les maires sortant sont qualifiés de favoris grâce à leur bonne gestion de leur commune reconnue par presque tout le monde, on ne peut toujours pas donner un sondage pour dégager les favoris. Les Partis à Mayotte ne fonctionnent pas comme en France où on a déjà les nombres des membres d’un tel ou tel parti. Ensuite, les Maorais comme leurs compatriotes comoriens des trois autres îles sœurs votent soit par rapport à leur région ou ville/village soit par rapport au lien familial. Tout le monde participe à tous les meetings de tous les candidats.

Souvent, lors des débats entre têtes des listes, on assiste à des injures entre personnes avant d’entendre les projets politiques qu’ils comptent réaliser une fois à la tête de leurs mairies respectives.

Mlimengu

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