Comment lutter contre la corruption aux Comores ?

Comment lutter contre la corruption aux Comores ?

 

Commission de corruption

Hormis le gouvernement révolutionnaire d’ALI SOILIHI MTSACHIWA, les autres gouvernements ont laissé se développer le détournement des deniers publics. Lors des campagnes électorales, tous les candidats aux élections présidentielles et de gouverneurs nous disent toujours que « la lutte contre la corruption occupe la première place de leurs objectifs », car selon eux, elle ruine constamment le pays.

La corruption est bien visible aux Comores comme dans beaucoup de pays africains. Elle est pratiquée tous les jours et partout dans les institutions publiques. Elle appauvrit le pays par les détournements de deniers publics.

Le président AZALI ASSOUMANI, AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI et IKILILLOU DHOININE  ont fait de la lutte contre la corruption leur cheval de bataille. Mais ils ont tous échoué. IKILILLOU a mis en place une structure contre la corruption. Une structure qui n’a encore proposé aucune feuille de route contre celle-ci.

Depuis maintenant trois ans, personne ne sait et ne peut dire le travail entrepris par la Commission anti-corruption pour éradiquer cette maladie grave qui gangrène aussi bien l’économie que la population comorienne. Beaucoup parmi nous, nous nous demandons comment fonctionne cette structure ? À part le bruit que cette équipe a fait sur l’affaire OUSTADH RIFKI, libéré quelques jours plus tard par la justice, elle reste sans aucun rendement.

Comment est-il possible d’éradiquer la corruption aux Comores ? Une Commission anti-corruption aux moyens humains et matériels réduit est-elle capable de mener un tel combat ? Quelles démarches l’Etat comorien doit-il entreprendre pour réduire cette pratique détestable et malsaine ?

Nous autres pensons que l’entrée facile et par des moyens multiples dans la fonction publique contribue fortement à ces pratiques de corruption légalisée par nos fonctionnaires. Beaucoup de fonctionnaires comoriens se sentent redevables envers les personnes qui les ont intégrés par on ne sait quelle magouille dans la fonction publique. Le ministre, le directeur général et le notable exercent chacun, une mainmise sur tel fonctionnaire parce qu’ils sont souvent à l’origine de son intégration dans la fonction publique.

Par peur d’être éjecté hors de celle-ci, certains fonctionnaires exigent des dessous de tables pour nourrir leurs mentors si ce sont des notables, ou violent certaines étapes en corrompant d’autres collègues pour faire plaisir à un ministre ou directeur qui était à l’origine de leur intégration et afin d’augmenter sa côte de popularité dans une région.

Il aurait été mieux pour cette commission anti-corruption de proposer au gouvernement actuel « le concours d’entrée dans la fonction publique ». Pourquoi un concours ? D’abord, parce que l’Etat comorien profiterait ainsi des meilleurs de l’élite comorienne pour booster le pays. Ensuite, aucun fonctionnaire ne se sentirait redevable envers quiconque et saurait qu’il est à tel ou tel poste parce qu’il le mérite. Enfin, entre fonctionnaires s’installerait le respect mutuel, car ni le ministre ni le directeur ni le secrétaire général voire même le président n’aura plus le pouvoir de licencier un fonctionnaire selon son bon vouloir, à partir du moment où tout le monde a intégré la fonction publique par la même voie, celle du concours. Puis le salaire peut suivre, les avancements pour que le fonctionnaire puisse gagner décemment sa vie.

Abdourahim Bacari (Papadjo)

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