La question de Mayotte et le dérapage de trop de HAMADA MADI BOLERO

La question de Mayotte et le dérapage de trop de HAMADA MADI BOLERO

Hamada Madi Bolero, Directeur de cabinet du Président Ikililou et Chargé de la Défense

Hamada Madi Bolero, Directeur de cabinet du Président Ikililou et Chargé de la Défense

Personne ne peut soutenir le directeur de cabinet du Président de la République en cautionnant les propos séparatistes qu’il a tenus à la télévision nationale. Personne ne peut oublier la question de Mayotte quel que soit le contexte. Je ne pense pas non plus que le dérapage de trop de Boléro détournerait le combat de long haleine engagé par les Comoriens pour l’unité et l’intégrité territoriale de notre cher pays. Je pense par contre que ceux qui ont réagi y compris moi-même l’ont fait parce que les circonstances nous y obligeaient. La réflexion faite par le directeur de cabinet du président de la République demeure jusqu’ici inadmissible et inconcevable. Certains parmi les commentateurs pensent que mon précédent article était fait pour soutenir Boléro. Je crois avoir bien dit qu’il a tenu des propos séparatistes et détestables. Que l’histoire le jugera comme elle juge désormais certaines figures importantes de notre pays qui, sans faire exprès peut-être, ont eu un comportement indigne pour le poste qu’ils occupaient. Maintenant, parler de l’histoire contemporaine de notre pays, c’est simplement pour rappeler à tous nos dirigeants politiques que le rattachement de Mayotte à la France depuis 1975 est dû à un dérapage de trop fait par le Président SAÏD MOHAMED CHEIKH qui a décidé de ne plus mettre ses pieds à Mayotte pour les raisons que tout le monde connait. Cela pendant 4 ans, car depuis 1966 jusqu’à sa mort en 1970, il ne s’est pas rendu dans l’île en question. AHMED ABDALLAH ABDEREMANE, père de l’indépendance de notre jeune Etat, était prêt à faire d’Anjouan un nouvel Etat indépendant après le coup d’Etat du 3 août 1975 orchestré par le Mongozi, ALI SOILIHI MTSACHIWA. En 1997 encore, bien que les idées séparatistes existées depuis longtemps chez quelques dirigeants politiques anjouanais comme grands comoriens et mohéliens d’ailleurs ; mais les anjouanais ont avancé comme argument, « le Président MOHAMED TAKI ABDOULKARIM ne veut pas de nous, car cela fait un an en 1997 depuis qu’il est élu et il est venu à Anjouan que deux fois seulement ». Ces rappels ne peuvent servir d’armes pour Boléro comme certains le pensent. Au contraire, c’est pour lui montrer et à ceux qui pensent séparatistes, que de tels propos fragilisent l’UNION DES COMORES et peuvent réveiller les démons du séparatisme. Je l’ai bien montré également qu’au stade où notre pays se trouve, demande très rapidement de rassembleurs et non des diviseurs. Il est normal que des voix s’élèvent contre l’auteur de ces propos, et je partage leur démarche pour que cela soit clair s’agissant de ma position sur cette affaire. Seulement, j’invite certains à penser en républicains. Depuis toujours, la République Comorienne est menacée par le pouvoir traditionnel. Nous tous, le disons souvent avec fermeté via internet, sur les pages Facebook, à travers nos blogs que la mainmise des notables sur le pouvoir politique dans notre pays est démesuré. Le gouverneur de Ngazidja s’est vu contraint par les notables de réaliser son grand mariage. La tradition l’a emporté sur le pouvoir de l’île. MOUIGNI BARAKA SAÏD a effectivement fait son grand mariage pour pouvoir occuper son poste. Le président de la République lui-même s’est vu ostracisé par ces mêmes notables, et pour se faire accepter il leur a payé une somme conséquente. L’argent venait-il de la poche du Président ou bien des caisses de l’Etat ? Les notables de telle ou telle région interviennent avec force et menaces pour acquitter une personne jugée coupable et condamnée par notre justice. L’argument que ces notables avancent souvent demeure régionaliste « mwana hatru » alors qu’il a détourné de deniers publics. Je pense qu’il est temps pour nous tous, cadres, intellectuels et même les étudiants comoriens de réagir pour sauver notre nation. Donnons force à notre République au lieu de laisser des notables faire leur loi dans notre pays. Par là, je veux dire que la démarche pour faire sauter Boléro du poste qu’il occupe doit-être citoyenne. Nous pouvons, entant que peuple indigné par des propos régionalistes et séparatistes, demander la tête de toutes personnes quel que soit son statut social, sa région, son île d’origine, ou le poste qu’il occupe. En laissant les notables réagir de la sorte dans tous les domaines, cela n’avantage pas l’Etat de droit chez nous. Réagissons en optant une démarche citoyenne. Ce sera bénéfique pour les comoriens et les Comores. Supposons que les notables de Ngazidja arrivent à couper la tête de Boléro qui s’est identifié de Mohéli, et que demain, les notables d’Anjouan ou de Mohéli demandent la tête d’un tel ou tel dirigeant originaire de la Grande comore. Les notables grands-comoriens ne s’opposeront-ils pas aux notables des autres îles ? Que deviendra l’Etat comorien ? Ne nous trouverons pas pris en otage par une guerre de notables qui risquerait de plonger notre pays dans une crise sans précédente ? Restons vigilants et raisonnables. Ne renforçons pas ce qui peut être utilisé par les séparatistes pour plonger notre pays dans le chaos.

Abdounrahim Bacari

2 commentaires

  1. Tu dis que tu défends pas Boléro, alors que c’est ce que tu fais. Dire que Ali Soilih est séparatiste parce qu’il a fait un coup d’Etat est une contre-vérité (et tu le sais bien). Dire queSaid Mohamed Cheihk est un séparatiste est une autre contre-vérité ( et tu le sais bien aussi). Alors si faire un putsh suffit pour faire de toi un séparatiste, Boléro est alors un separatiste en soutenant Azalu près son coup

    1. Moi au moins j’ai raisonné avec pièces à l’appuis mais vous, vous vous appuyez sur quelles pièces en disant que CHEIKH, n’est pas séparatiste. Et jamais, dans mon article, j’ai dit que ALI SOILIHI était séparatiste. Il est la première personne qui a introduit la culture de coup d’Etat dans notre pays. SAÏD MOHAMED CHEIKH a contribué au séparatisme mahorais. Et si vous avez bien lu l’article, jamais l’histoire du transfert de la Capitale, le 14 juin 1957 n’a été évoquée. Personne n’a dit que c’est CHEIKH qu’il l’a transféré. Ne changeons pas de débat. Nous sommes en 1966, 9 ans après ce transfert de Capitale Dzaoudzi-Moroni s’il vous plait. Certes, les mahorais n’ont pas cherché à comprendre que CHEIKH était pour rien en sa qualité d’indigène. Un indigène n’avait aucun pouvoir de changer qui que ce soit, voulu par par le colon. Mais 9 ans plus tard SAÏD MOHAMED CHEIKH n’avait pas à attiser la douleur des mahorais en décidant de ne plus remettre ses pieds de 1966 à sa mort en 1970. C’est cette absence qui fait l’objet du débat. A moins que vous trouvez normal qu’un dirigeant qui était sensé diriger l’ensemble du territoire des Comores ignore complètement une île durant 4 ans. 4 ans n’est pas 4 heures ni 4 jours ou bien 4 mois. mais 48 mois sans rendre visite aux mahorais. là il laisser le champs libre aux séparatistes acceptons-le.Ensuite, j’ai donné la raison qu’il adonné pour son geste. En plus, Monsieur Socrate, vous tutoyez les personnes que vous ne connaissez pas, c’est suspect.

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