La Commission de l’Océan Indien plaide pour ses Petits Etats Insulaires en Développement (PIED)

La Commission de l’Océan Indien plaide pour ses Petits Etats Insulaires en Développement (PEID)

 

La troisième conférence internationale des chefs d’Etats et de gouvernements des Nations Unies a eu lieu à Samoa du 1er au 4 septembre dernier. Le secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien (COI), Jean Claude de l’Estrac a présenté un plaidoyer pour ses Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) dont les Comores sont membres.

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« L’heure n’est plus aux débats. Elle est à l’action. La COI et ses PEID membres demandent à la communauté internationale d’instaurer un traitement spécifique et différencié pour les PEID », a déclaré le secrétaire général de la COI Jean Claude de l’Estrac lors de cette troisième conférence tenue à Samoa. Selon le communiqué de presse de la COI, quatre doléances ont été formulées dans le plaidoyer du secrétaire général dans le but de favoriser le développement durable de ses îles. 

D’abord, la COI demande à ce qu’une liste crédible soit agréée. Selon Jean Claude de l’Estrac, « plusieurs listes existent mais certains PEID ne sont ni des îles, ni en développement ni petits ».

Ensuite, il a été indiqué que l’organisation supporte le renforcement d’une « diplomatie » des Pays Etats Insulaires en Développement pour les PEID en vue d’une prise en compte des intérêts spécifiques de ces PEID dans les fora internationaux.

Quant à la troisième doléance, il s’agit de la facilitation de l’accès aux nouvelles sources de financement multilatéral. « Elle permettra entre autres à ce que notre région puisse mettre en œuvre des programmes disposant des financements alloués sous les fonds d’adaptation », précise le secrétaire général de la COI.

Enfin, il a été demandé qu’un nombre « raisonnable » de mesures d’appui dédiées aux PEID soient prises à la suite de la conférence. Si l’on en croit Jean Claude de l’Estrac, ces mesures devraient viser en priorité les domaines du commerce international et de la finance, des technologies et de l’énergie, du changement climatique et de la pêche.

 Le communiqué de presse de la COI indique que « La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) soutient le plaidoyer de la COI ; et une collaboration rapprochée a été souhaitée par les deux organisations ». Pendant ces quatre jours de travail, plusieurs points ont été abordés. En effet, la COI a eu de nombreuses rencontres en ce qui concerne la résilience face au changement climatique. Un protocole d’accord a été signé entre la COI et l’Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM) afin de faciliter le « renforcement des compétences météorologiques » pour une meilleure prévision, recherche et préparation contre les aléas climatiques de l’Indianocéanie.

 Cinq traditions de l’Indianocéanie ont été mises en valeur dans un film réalisé avec le concours de l’UNESCO. Il s’agit du Grand Mariage des Comores, du Famadiana de Madagascar, du Divali de Maurice, de la Fèt Kaf du 20 décembre à la Réunion, et du Festival Kréol des Seychelles. Et le secrétaire général de cette institution régionale explique que « ces traditions font partie de l’identité indianocéanique : notre héritage. Cette conscience collective d’un héritage commun nous pousse à collaborer plus étroitement parce que nous savons de ce fait que nous formons une communauté de destin ».

Natidja Hamidou

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