Livre. Zaïd Omar nous offre une histoire d’amour sur fond d’enquête judiciaire

 TMP_ZOmar_couv_fin.pdfTrois ans après la publication d’Une victime criminelle aux chez Edilivre, Zaïd Omar revient avec un nouveau roman Tu as volé mon cœur qui est paru ce mois-ci de éditions Coelacanthe. Dans ce livre, il est question d’amour, de jalousie, de trahisons, de la société, de la tradition, de la procédure judiciaire et de la politique. L’auteur mêle tous ces domaines pour faire un récit d’une centaine de pages dans lequel le lecteur est plongé tantôt dans une fiction, tantôt dans une réalité de la vie quotidienne aux Comores.

Dr Djazba, personnage principal du livre, chirurgien de l’hôpital national de Moroni est accusé d’avoir empoisonné son ex-épouse Tsintunde. Toutes les preuves sont contre lui et il se voit incarcéré à la prison de Moroni malgré le fait qu’il ait nié devant le juge ce dont-on l’accuse. Les preuves à l’encontre de l’accusé suffisent-elles pour que celui-ci soit reconnu coupable ? y-a-t-il eu une erreur judiciaire ? C’est ce que l’auteur, avocat au barreau de Moroni, fera découvrir à ses lecteurs à travers la procédure judiciaire.

Ce médecin était considéré comme un individu « à part entière » puisqu’il a refusé de réaliser le grand mariage, ce qui lui valut toutes les critiques de son ancienne belle-famille. La tradition et les coutumes de son pays ne le préoccupaient pas. Djazba avait divorcé avec la mère de sa fille et vivait une relation amoureuse avec Nathalie, une jeune femme qu’il avait rencontrée avant son mariage avec Tsintunde. Passionné de politique, le chirurgien voulait se présenter aux élections des gouverneurs des îles et les sondages étaient en sa faveur.

Ne comprenant pas ce qui lui arrivait, Djazba doit désormais faire face à son emprisonnement. Quelqu’un lui en veut au point de le piéger et le faire endosser la mort de son ex-femme ? Son amour passionnel avec Nathalie a-t-elle quelque chose à avoir avec la mort de son ex ? S’agit-il d’une personne qui veut entacher sa carrière politique ? Le narrateur délivre peu à peu les réponses à ces questionnements, à la Higgins Clark.

Cette oeuvre nous interroge sur les aberrations judiciaires et nous interpelle. Il nous demande d’avoir un œil sur ce qui passe dans nos sociétés. Le dénouement de l’histoire fait penser à la fameuse citation de Machiavel « la fin justifie les moyens ».

Natidja HAMIDOU

Zaïd Omar, Tu as volé mon coeur, Coelacanthe, octobre 2015, 147p., 14€.

A commander sur www.editions-coelacanthe.com

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