Les mystères de la politique comorienne

logoRadhinouveauLes mystères de la politique comorienne. Cela fait plusieurs semaines que je m’interroge sur le fait que le parti gouvernemental (UPDC) n’a aucune représentation en France. Avec tous les moyens dont dispose ce parti, il n’a jamais pensé à se structurer. Comment un homme aussi intelligent que Youssouf Boina, son secrétaire Général, a-t-il pu autant minimiser la force de la diaspora pour un parti politique, surtout à l’approche d’élections majeures.

En regardant de plus près, je me suis aperçu qu’aucun des grands partis comoriens n’est vraiment structuré en France, mise à part le parti RADHI de Houmed Msaidie​. Juwa qui était bien parti n’a pas de véritable direction en France (si je ne m’abuse).

Mais, cela n’a pas toujours été ainsi. Je me souviens que dans les années 1990 et au début des années 2000, lorsque nous combattions le séparatisme, nous, associatifs, nous savions que nous pouvions compter sur des responsables de certains partis comme le FD (le mieux organisé et comptant le plus de militants, aguerris), Shuma, PCDP, MDP-NGDC…

L’absence de partis dans la diaspora en France a des conséquences, au moment où nous allons vers la campagne électorale. L’UPDC n’ayant aucune représentation en France, les Comités de soutien à Mamadou se multiplient et s’inventent des liens plus ou moins imaginaires avec le futur président de la République ou la future Première Dame. Chacun de ces comités se prétend être le seul représentatif et celui qui aurait l’aval des quatre candidats, même si, on le sait, aucun n’a vraiment désigné un responsable de la campagne de Mohamed Ali Soilihi en France. Malgré cela, des groupements de gens sérieux se réunissent dans des appartements tous les week-ends pour préparer la campagne de Mamadou. C’est une chance pour ce candidat, mais chacun a pu constater la cacophonie qui existe et qui n’aurait pu s’installer si l’UPDC avait une direction en France.

Au sein de ma propre formation politique (RADHI, au cas où certains l’aurait oublié), j’ai même entendu des militants nous dire : « Laissons le parti pour le moment, faisons la campagne de Mamadou car c’est lui qui sera président et le parti on verra plus tard. » Il y a quelques semaines, les mêmes militants affirmaient, sous les applaudissements de dizaines d’autres, dans les réunions du parti, qu’ils étaient prêts à faire des crédits pour la campagne de leur leader, Houmed Msaidié.

Malgré les gesticulations des uns et des autres, malgré les coups de certains dirigeants d’un certain Comité de soutien qui voudrait soumettre à leurs volontés le parti RADHI, le seul parti comorien structuré en France sera bien présent en tant que parti dans la campagne qui s’annonce. Ses dirigeants et ses cadres n’ont jamais pensé à se fondre dans des comités de soutien alors qu’ils savent pouvoir compter sur une force et une expérience dans la communication : le parti RADHI.

Mahmoud Ibrahime

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