Sambi n’est plus citoyen de Mutsamudu

Sambi a voté le 25/01/15 à Batsa

Sambi a voté le 25/01/15 à Batsa

La première surprise des élections de 2015, c’est de voir que l’ancien président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, né à Mutsamudu (chef lieu de l’île d’Anjouan), où il a autrefois été élu comme député, a voté dans la ville de Batsa (Itsandra) à Ngazidja.

En effet, on a appris ce matin que l’ex-président Sambi est devenu citoyen de la ville de Batsa (Itsandra) où il a voté. Bien que chaque citoyen comorien a le droit de s’installer où il veut sur le territoire national, il n’y a pas de doute que ce changement d’adresse (il était citoyen de Mutsamudu) est motivé par les primaires des élections présidentielles de 2016 qui doivent se dérouler à Ngazidja. L’ancien président qui a tout fait entre 2009-2010 pour se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat, en provoquant des échauffourées à Mwali et à Moroni, a décidé depuis un moment de se présenter aux prochaines élections présidentielles qui, selon la Constitution, doivent voir un Mgazidja prendre la tête de l’Union. Pour parodier Henri IV, il pourrait ainsi dire : « La présidence de l’Union vaut bien le renoncement à Mutsamudu, ma ville natale ».

Il y a quelques jours, il a affirmé devant ses partisans qu’il sera candidat en 2016, même si c’est le tour de Ngazidja et manquant réellement de dignité avait lancé au Président en exercice : « Si tu es un homme, viens m’affronter en 2016 ». La classe !

Ce changement soudain et motivé de ville pose tout de même un certain nombre de questions. Est-ce qu’il n’y a pas une obligation à vivre réellement là où on s’est inscrit sur la liste électorale, au moins pendant un certain temps dans l’année ? Car s’il n’y a pas ce genre d’obligation, ce serait une porte ouverte à tous ceux qui vivent à l’étranger qui pourraient ainsi s’inscrire dans n’importe quelle ville dans le pays et ne s’y rendre que les jours de vote (voire même à voter par procuration, sans jamais y mettre les pieds).

La question qui se pose ensuite sera sans doute résolue d’une manière définitive par le Conseil Constitutionnel avant les élections de 2016. Après avoir dit qu’il était Anjouanais pour être élu en 2006, Sambi peut-il maintenant dire qu’il est Grand-Comorien pour pouvoir participer aux élections de 2016 ?

On peut aussi se demander si ceux qui lui ont donné cette idée loufoque sont les mêmes juristes que ceux qui lui ont fait croire en 2009 qu’il pouvait prolonger son mandat de 4 à 5 ans sans repasser devant le peuple.

Mahmoud Ibrahime

8 commentaires

  1. moi personnellement je ne vois pas le problème si un comorien, quelque soit son île de naissance ou de résidence, veux être candidat aux élections présidentielles 2016. d’ailleurs pourquoi pas procéder à des élections libres comme avant au lieu de rester sur ce système de tournantes qui est la principale cause des tous les mouvements séparatistes. on est tous d’accord que le système a avorté. nous avons Internet de sauver le pays en passant d’abord par l’esprit national. la présidente tournante n’existe nul part dans le monde. le monde évolue dans l’union, le rassemblement et notre pays dans la division, la séparation. je pense qu’il est temps de se réveiller.

    1. je sui parfaitement d’accord pour toi c’est un cercle vicieux en pretendant instaurer la paix et construire le pays et pourtant cela nous divise au jour le jour et pratiquement si on a accepte de reformer cela cela suscitera de diminuer les charges dont subissent l’Etat au biais de cette foule de vice president et ministes

    1. C’est vrai. Et il y a des chances qu’avant 2021, il redevienne citoyen de Mutsamudu, puis qu’avant 2026, il acquiert une petite maison à Mohéli et qu’il devienne citoyen de Wanani. Après tout, la Constitution comorienne ne lui interdit pas de faire le tour des Comores, comme la présidence.

  2. Ya-t-il vraiment un citoyen de Mutsamudu, de Moroni, de Itsadra, de Fomboni?
    Depuis quand un Comorien de nationalité est identifié différemment?
    La vraie question qu’on doit se poser, comment, selon la constitution comorienne, on identifie un citoyen comorien de Ngazidja, de Mohéli ou d’Anjouan?
    Pour moi, un Comorien est toujours Comorien tant qu’il est aux Comores. Il reste à savoir les conditions de voter quand on n’est pas natif de la ville de résidence.
    Pour se poser tant de questions, il est judicieux de citer l’article de la constitution qui nous permet de faire naître la curiosité et la polémique au sein de notre cher pays qui souffre déjà de beaucoup de maux.

    1. Depuis quand un citoyen est citoyen d’une ville demande même un juriste comorien ? Depuis que le mot citoyen existe, car dans citoyen il y a « cité ». Comme on parle de citoyen de New York et comme on dit citoyen de Paris. Cela n’empêche pas d’être aussi citoyen américain ou français. Donc polémique inutile.

  3. De toute façon on connai les gens qui diffusent des commentaire pour salire Sambi ces sont les mercenaires de Mayotte qui ont peurs que si Sambi revien ils ne seront pas alaise et ne profitons plus les aides que les aides des pays arabes nous donne ´ils ne pouvons plus nous avouer des mercenaires pour récupérer ça pour payer leurs foctionnaires

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