Les mensonges du comité de soutien d’Azali

Les mensonges du comité de soutien d’Azali

TakiMoilimou

Le Président Taki et son Chef d’État-major, le colonel Moilim Djoussouf

Les élections présidentielles s’approchent et voilà que certains cadres, sans état d’âme, refusent la réalité pour essayer de faire passer un traitre pour un stratège. Azali Assoumani est bien connu pour sa traîtrise. Il a trahi le pays et ses amis plus d’une fois.

Pour défendre l’image d’Azali, mise à mal ces derniers jours par plusieurs articles (dont celui publié sur Mlimengu.com : https://mlimengu.com/2014/05/10/2008-laccord-secret-entre-le-president-sambi-et-le-colonel-azali/) et sur les réseaux sociaux, son comité de soutien, à travers une cellule de communication (composée de Bindjad Ismael, Mchangama Chabane et Ben Abdou Hamidou)  a publié lundi 12 mai, un communiqué, étonnant et plein de mensonges.

Ils affirment ainsi :  » En 1995, Azali Assoumani n’était pas chef d’état major. C’était plutôt le colonel Moilim Djoussouf. Azali Assoumani était sous ses ordres. » Il ne manquait plus qu’ils disent que c’est le colonel Moilim qui lui a donné l’ordre d’aller se réfugier à l’Ambassade de France.

Ils ajoutent plus loin :  » S’est il refugié à l’Ambassade pour fuir le Combat ? Faux : Azali Assoumani est allé demander un renfort extérieur. » (sic) Autrement dit, des mercenaires français attaquent les Comores et le chef de l’armée, se rend à l’ambassade de France pour chercher des renforts ?

Nous nous rappelons des événements comme si c’était hier, alors, on ne peut pas nous mentir d’une manière aussi éhontée que le fait le Comité de soutien du colonel Azali dans ce communiqué.

En 1995, à 3 heures du matin, des coups de feu provenant de mitraillettes et de lance-roquette retentissaient près du siège de Radio-Comores actuellement occupé par les bureaux de l’immigration. Arrivée dans les locaux de Radio-Comores, Azali Assoumani, chef de la Force Comorienne de Défense, et le lieutenant-colonel Soilihi alias Campagnard devaient ensemble, avec une section composée de nouvelles recrues empêcher la prise de la Radio par les mercenaires de Bob Denard. Azali a quitté les lieux au bout de quelques heures pour se rendre à l’Ambassade de France. Le combat a duré plus de 12 heures, de 3 heures du matin jusqu’à 18 heures du soir. Durant tout ce temps Azali était allé renforcer les hommes politiques, comme Caambi Elyachourtu, à l’Ambassade de France. Au cas où ces hommes politiques n’arriveraient pas à négocier avec les Français. Campagnard a été blessé, et Bob Denard reconnaissant la valeur militaire de cet homme l’a fait évacuer pour qu’il soit soigné.

Contrairement à ce qu’affirme la cellule communication du colonel Azali, Moilim Djoussouf n’était pas chef d’Etat-major, il s’occupait alors des Hydrocarbures. Azali Assoumani était bien le chef de l’armée en 1995. Par exemple, c’est lui qui allait à l’Assemblée Nationale pour défendre le budget de l’armée, selon le témoignage d’un ancien député. Les trois défenseurs d’Azali ne peuvent pas le dédouaner de ses responsabilités aujourd’hui. Ils ne peuvent surtout pas mettre l’opprobre sur un homme, le colonel Moilim, qui a servi son pays du mieux qu’il a pu et qui n’est plus de ce monde pour se défendre. Un an plus tôt, nous nous rappelons de l’opération qu’Azali a mené et qui a couté la vie au jeune Apache, accusé de vouloir organiser un coup d’Etat sans aucune preuve. « Opération Azali » pourquoi ? Tout simplement parce qu’il était à la tête de l’armée nationale comorienne.

Et s’il n’était pas le chef de l’Armée pourquoi irait-il négocier à l’Ambassade de France ? Messieurs Bindjad, Chabane et Hamidou vous devez trouver de vrais arguments pour défendre Azali car ce communiqué est truffé de contradictions.

C’est sous le régime Taki que Moilim Djoussouf fut nommé chef d’état-major et son second était le colonel Hassane Harouna. Durant les deux ans et demi que Mohamed Taki était au pouvoir, il a affecté Azali Assoumani à Voidjou, précisément à l’ENFAG, l’école de la Gendarmerie. Nous pouvons comprendre la décision du Président Taki sur Azali. Le président Taki a tout simplement constaté que l’ex-chef d’état-major a manqué à son devoir envers sa patrie. Ce n’est qu’à la fin de son régime que par l’entremise de Moilim Djoussouf, Azali revenant de l’école de Guerre à Paris, fut appelé, de nouveau,  à la tête de l’armée.

On nous dit qu’Azali n’a pas fui le combat lorsqu’il s’est caché dans une voiture pour entrer à l’ambassade de France. Quelle blague !

A 3 heures du matin l’ambassade de France n’était pas encore ouverte, il pouvait encore se battre en attendant. Ensuite, nous étions en 1995, et pas au XIXe siècle, en plus, il était au siège de la radio nationale. Donc, pas besoin de se déplacer jusqu’à l’ambassade pour demander du renfort. Avec le téléphone de la radio-Comores Azali pouvait joindre l’Ambassadeur de France ou bien lancer un communiqué pour informer non seulement l’ambassadeur de France mais aussi les représentants des institutions internationales présents dans notre pays. C’était aussi l’occasion d’informer la population sur ce qui se passait et la rassurer.

Et encore ! Était-ce à lui, un militaire d’aller négocier avec le représentant d’un État étranger, dont les assaillants étaient tous originaires ? N’était-ce pas le rôle des hommes politiques qui s’y trouvaient déjà ?

Azali Assoumani n’avait pas besoin d’aller à l’ambassade car depuis 3 heures du matin l’ambassadeur a été mis au courant de cette situation désastreuse par les tirs de mitraillettes et lance-roquettes car il habitait non loin des locaux de Radio-Comores. Il était à Voidjou et le consul de France occupait la maison de Tourqui Salime à la Coulée pas loin de la maison de Idi Nadhoim.

Azali Assoumani a toujours mis le pays dans des épreuves macabres qui risquaient de faire couler beaucoup de sang. Mais le peuple a pu surmonter ces épreuves. En 1999, l’arrivée d’Azali Assoumani au pouvoir était la conséquence d’une forte manipulation sur la bande de LEZA Massulaha de Maouéni dans l’Itsandra, Haitraki de Mbachile, Fundi Saïd soudeur de Dembeni et Sabata de Bangwa Kuni pour chasser les Anjouanais de la Grande-Comore. Il a profité de cette situation, notamment en la laissant pourrir, pour commettre son coup d’État.

Alors vous pouvez continuer à faire l’éloge de cet homme des mauvais coups, mais nous, nous n’avons pas oublié.

Abdourahim Bacari

6 commentaires

  1. c’est pas logique la peur est différent de l’amour tu sais la seule chose que je déteste azali c’est le fait de faire la rupture de CRC car c’est a cause de lui. mais quand à moi c’est un type qui a fait beaucoup dans ce pays malgré qui est mal chanceux en vers la population, c’est le premier président qui a battit beaucoup et qui a fait beaucoup, moi qui dis ça je ne le votera pas 2016. j’ai deja un candidat mais je préféré cent fois azali que sambi, tu ne sais pas le vraiment le ratsi fana de ce pays « sambi »

  2. Bonjour
    Je dois dire que cette histoire d’Azali apparaît et réapparait comme une pluie saisonnière au profit de gens qui veulent à tout prix qu’il y ait quelques « emmerdes » contre cet ancien président des Comores. Je me garde donc d’affirmer ou infirmer des thèses, n’étant pas un ancien député, journaliste ou citoyen de passage sur les lieux de l’histoire.
    Néanmoins, je pose certaines questions qui, à mes yeux doivent faire l’objet de débats.
    1) Admettons que Azali a fuit le combat, qu’est ce que la République a fait à celui qui est resté sur le champs de bataille, en l’occurrence le Colonel Campagnard? C’est par la reconnaissance de la République à l’endroit de ce haut gradé, blessé à vie sur le champs de bataille que l’on accepterait que l’autre a fuit. Je serais amené à poser la question aux responsables de la Défense Nationale qui se sont succédés à Beit Salam, même si certains se sont métamorphosés.
    2) Cette pseudo histoire vient de loin, de très loin car l’Azali que nous connaissons est celui qui a présidé notre pays. Pour des politiciens, je pense que c’est celui-ci qui doit intéresser la réflexion politique. Si nous remontons à très loin derrière, nous ne nous occuperons pas que de ceux qui ont « fui », nous évoquerons ceux qui ont fait venir les mercenaires ici pour nous tuer, nous faire fuir, nous humilier et nous voler. Ceux-là on les oublie exprès pour décharger le malheur de tout un pays sur la tête d’un militaire encerclé par des soldats de la mort? Il n’y a pas encore deux semaines depuis qu’une réflexion est lancée aux Comores sur le mercenariat. Et ce matin je lisais dans le journal Alwatwan que la difficulté dans cette affaire est dans la complicité des politiciens comoriens dans l’introduction des mercenaires aux Comores. Pourquoi des politiciens et des intellectuels peuvent consacrer tout un travail sur une « fuite » alors que notre pays est encore sous la menace du mercenariat, grâce à l’action et l’investissement de nos politiciens?
    3) Les politiciens qui ont brillé sous le règne Azali, qui ont occupé des grands postes, qui ont brillé par leur discours sur la défense du régime, avaient-ils oublié que celui là avait fuit les mercenaires? Pourquoi, par personnes interposées, veulent-ils nous faire croire aujourd’hui qu’Azali est mauvais parce qu’il a fuit?
    Mais disons que les temps sont aux mensonges et c’est un exercice difficile qui demande beaucoup de créativité et de poumons. Ce n’est pas donné à n’importe qui et que nous devons de suite prendre nos pieds par la tête pour éviter de tomber dans ces panneaux.

  3. Pour celui qui se cache derrière Mgomri, parce qu’il a peut-être honte de défendre Azali en se dévoilant la face. Selon une conception classique de l’Etat, l’armée est une institution qui sert à protéger la nation, sous la direction des services compétents, et en nette conformité avec les exigences de l’intérêt général. c’est ainsi qu’à l’époque, l’armée comorienne était connue sous le nom de FCD (Force comorienne de la défense) sauf qu’Azali a compris de cette abréviation qu’il fallait (Fuir les comoriens au lieu de les défendre).
    Bref, dès lors qu’une personne s’engage pour cette voie, elle doit avant tout, être le défenseur du peuple comorien et des bien publics, tout en assurant la paix et en accomplissant un devoir civique qui lui est nécessaire et qui est également indispensable pour développement économique et social du pays, dans un contexte de paupérisation absolu. C’est ce que Azali a manqué et a toujours manqué ce jour là pour son pays. Contrairement à Campagnard, qui a compris parfaitement bien son rôle.Mais maintenant, à travers votre texte monsieur Mgomri, nous comprenons bien pourquoi Azali a pris la fuite pour se cacher à l’ambassade de France. Il s’est dit que l’Etat ne ferait rien pour lui en cas de blessure comme il n’a rien fait pour Campagnard.
    Quelle bêtise que vous êtes en train de dire? Comment un soldat peut penser à de telles bêtises au moment même de la guerre, si ce n’est les opportunistes de notre armée, pour des fins politiques. Sur ce point, tout le monde est conscient que l’armée en tant que telle est un secteur dans lequel ceux qui décident de s’engager se procurent effectivement un rang suprême de l’expression du dévouement patriotique pour préserver la sécurité et la défense des Comores.
    Quand vous nous dites que ce sont les politiciens qui faisaient entrer des mercenaires chez nous, c’est donc eux qui sont responsables et non pas l’armée, c’est encore une bêtise à vomir. Car le politique qui joue le complice est dans l’opposition contre le pouvoir en place dont l’armée comorienne est sensé défendre et protéger. Azali a toujours été un politique au sein de notre armée. Ces collègues ne l’ont jamais caché. Azali n’avait pas à fuir pour l’ambassade de France rejoindre les politiques qui y étaient déjà pour discuter de la situation. Sa place était à côté de Soilihi Campagnard, un vrai soldat, qui mérite tous les honneurs, nous sommes très reconnaissant de ce qu’il a fait ce jour-là.

    1. Si le peuple comorien était choqué ,il n’était pas content de la fuite d ‘Azali athoumani ;pendant l’ envahissement des mercenaires .Il n’aurait pas dû l’élire en 2002.C’est pour cela ,il se permet de se présenter 2016.

  4. Si le peuple comorien n’était pas content de la fuite d’Azali ATHOUMANI ;pendant l’envahissement de Bob Denar ;il n’ aurait pas dû l’élire en 2002.C ‘est pour cela le Président Azali permet à se présenter 2016

  5. AZALI et SAMBI sont de la même espèce et si le peuple comorien elise l’un deux le pays ne se remettra jamais. en faite on ne sais pas à qui se fier peut être que celui qui sortira le pays du gouffre n’ ai pas encore né car les autres candidats ne valent pas mieux à vrai dire.

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