La consultation du 22 décembre 1974

La consultation du 22 décembre 1974

Mahmoud Ibrahime

Mahmoud Ibrahime

Le 22 décembre 1974, les Comoriens sont appelés aux urnes. Ils doivent dire s’ils veulent que leur pays devienne indépendant ou pas. Ils ont répondu à près de 95% « oui » à l’indépendance. Mais la suite donnée par la puissance colonisatrice, la France, ne fut pas celle qu’ils attendaient.

La consultation du 22 décembre 1974 est la conséquence de deux autres événements importants dans l’histoire récente des Comores : la visite du Premier Ministre français, Pierre Messmer, aux Comores du 29 janvier au 1er février 1972 et les « Accords du 15 juin 1973 ».

Lors de la visite de Messmer, le Président du Conseil de Gouvernement, le Prince Said Ibrahim, avait réussi a maintenir un consensus qui avait cours pendant toute l’autonomie interne : l’idée qu’aucun homme politique (et aucun parti officiel) ne pouvait prononcer le mot « indépendance ». Mais la rue, notamment les militants du Parti Socialiste des Comores (PASOCO) n’ont pas suivi la consigne et ont accueilli le Premier Ministre français aux cris de « Mkolo Nalawe » (« Dégage le colon ! »). Vexé, le Premier Ministre français a formulé dans ses discours à Moroni et à Dzaoudzi une menace claire : si les Comoriens réclament l’indépendance, la France organisera un référendum dans lequel chaque île se prononcera sur l’indépendance. Cela signifiait que le gouvernement français n’hésiterait pas à casser l’unité de la nation comorienne. Ce passage du Premier Ministre français et ses menaces ont eu plusieurs conséquences. À la suite de cette visite, pour la première fois, un parti officiel et représenté à la Chambre des Députés, le Rassemblement Démocratique du Peuple Comorien (RDPC) de Mouzaoir Abdallah réclame l’indépendance des Comores dans une déclaration le 2 mars, il est suivi le 19 mars par le Parti Social-Démocrate des Comores.

Malheureusement, le Président du Conseil de gouvernement, Saïd Ibrahim est resté attaché à l’idée qu’il ne fallait pas prendre l’indépendance avant d’avoir obtenu certains avantages économiques. Cela provoque la rupture des jeunes du RDPC qui lui étaient jusque-là attachés. Ils s’allient avec le Parti Vert et Ahmed Abdallah pour le renverser en juin 1972. Après l’interim du Prince Said Mohamed Jaffar, Ahmed Abdallah est désigné par la Chambre des Députés comme Président du Conseil de Gouvernement en décembre 1972 avec comme mission de négocier l’indépendance dans « l’amitié et la coopération avec la France »

Dès juin 1973, Ahmed Abdallah signe avec le gouvernement français les « Accords du 15 juin 1973 ». Le point 1 de ces accords prévoit une consultation des Comoriens en vue de son indépendance.

Après les élections présidentielles françaises pendant lesquelles Ahmed Abdallah a apporté quasiment tous les suffrages des Comoriens à V. Giscard d’Estaing contre F. Mitterrand, Giscard décide de tenir sa promesse envers Abdallah et donc prépare une loi sur la consultation des Comoriens. Cette loi est déposée à l’Assemblée nationale en octobre 1974. Elle est discutée au Parlement français pendant près de deux mois et devient la loi du 23 novembre 1974 qui prévoit « la consultation des populations comoriennes ».

Au vue de la situation actuelle, les Comoriens ont tendance à ne retenir dans cette loi que le mot « populations » mis au pluriel. On y voit déjà l’annonce de la partition maoraise. Mais, ce mot n’a eu aucune conséquence sur le vote ou sur les décisions prises par la suite.

Personne n’évoque par exemple le fait qu’un député de droite a introduit un amendement pour que les résultats soient pris en compte île par île et que cet amendement a été rejeté. Il est donc indiqué dès le départ que le résultat de la consultation sera pris en compte d’une manière globale, même si les sénateurs ont pu obtenir un classement « île par île ». C’est d’ailleurs ce qu’a fait le gouvernement français au lendemain du vote en donnant un résultat global d’environ 95% de « Oui ».

Mais, là dessus aussi, nous avons tendance à oublier qu’il y a une grande différence entre une consultation et un référendum. Ce sont deux notions qui renvoient à des conséquences juridiques complètement différentes. Lorsqu’on fait un référendum, le résultat devient automatiquement une décision juridique. Par exemple lorsqu’on fait un référendum sur une constitution, si le peuple répond « oui », la constitution est automatiquement adoptée comme nouvelle constitution du pays. Mais lorsqu’on consulte un peuple, cela veut dire qu’on lui demande son avis, mais après le vote, on peut faire ce qu’on veut. C’est ce qui s’est passé après la consultation du 22 décembre 1974. La France a demandé aux Comoriens s’ils voulaient leur indépendance. Elle a noté qu’à 95% les Comoriens voulaient cette indépendance, mais elle a choisi de faire autrement.

Cet « autrement » est explicité dans la loi du 3 juillet 1975 dans laquelle la France demande l’élaboration d’une constitution qui devait être adoptée île par île, laissant entendre que l’île qui n’adopterait pas cette constitution ne deviendrait pas indépendante. La menace de Pierre Messmer allait devenir une réalité. C’est cette nouvelle mesure qu’Ahmed Abdallah a ressenti comme une trahison et une humiliation et qui le pousse à faire une déclaration unilatérale d’indépendance trois jours plus tard.

Cette différenciation entre « référendum » et « consultation » est importante dans la lutte pour l’unité et l’intégrité des Comores car on voit de plus en plus les milieux « pro Mayotte française » proclamer que les Comoriens ont eu le choix et les Maorais ont choisi par « référendum » en 1974 de rester Français. C’est une manière de nier la responsabilité de l’Etat colonial sur la situation actuelle. Or le format de la consultation fait que les Maorais n’ont en réalité rien choisi. C’est l’Etat français qui a décidé pour eux, d’abord par la loi du 3 juillet et ensuite et surtout dès le 9 juillet 1975, en déclarant à la fin du Conseil des Ministre que la France acceptait la déclaration d’indépendance de la Grande-Comore, d’Anjouan et de Mohéli mais que Mayotte restait française. Pour moi, c’est à ce moment précis que la partition de Mayotte est devenue une réalité. Les événements qui ont suivi ont été des tentatives pour retrouver cette unité perdue le 9 juillet.

Mahmoud Ibrahime

Présentation faite lors du diner-gala du collectif Uhuru Komori

Le 20 décembre 2014

4 commentaires

  1. Il faut faire preuve d’une grande injustice et être tordu d’esprit pour oser soutenir que Maoré aurait choisi quelque chose dans cette affaire de colonisation pure de Comore(je n’écris plus le s à la fin de Comore)!

    On peut assurer d’ores et déjà, qu’ils sont nombreux, ces esprits tordus et faisant preuve d’une grande injustice, dans ce monde sans foi ni lois! Ce qui n’est un secret pour personne et rien d’étonnant, en soi!

    Ce qui m’étonne le plus , en revanche c’est du côté comorien, surtout du milieux le plus militant et éclairé, pour le rétablissement de la vérité historique, en vue de rétablir, peut-être, le droit et la justice dans cette spoliation pure et simple: c’est l’absence, quasi-totale, de ne jamais évoquer le référendum de 1958, qui est l’origine et la vraie cause de la décision française de balkaniser ce petit petit Comore, victime d’abord de sa position géographique d’hier à aujourd’hui, et de ses richesse actuelles!

    Car, il faut l’affirmer haut et fort que l’État Français, n’avait jamais eu l’intention de quitter Comore: simplement c’est le mode de cette présence qui n’était, peut être pas quasi-sûr, quasi-arrêté d’avance, qu’il serait judicieux, d’étudier et donc d’élucider, désormais!

    En effet, c’est le résultat comorien du référendum de 1958, (l’opposé exact de 1974) qui a permis de voir clair, du côté français, ainsi permettre à ce dernier de travailler dans le sens de rester, directement sur une l’île, en l’occurrence Maoré, sans quitter le reste du pays, comme l’est l’Afrique francophone où rien que la fabrication du CFA dès 1945, en est la parfaite démonstration!

    Ne pas le comprendre, c’est juste se contenter juste de raconter l’histoire apparente, comme vous l’avez exposé brillamment, il est vrai, lors de ce dîner de gala! J’ignore si des solutions de sortie de crise s’y sont proposées!
    Je l’espère et je suis curieux de savoir!

    Oui, feindre d’ignorer, ou de négliger, qu’en 1958 Maoré avait voté, en majorité contre le fait de rester dans la colonisation française, on disait jadis dans l’ensemble français, pour ne pas dire dans la colonisation, alors que les 3 autres îles ont voté pour y rester, lors de ces référendums (ou consultations) de 1958 qui furent poposés aux pays africains francophones colonisés, c’est laisser clairement entendre que c’est juste la colère de Mesmer, face à la bravoure verbale de la rue comorienne galvanisée par PASOCO, lors de sa visite au Comore, qui aurait scellée définitivement le sort de Comore, en 4 confettis balkanisés!

    Certes, en historien que vous êtes, vous avez rétabli certaines vérités et vous avez également démontré clairement que seule l’Etat Français est responsable de cette histoire comorienne coloniale!
    Alors même que certains, comoriens continuent à prétendre qu’il y eu un choix Maoré! Pire encore on retrouve parmi eux, des gens qui ont dirigé le pays balkanisé et nombreux qui aspirent sa haute magistrature ou postes à responsabilités sont dans cette ligne, hélas, d’hier à aujourd’hui!

    Certes, il y a là une question d’aliénation inquiétante pour une partie, mais une autre, c’est pour des raisons de peur et d’avidité du pouvoir afin de goûter au  » tahomba des drabo draru3″( le tahomba et de Mchangama, la seconde expression est mienne, je l’explique un peu plus bas)!

    Pire encore, ils font semblant qu’ils ont un pouvoir dans ce petit pays nelkanisé que j’hésite pas à qualifier de « drabo ndraru »( trois mensonges)! Car oui le « mba tahomba yahe ze drabo draru) leur suffit amplement, pour paraphraser l’inventeur du tahomba!

    En clair, ils s’en fichent vraiment du sort du peuple comorien! Je n’ose pas parler d’autre chose, comme la dignité, le droit, la liberté et j’en passe!

    Enfin, j’ose espérer que des propositions furent faites lors de ce dîner de gala!

    En tout cas pour ma part, je n’en vois qu’une sérieuse: Une vraie Transition, Équitable et Pragmatique me semble la solution de sortie de crise après 40 ans d’une pseudo-indépendance, ou comment dire, d’une indépendance bafouée, refusée par l’Etat Français, dont il est le seul responsable!

    Certes le comorien, en général, le colon noir en particulier, censés assurer les affaires courantes, ont une grande responsabilité, il faut rester objectif et honnête!

    Car ces petits chefs locaux noirs, appelés « marionnettes » par certains, « caniches ou moutons » par d’autres n’ont pas hésité et n’hésitent pas à piller le peu qu’on leur a laissé en autonomie! Car disons le clairement, le pays dit « drabo draru par moi » n’est pas indépendant, il y a juste une autonomie pour les affaires courantes, même si on ne nie pas son statut d’indépendant au niveau de l’ONU et de beaucoup d’instances internationales (mais Maoré en fait partie dans ce statu, bien évidemment)!

    Bien évidemment le comorien, en général n’est pas en reste et ne peut pas se sentir innocent:non seulement il acquiesce, mais aussi il se laisse corrompre facilement! D’où la situation de non sens que nous avons d’aujourd’hui que nous allons faire hériter l’avenir, de notre descendance, si nous continuons dans ce sens!

    C’est la raison pour laquelle je parle d’une Tranisition, Équitable et Pragmatique! Pour ce faire, un vrai diagnostic, un vrai bilan de cette histoire comorienne doivent être faits, sans concession afin f’établir la vérité! Ce qui nous permettra de voir ce qui a à faite en priorité et en toute urgence!

    Pour ma part, je le fais et c’est pourquoi je ne cesse de soutenir l’idée de Transitiin, Équitable et Pragmatique!

    Pas les transitions proposées par les conférdéralistes, comme les créateurs des blog Naragarilwa et Mlimadji, par exemple, qui veulent encore ré-balkaniser le peu d’unité qui reste, mais une Transition qu’on soumettra à L’Etat Français, avec les instances internationales comme jugent de paix et témoins, notre volonté de se réconcilier véritablement, en acceptant cette proposition de Transition!

    Si jamais la France refuse une telle réconciliation, alors nous n’aurons qu’un seul choix, qui est de construire notre pays sans l’accompagnement de la France!

    C’est pourquoi, en osmose avec l’appel fait en novembre de Zirari Mmadi et Mohamed Mansoibou,(voir cet appel dans les blogs Sos Démocratie, najimattou~publiquement, puisque les plus connus comme Narangarilwa et Mlimadji ont censuré cet appel), nous appelons, en toute urgence à la formation d’un grand parti, coalition de partis etc, civils comme politiques, afin qu’en 2016 nous puissions avoir un seul candidat!

    Ainsi tout comorien, parti ou association, établissant ce diagnostic et bilan et arrivant aux même conclusion et à la solution que seule de une Transition, Ésuitable et Pragmatique , est d’une actualité brûlante et urgente, alors nous lui demandons de nous rejoindre afin d’approfondir cette idée de Transition, Équitable et pragmatique!

    Il ne s’agira pas de suitter son parti politique et ou nier son idéal de conception quant à la façon d’orienter et de diriger le pays une fois que ce dernier est libre et souverain, mais il s’agit de mettre entre parenthèse tous ces partis et idéaux afin de s’uninir pour solutionner cette question de souvernaineté du pays, en se réconciliant véritablement avec la France si elle le veut bien!

    Sinon étudier une autre façon de construire notre pays si la France choisit le mépris et non la volonté de corriger la grande injustice dont elle est le premier responsable, et de loin, qui a débuté en 1958, en vérité!

    Oui avec le recul, un vrai diagnostic, un bilan sans concession, en prenant en compte l’histoire de ces 56 dernières années(1958 à nos jours), ajouter à ceci un esprit objectif, épris d’équité, de justice, d’entente, du pardon et d’humenité, il nous est possible de trouver la voie pour construire ce pays!

    Pour ce faire, nous appelons à la formation trasitoire de ce grand parti, sans demander à quiconque de se renier ni quitter son parti, mais juste les mettre en suspension, le temps de que nous puissions aller convaincre le peuple comorien de faire un choix historique de cette Transition, sans laquelle aucune possibiluté, à notre sens, permettrait, véritablement, de commencer à construire ce petit pays Comore!

    En effet, il y a urgence, une question de vie ou de mort, à moins que nous voulions continuer à laisser une petit nombre d’entre-nous de continuer à s’entichir insolemment et lâchement pendant que le peuple comorien continue à vivre cette misère, sans dignité et ainsi à souffrir du martyr de deux bourreaux, interne il est vrai et externe, à forte raison!
    Sachant que c’est l’extérieur qui est le patron de l’iterne, jusqu’à preuve du contraire!

    Mais cela n’enlève en rien quant à la responsabilité entière de nos petits chefs colons internes ainsi que la nôtre!
    Car personne ne leur a demandé d’accepter de jouer contre l’humanité, l’entente, l’équité, la justice et à fortiori contre les intérêts de leur propre pays qu’il prétendent administrer, par procuration il est vrai!

    Mais en même temps, ils mènent bien une vie de prince! Ainsi ils préférentiel le statu-quo!
    De même, chacun d’entre-nous est responsable par notre silence, notre manque de courage, notrr inconscience coupable comme notre corruption acceptée et ou subie!
    Même une petite partie peut s’enorgueillir, en arguant de de faire de son mieux et s’extirper de la grande partie complice par fait accompli et ou par lâcheté et avide de pouvoir!

    Que ça soit clair, nous en tant que comorien, nous avons une grande responsabilité, à moins de se voiler la face et d’être injuste, mais La France ne peut pas nier son entière responsabilité de nous avoir divisé, d’avoir bafoué notre indépendance, de nous avoir balkanisé et de continuer à le faire: elle administre, directement une terre comorienne, pendant qu’elle administre également l’autre partie, indirectement, par petits chefs locaux interposés!

    C’est la raison pour le 1er chanter de la Trabsition est justement la réconciliation en vu de commencer à bâtir: en clair, il faut traiter ce contentieux franco-comorien, afin de bâtir à partir de bases solides! C’est ce que nous devons approfondir d’ici 2016, mais nous avons à le faire d’ici mi-2015 afin que la formation de ce grand parti puisse voir le jour et ainsi se présenter en 2016 devant le peuple comorien!

    Chacun d’entre-nous se doit de se l’approprier pour mieux approfondir ce concept et d’ici juillet ou août 2015 des assises ici en France et au Comore puissent avoir lieu pour discuter de plus près et entériner ce grandi parti transitoire en vue d’aller solliciter le peuple de l’urgence de cette Transition, Équitable et Pragmatique!

    Chacun d’entre nous se doit de réfléchir sur les axes principales de cette transitions! J’en propose déjà 3 que je qualifie de 3R: Reconnaissance, Restitution et Reconcialtion!
    À approfondir!

    Un quatrième R, celui des réformes viendra après, il faudra passer par les 3R ci-dessus d’abord!

    Un seul gage, une seule garantie d’entente, le respect de l’alternance par la suite! Ceci est conditionné par le quatrième R, une fois que le pays est libre et souverain : l’indépendance des 3 pouvoirs, Législatif, Judiciaire et Éxécutif! Bien entendu avec les corolaires qui en découlent comme les libertés individuelles, de conscience, de presse et j’en passe!

    Mais sans une indépendance véritable du pays, ce que je viens de citer ne seront que des copier-collés, ou vœux pieux aux meilleurs des cas!

    Une fois ces conditions remplies, le génie humain, en l’occurrence comorien ici, continuera à bâtir au quotidien! Car on ne construit pas un pays en un jour et on ne le réforme pas non plus comme par enchantement et baguette magique, mais une lutte acharnée au quotidien, ça va de soi! Où il y aura, inévitablement, des erreurs, des fautes, mais cela n’empêchera pas la construction, si tenté que chacun mette du sien!

    En revanche l’indépendance doit être effective et ne plus attendre, si nous voulons vraiment commencer véritablement à construire ce pays!

    D’où l’idée de faire ce bilan et diagnostic dignes afin d’être convaincu que la Transition nous reste la vraie alternative viable, être un pays indépendant ou disparaître, comme le soutiennent,hélas, inconsciemment ou pas certains acteurs politiques comoriens, qui crient bien faire!
    Mais une bonne analyse de leurs propositions et actes, permet d’en douter du bien fondé de leurs aspirations!

    À chacune et chacun de prendre ses responsabilités, en toute âme et conscience!

    L’Histoire restera et restera juge, bien entendu!

    Que chacune et chacun puisse actualiser cet appel, prenez langue, exprimer-vous! Cet appel ne doit pas laisser indifférent!

  2. Erratum à mon commentaire d’hier pour une meilleure lisibilité et compréhension:

    Il faut faire preuve d’une grande injustice et être tordu d’esprit pour oser soutenir que Maoré aurait choisi quelque chose dans cette affaire de colonisation pure de Comore (je n’écris plus le s à la fin de Comore)!

    On peut assurer d’ores et déjà, qu’ils sont nombreux, ces esprits tordus et faisant preuve d’une grande injustice, dans ce monde sans foi ni lois! Ce qui n’est un secret pour personne et rien d’étonnant, en soi!

    Ce qui m’étonne le plus , en revanche, c’est du côté comorien, surtout du milieux le plus militant et éclairé, pour le rétablissement de la vérité historique, en vue, de rétablir, peut-être, le droit et la justice dans cette spoliation pure et simple: c’est l’absence, quasi-totale, de ne jamais évoquer le référendum de 1958, qui est l’origine et la vraie cause de la décision française de balkaniser ce petit pays Comore, victime d’abord de sa position géographique d’hier à aujourd’hui, et de ses richesse actuelles!

    Car, il faut l’affirmer haut et fort que l’État Français, n’avait jamais eu l’intention de quitter Comore: simplement c’est le mode de cette présence qui n’était, peut être pas quasi-sûr, quasi-arrêté d’avance, qu’il serait judicieux, d’étudier et donc d’élucider, désormais!
    En effet, c’est le résultat comorien du référendum de 1958, (l’opposé exact de 1974) qui a permis de voir clair, du côté français, ainsi permettre à ce dernier de travailler dans le sens de rester, directement sur une l’île, en l’occurrence Maoré, sans quitter le reste du pays, comme l’est l’Afrique francophone où rien que la fabrication du CFA dès 1945, en est la parfaite démonstration!

    Ne pas le comprendre, c’est juste se contenter juste de raconter l’histoire apparente, comme vous l’avez exposé brillamment, il est vrai, lors de ce dîner de gala! J’ignore si des solutions de sortie de crise s’y sont proposées!

    Je l’espère et je suis curieux de savoir!

    Oui, feindre d’ignorer, ou de négliger, qu’en 1958 Maoré avait voté, en majorité contre le fait de rester dans la colonisation française, on disait jadis dans l’ensemble français, pour ne pas dire dans la colonisation, alors que les 3 autres îles ont voté pour y rester, lors de ces référendums (ou consultations) de 1958 qui furent proposés aux pays africains francophones colonisés, c’est laisser clairement entendre que c’est juste la colère de Pierre Messmer, face à la bravoure verbale de la rue comorienne galvanisée par PASOCO, lors de sa visite au Comore, qui aurait scellée définitivement le sort de Comore, en 4 confettis balkanisés!

    Certes, en historien que vous êtes, vous avez rétabli certaines vérités et vous avez également démontré clairement que seule l’Etat Français est responsable de cette histoire comorienne coloniale!
    Alors même que certains comoriens continuent à prétendre qu’il y eu un choix Maoré! Pire encore on retrouve parmi eux, des gens qui ont dirigé le pays balkanisé et nombreux qui aspirent sa haute magistrature ou postes à responsabilités dans cette ligne, hélas, d’hier à aujourd’hui!

    Certes, il y a là une question d’aliénation inquiétante pour une partie, mais une autre, c’est pour des raisons, de peur et d’avidité du pouvoir afin de goûter au « tahomba des drabo draru″ (le tahomba et de Mchangama, la seconde expression est mienne, je l’explique un peu plus bas)!

    Pire encore, ils font semblant qu’ils ont un pouvoir dans ce petit pays balkanisé que je n’hésite pas à qualifier de « drabo ndraru » (trois mensonges, en ce sens que le comorien n’a qu’un pouvoir limité sur les 3 îles et ne gère qu’au plus 35% de son budget, bien que certains croient que c’est au plus 10% : donc drabo draru)! Car oui le « mba tahomba yahe ze drabo draru) leur suffit amplement, pour paraphraser l’inventeur du tahomba!

    En clair, ils s’en fichent vraiment du sort du peuple comorien! Je n’ose pas parler d’autre chose, comme la dignité, le droit, la liberté et j’en passe!

    Enfin, j’ose espérer que des propositions furent faites lors de ce dîner de gala!

    En tout cas pour ma part, je n’en vois qu’une sérieuse: Une vraie Transition, Équitable et Pragmatique, qui me semble la solution de sortie de crise après 40 ans d’une pseudo-indépendance, ou comment dire, d’une indépendance bafouée, refusée par l’Etat Français, dont il est le seul vrai responsable!

    Certes le comorien, en général, le colon noir en particulier, censés assurer les affaires courantes, ont une grande responsabilité, il faut rester objectif et honnête! Et oser le soutenir et l’affirmer !
    Car, ces petits chefs locaux noirs, appelés « marionnettes » par certains, « caniches ou moutons » par d’autres n’ont pas hésité et n’hésitent pas à piller le peu qu’on nous a laissé en autonomie!

    Car disons-le clairement, le pays dit « drabo draru par moi » n’est pas indépendant, il y a juste une autonomie pour les affaires courantes, même si on ne nie pas son statut d’indépendant au niveau de l’ONU et de beaucoup d’instances internationales (mais Maoré en fait partie dans ce statu, bien évidemment)!

    Sans conteste, le comorien, en général n’est pas en reste et ne peut pas se sentir innocent :non seulement il acquiesce, mais aussi il se laisse corrompre facilement! D’où la situation de non sens que nous avons aujourd’hui, que nous allons faire hériter l’avenir, de notre descendance, si nous continuons dans ce sens!

    C’est la raison pour laquelle je parle d’une Transition, Équitable et Pragmatique!
    Pour ce faire, un vrai diagnostic, un vrai bilan de cette histoire comorienne doivent être faits, sans concession afin d’établir la vérité! Ce qui nous permettra de voir ce qui a à faite en priorité et en toute urgence!

    Pour ma part, je le fais et c’est pourquoi je ne cesse de soutenir l’idée de Transition, Équitable et Pragmatique!

    Pas les transitions proposées par les confédéralistes, comme les créateurs des blog Naragarilwa et Mlimadji, pour ne citer les plus connus, par exemple, qui veulent encore ré-balkaniser le peu d’unité qui reste ! Mais une Transition qu’on soumettra à L’Etat Français, avec les instances internationales comme jugent de paix et témoins, notre volonté de se réconcilier véritablement, en acceptant cette proposition de Transition!

    Si jamais la France refuse une telle réconciliation, alors nous n’aurons qu’un seul choix, qui est de construire notre pays sans l’accompagnement de la France!
    C’est pourquoi, en osmose avec l’appel fait en novembre dernier(le 23 11 2014) de Zirari Mmadi et Mohamed Mansoibou, lors d’une réunion de CDISCOML, à Paris (voir cet appel dans les blogs Sos Démocratie, najimattou~publiquement, puisque les plus connus comme Narangarilwa et Mlimadji l’ont censuré : l’appel en vidéo), nous appelons, en toute urgence à la formation d’un grand parti, coalition de partis etc., civils comme politiques, afin qu’en 2016 nous puissions avoir un seul candidat!

    Ainsi tout comorien, parti ou association, établissant ce diagnostic et bilan et arrivant aux même conclusion et à la solution que seule une Transition, Équitable et Pragmatique , est d’une actualité brûlante et urgente, alors nous lui demandons de nous rejoindre afin d’approfondir cette idée de Transition, Équitable et pragmatique!
    Il ne s’agira pas de quitter son parti politique et ou nier son idéal de conception quant à la façon d’orienter et de diriger le pays une fois que ce dernier est libre et souverain, mais il s’agit de mettre entre parenthèse tous ces partis et idéaux afin de s’unir pour solutionner cette question de souveraineté du pays, en se réconciliant véritablement avec la France si elle le veut bien!

    Sinon étudier une autre façon de construire notre pays si la France choisit le mépris et non la volonté de corriger la grande injustice dont elle est le premier responsable, et de loin, qui a débuté en 1958, en vérité!

    Oui avec le recul, un vrai diagnostic, un bilan sans concession, en prenant en compte l’histoire de ces 56 dernières années (1958 à nos jours), ajouter à ceci un esprit objectif, épris d’équité, de justice, d’entente, du pardon et d’humanité, il nous est possible de trouver la voie pour construire ce pays!

    Pour ce faire, nous appelons à la formation transitoire de ce grand parti, sans demander à quiconque de se renier, ni quitter son parti, mais juste les mettre en suspension, en pause, le temps que nous puissions aller convaincre le peuple comorien de faire un choix historique de cette Transition, sans laquelle aucune possibilité, à notre sens, permettrait, véritablement, de commencer à construire ce petit pays Comore!
    En effet, il y a urgence, une question de vie ou de mort, à moins que nous voulions continuer à laisser un petit nombre d’entre-nous de continuer à s’enrichir insolemment et lâchement pendant que le peuple comorien continue à vivre cette misère, sans dignité et ainsi à souffrir du martyr de deux bourreaux, interne il est vrai et externe, à forte raison!
    Sachant que c’est l’extérieur qui est le patron de l’intérieur, jusqu’à preuve du contraire!
    Mais cela n’enlève en rien quant à la responsabilité entière de nos petits chefs colons internes ainsi que la nôtre!

    Car personne ne leur a demandé d’accepter de jouer contre l’humanité, l’entente, l’équité, la justice et à fortiori contre les intérêts de leur propre pays qu’ils prétendent administrer, par procuration il est vrai! Comme personne ne nous demande de rester lâches !
    Mais en même temps, ils mènent bien une vie de prince! Ainsi ils préférentiel le statuquo!
    De même, chacun d’entre-nous est responsable par notre silence, notre manque de courage, notre inconscience coupable, comme notre corruption acceptée et ou subie!

    Même si une petite partie peut s’enorgueillir, en arguant de faire de son mieux et s’extirper de la grande partie complice par fait accompli et ou par lâcheté et avidité de pouvoir!
    Que ça soit clair, nous en tant que comorien, nous avons une grande responsabilité, à moins de se voiler la face et d’être injuste !

    Mais la France ne peut pas nier son entière responsabilité de nous avoir divisé, d’avoir bafoué notre indépendance, de nous avoir balkanisé et de continuer à le faire: elle administre, directement, une terre comorienne, pendant qu’elle administre également l’autre partie, indirectement, par petits chefs locaux interposés!

    C’est la raison pour le premier chanter de la Transition est justement la réconciliation en vu de commencer à bâtir: en clair, il faut traiter ce contentieux franco-comorien, afin de bâtir à partir de bases solides! C’est ce que nous devons approfondir d’ici 2016, mais nous avons à le faire d’ici mi-2015 afin que la formation de ce grand parti puisse voir le jour et ainsi se présenter en 2016 devant le peuple comorien!

    Chacun d’entre-nous se doit de se l’approprier pour mieux approfondir ce concept et d’ici juillet ou août 2015 des assises ici en France et au Comore puissent avoir lieu pour discuter de plus près et entériner ce grand parti transitoire en vue d’aller solliciter le peuple de l’urgence de cette Transition, Équitable et Pragmatique!
    Chacun d’entre nous se doit de réfléchir sur les axes principaux de cette Transition! J’en propose déjà trois que je qualifie de 3R: Reconnaissance, Restitution et Réconcilions! À approfondir!

    Un quatrième R, celui des réformes viendra après, il faudra passer par les 3R ci-dessus d’abord!

    Un seul gage, une seule garantie : l’entente, le respect de l’alternance par la suite! Ceci est conditionné par le quatrième R, une fois que le pays est libre et souverain : l’indépendance et libertés des 3 pouvoirs, le Législatif, le Judiciaire et l’Exécutif!
    Bien entendu avec les corolaires qui en découlent comme les libertés individuelles, de conscience, de presse et j’en passe!

    Mais sans une indépendance véritable du pays, ce que je viens de citer ne seront que des copier-coller, ou vœux pieux aux meilleurs des cas, sans lendemain, ça va de soi!
    Une fois ces conditions remplies, le génie humain, en l’occurrence comorien ici, continuera à bâtir au quotidien! Car on ne construit pas un pays en un jour et on ne le réforme pas non plus comme par enchantement et baguette magique, mais une lutte acharnée au quotidien, ça va de soi! Où il y aura, inévitablement, des erreurs, des fautes, mais cela n’empêchera pas la construction, si tenté que chacun mette du sien!

    En revanche l’indépendance doit être effective et ne plus attendre, si nous voulons vraiment commencer véritablement à construire ce pays!
    D’où l’idée de faire ce bilan et diagnostic dignes afin d’être convaincu que la Transition nous reste la vraie alternative viable : être un pays indépendant ou disparaître, comme le soutiennent, hélas, inconsciemment ou pas certains acteurs politiques comoriens, qui croient bien faire!
    Mais une bonne analyse de leurs propositions et actes, permet d’en douter du bien fondé de leurs aspirations!

    À chacune et chacun de prendre ses responsabilités, en toute âme et conscience!
    L’Histoire reste et restera juge, bien entendu!

    Que chacune et chacun puisse actualiser cet appel, prenez langue, exprimer-vous! Cet appel ne doit pas laisser indifférent!

  3. Oui un petit éclairage d’ordre pédagogique est nécessaire entre consultation et référendum ,mais il faut admettre quarante ans après l’archipel n’est pas sorti de l’ornière du sous-développement ,il ne faut pas attribuer rapidement les souffrances du peuple comorien au pays colonisateur .C’est une classe politique incompétente sans vision pour diriger un pays qui a pris le relais après le départ des Français .A la lumière de ce passé historique on comprend bien pourquoi Said Mohamed Cheik et le prince Said Ibrahim n’étaient pas pressé à demander l’indépendance sans développement économique préalable .Aujourd’hui ,le discours de l’homme politique comorien est décrédibilisé face à l’aggravation de la misère et à la montée du chômage des jeunes , à entendre l’homme de la rue à Moroni avec le délestage à répétition et le retour des retards de salaires , il pense que les pro-indépendantistes des années 1970 les a floués sur le mot indépendance

    1. Je n’attribue pas tout au chef suprême qui dirige le pays depuis 1841! Ou bien vous lisez mal( en diagonal ou en surface) ou bien il y a une mauvaise foi quelque part!
      Comment voulez-vous, sérieusement, dévelloper un pays colonisé, sans souveraineté?! Un pays déstabilisé, en permanence, balakanisé pour des intérêts égoïstes, stratégiques et aujourd’hui à cause de ses nouvelles richesses supposées et ou avérées?!

      Dans cette responsabilité j’ai même inclu le citoyen lambda que nous sommes! Je ne pense pas, que vous puissiez voir dans mon commentaire une sorte de complaisance envers le comorien et ou d’avoir minimisé sa responsabilité!

      Néanmoins, je refuse le mensonge et les demi-vérités, qui voudraient faire croire, qu’il y a eu un choix comorien et délibéré de vouloir rester dans la colonisation, si ce n’est un exercice de duperie, auquel, il est vrai les comoriens ne se sont pas montrés à la hauteur! C’est là où j’affirme, sans ambage, que le clair, la crême de cette responsabilité revient au chef suprême: si c’est cela qui vous pose problême, alors oui, je ne suis pas de ceux qui font la politique de l’autruche, je l’exprime clairemrnt!

      Oui le comorien est responsable, ce ne serait-ce que le fait d’accepter, si facilement cette corruption passive et active interne! Je ne parle même pas de notre classe politique mafieuse et indigne, qui prétend faire la pluie et le beau temps, en s’enrichissant insolemment et lâchement! Là aussi, je pense avoir été clair!

      Par ailleurs, je parle également de solutions de sortie de crise et surtout, j’assure qu’il est temps que chacun de nous prenne ses responsabilités, d’une façon ou d’une autre, après cette expérience de 40 ans d’une indépendance statutaire, mais en vérité d’une autonomie, tout au plus! La mienne est claire: une vraie réconciliation avec le chef suprême ou bien de nous débrouiller tout seul, si le chef n’en veut pas de notre proposion de réconciliation!( encore faut-il que le peuple comorien choisisse cette voie, en faisant confiance à une équipe, volontariste, qui demandera leur confiance; l’appel du 23 novembre 2014 lors de la réunion à Paris du CDISCOM, de Zirari Madi et Mohamed Mansoibou, va dans le sens de chercher à constituer cette équipe, en vue d’avoir un candidat pour 2016 ou la fois d’après si jamais personne ne bouge pour 2016)!

      Avez-vous lu le dernier livre de Louis Vermay?!(Comore un peuple bafoué….), rien que son titre, son interview de 3mn03, suffirait! L’interview de l’ancien diplomate à Ndzuani, Frédéric De Souza, relatif à sa sortie de son roman, Mayotte, poissons à chairs humains, il en propose la même solution, bien qu’il ne parle pas de réconciliation d’une façon claire, il n’en reste pas moins que c’est la même chose!

      D’aucuns, de Taki à Sambi, en passant par Azali, chacun avait soutenu qu’il était possible de développer le reste du pays, dirigé en autonomie(car même Maore fait partie du statatut indépendant, me semble-t-il, en tant que terre de Comore), pourtant, il n’en fut rien et ils continuent à nous faire croire que cela est possible! Encore un mensonge de plus: mais c’est vrai et là vous avez raison, ce n’est pas une raison d’avoir pillé et laissé pillé notre budget de 10 à 35%( puisque les 65 à 90 % de notre propre budget, appartient au chef, personne ne peut le nier)! Donc c’est vrai, le comorien est insouciant et montre combien il est indigne et corrompu: peu de moyens, il reste insensible le à la situation de son propre pays et de son peuple, hélas et cela dure, en effet! Si c’est cela que vous voulez exprimé, oui je suis en osmose avec vous!

      Mais dans un monde mondialisé, je pense qu’il est important de mettre en exergue ces notions d’équité et de responsabilité! Car le seul fait national ne compte plus vraiment pour les plus faibles, il me semble!

      Il va de soi que nous n’aurons pas de solutions, sérieuses, si nous avons peur d’établir clairement les responsabilités après un bilan et diagnostic sérieux et sans concession!

      Vous êtes un intellectuel, vous comprenez les mécanismes d’une domination et d’une aliénation, il est inconcevable que vous puissiez juste vous arrêter sur la gestion mafieuse de notre classe politique et surtout de faire croire que nous avons eu à gérer quelque chose d’essentiel de notre propre chef depuis 1975, excepté les 3 ans du régime soilihiste, peu important l’analyse que chacun peut avoir, c’est la seule période où un comorien décidait du sort de son pays, qu’il soit considéré comme révolutionnaire, ou dictatoriale, sanguinaire, etc., en tout cas un comorien a pu décider(1976-1978)!(donc c’est très peu sur 40 ans)!

      Mais je vous rassure, nombreux sont ces intellectuels, de la diaspora comme restant au Comore, qui ne retiennent que la respinsabilités comorienne et soutiennent que le chef suprême n’a rien à se reprocher: voilà le summum!

      Mais que voulez-vous, c’est ainsi!

      D’ailleurs, ils sont nombreux, également, de nos jours, à s’engager pour la balkanisation pure et simple, malgré le peu d’unité qui reste, vous le savez bien, je crois: les Narangarilwa, Mlimadji, pour ne citer les plus farfelus des blogs qui inondent cette idée de confédérations de Comore, à longueurs de journées, pour un pays, n’ayant pas plus d’un million d’âmes!!!! Eux tous, prétendent pourtant que les comoriens ne constituent qu’un peupke, allez savoir l’abbération!!!

      En clair, oui la corruption et la responsabilité comorienne sont engagées, ça va de soi, je ne le nie pas et je ne l’ai jamais fait, et j’espère ne jamais être de ceux qui le nient!

      Mais le vrai responsable c’est celui qui a le pouvoir effetif( celui qui bat la monnaie pour en garder entre 65 à 90%, 65% officiléllement, mais un pays comme Comore, les artifices sont nombreux de telle sorte, que certains prétendent qu’il ne serait pas exagéré si l’on soutienne qu’en vérité cela va jusqu’à 90%; La défense du pays, la maîtrise de l’espace aérien et maritime, le rôle de conseil en tout : de donner les grandes lignes, même de la constitution etc.)!
      Or jusqu’à preuve du contraire, c’est le colonisateur qui le détient!

      Par contre, oui le comorien n’a qu’à prendre ses respinsabilités, pour que justement, il ne puisse pas reprocher autrui, en l’occurrence le chef suprême, je suis entièrement d’accord avec vous, si c’est ce que vous voulez exprimé aussi(encore faut-il qu’il soit en état de liberté et de souveraineté de le faire)!

      C’est ainsi que j’en propose, en ce qui me concerne, une alternative: une réconciliation ou bien une rupture, je n’en voie pas d’autre, à moins que nous voulions nous enliser dans le mensonge où une partie d’entre-nous, aux affaires, bien entendu, continuerons à s’enrichir et laisser la majorité du peuple comorien sur le carreau!

      Il semblerait que l’art de l’enseignement c’est la répétion, n’étant pas enseignant, je n’ai donc pas vocation à enseigner quelque chose à personne, j’aime me répéter pour mieux m’expliquer et espérer être clair, ce n’est pas toujours pas évident, car chacun a la liberté d’interpréter et de comprendre ce qu’il lit!

      Je conviens, cependant, que chaque esprit, objectif ou subjectif se doit de relever les points qui lui paraissent flous!

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