« La politique : une suite logique du militant associatif »

« La politique : une suite logique du militant associatif »

DrapRafick

Rafik Adili Youssouf

Il est né à Moroni, a grandi là-bas mais fait sa vie dans la cinquième île de l’archipel. Militant associatif très engagé dans des causes diverses (Bargoum, Unicef, Action contre la faim, Médecins sans frontière, Amnesty International, comité de soutien …), élu au Comité Central de la SNEF, aujourd’hui, Rafik ADILI YOUSSOUF se lance dans la bataille des municipales. Avec Demain Pour Saint-Marcel-les-Valence, il défend les couleurs de l’UDI sur une liste de la droite républicaine. Technicien en maintenance industriel, père de deux enfants, Rafik préfère s’impliquer dans la vie locale tout en maintenant ses engagements militants pour les Comores et prêt à travailler avec la diaspora Mlimengu : Rafik ADILI YOUSSOUF militant associatif ou homme politique ? Rafik A Y : Je suis avant tout un homme de terrain, un militant de longue date. Depuis les Comores, j’ai monté des associations pour travailler avec le FADC, le PNUD, CEFADER et autres pour préserver l’environnement ou soutenir la vie socio-culturelle. Mais, ici, compte tenu de certaines pratiques que je réprouve, notamment tout ce qui a trait au respect des statuts et de la gestion financière, j’ai préféré m’impliquer dans des organismes humanitaires internationaux ; ainsi je suis membre du bureau départemental d’Amnesty international, adhérent actif d’Action contre la faim, Unicef ou apporter mon soutien à des causes humanitaires pour des droits civiques. Mlimengu : Alors qu’est ce qui a motivé votre présence sur une liste municipale ? R A Y. : C’est une suite logique de mes longues années de militant associatif. Aujourd’hui m’investir dans ma commune, c’est une application concrète des expériences acquises dans le monde associatif au service du plus grand nombre. Et ma présence sur la liste « Demain Pour Saint-Marcel » s’est faite après plusieurs discussions. Lors d’une rencontre avec les Saint- Marcellois, Mme Teyssot, leader de l’opposition municipale, avait montré son intérêt par rapport à mes opinions. Et de fil en aiguille, nous avons parlé des objectifs et des travaux effectués dans l’opposition. Et surtout j’ai tenu à m’impliquer dans une commission pour l’élaboration du projet. Donc, j’ai siègé dans la commission urbanisme, associations et petite enfance. Conditions préalables avant de m’engager sur la liste. Mlimengu : Un militant engagé dans des causes humanitaires et civiques, sur une liste de droite, n’est-ce pas insolite ? R. A Y : Je suis un homme de droite, plus précisement centriste de l’UDI, ancré dans la droite républicaine. Je me bats pour le respect du doit et de l’équité. Mlimengu : depuis quand habitez-vous à Saint-Marcel ? R A Y : Ca fait cinq ans.Ca fait peu pour prétendre être implanté dans la ville. Mais mon expérience, mon vécu associatif m’ont formé aux pratiques militantes. Pour moi 2014 est une initiation, un premier pas pour préparer 2020. Je fais des sacrifices pour m’imprègner véritablement de l’art et de la manière d’organiser et battre campagne. Je vis dans un univers nouveau, dans lequel, il faut que je me fasse connaître. De mes compétences, du travail et  des engagements découleront la reconnaissance. D’ailleurs ma présence sur la liste résulte de mes implications citoyennes. Mlimengu:Quel est le projet de votre liste ? R A Y: Saint-Marcel a manqué d’hommes ambitieux et désireux d’ancrer la ville dans son époque. Notre liste veut transformer la ville. De ville dortoire, on veut la réveiller, la rendre vivante, culturelle et sportive, qu’elle épouse la nouvelle ère. C’est une ville vièrge où tout est à faire. C’est le cœur de nos propositions. Mlimengu : Quelles sont les chances de Demain Pour Saint Marcel aux municipales ? RA Y : Nous sommes en bonne position pour remporter les élections. Notre projet est excellent car batti à partir d’une écoute attentive aux aspirations de nos concitoyens. Face à la bipolarisation, nous avons fait un travail énorme de sensibilisation aux enjeux. Mlimengu : Pourquoi en France et non aux Comores ? R A Y : La politique de mon pays d’origine, je la connais à peine. Je préfère m’impliquer politiquement là où j’ai fait le choix de vivre, ici et maintenant pour acquérir de l’expérience. Au pays, je continue mes engagements humanitaires et sociaux. Ce qui n’exclut pas pour autant de travailler avec la diaspora à condition qu’elle accepte de respecter ses propres règles.

Propos recueillis par  Idjabou BAKARI

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