Mois: mars 2016

Conférence de presse des partisans de Mamadou. Rassurés quant à leur victoire le 10 avril

HItsandra310316Après une tournée fructueuse à Anjouan les personnalités réunies autour de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) ont tenu une conférence de presse ce mercredi matin à l’Hôtel Itsandra. En l’absence de Mamadou, c’est Houmed Msaidié qui a pris la direction de la conférence. Il s’agissait pour les conférenciers de faire le bilan de la campagne à moins de deux semaines du vote.

D’entrée de jeu, Houmed Msaidié, Vice-président à Ngazidja de Mohamed Ali Soilihi a expliqué pourquoi son camp est rassuré quant à la victoire de leurs candidats le 10 avril prochain.

Anissi Chamsidine, candidat à sa propre succession au poste de gouverneur d’Anjouan a commencé par remercier ses électeurs pour la confiance qu’ils lui accordent tout au long de cette campagne.

Les autres conférenciers ont fait le bilan de la tournée à Anjouan où les candidats et leurs alliés ont organisé des meetings à Mutsamudu, Wani, Bandrani, Tsembehu, Mirontsi, Domoni entre autres. Houmed Msaidié a expliqué que malgré les retards dans les meetings   » le peuple a répondu présent et cela montre toute la confiance que l’on nous porte ». Pour lui, la vitrine des meetings organisés à Anjouan, c’est Domoni. Dans cette ville des milliers d’habitants ont bravé la pluie et ont attendu malgré le retard des candidats. Anissi Chamsidine abonde dans ce sens : « la victoire est certaine ».

Interrogé sur le fait que Mamadou « ne noue plus d’alliances », Houmed Msaidié a déclaré : « Nous sommes disposés à travailler avec tous les acteurs de ce pays. Nous ne refusons et ne refuserons aucune alliance politique si ce n’est avec ceux qui veulent uniquement le pouvoir et non l’intérêt de la Nation « .

Questionnés sur les  problèmes qui opposent Hadidja Aboubacar et Abiamri Mahamoud, les conférenciers sont tous d’accord : « Aujourd’hui, on vous assure que tout va bien. Il n’y a aucun problème au niveau de l’Updc ».

Anissi Chamsidine, quant à lui reconnait « la leçon » infligé par les anjouanais au premier tour et l’explique par le fait que ceux-ci n’avaient pas compris son départ de Juwa. « Maintenant, ils l’ont compris et je suis certain qu’ils cautionnent mon choix à savoir le refus de travailler pour les intérêts de certains aux dépens du pays. Par conséquent, le second tour sera tout autre ».

Larifou Saïd, leader du Ridja a été interrogé sur la tentative de corruption par Azali. Il a commencé par dire qu’il n’avait pas donné de nom. Il a ensuite affirmé avoir refusé. « Je ne suis pas à vendre, dit-il. Avant même la publication des résultats définitifs, j’ai reconnu ma défaite et annoncé mon soutien à Mamadou. Pour moi, c’est celui qui incarne le plus les valeurs qui transcendent les partis car il s’agit de notre pays. J’ai mis en évidence ses capacités à dépasser les clivages politiques ».

Ali Ahmed Papa (Moroni)

Le candidat Azali Assoumani est accusé de tentative de corruption par l’avocat Said Larifou

Azali-SalamiDepuis mardi, au cours d’une conférence de presse, celui qui est arrivé cinquième aux primaires des présidentielles comoriennes, l’avocat Saïd Larifou a déclaré que le colonel Azali a tenté de le corrompre pour le récupérer dans son camp. Il a affirmé : « Moi, je vous confirme qu’il a voulu me corrompre, il a même avancé le montant de 20 millions, j’ai été énervé. J’ai immédiatement quitté les discussions car j’ai estimé que c’était de l’insolence ».

Depuis mardi, on s’attendait à une réaction, voire à une tentative de négation de la part du colonel ou de ses équipes de campagnes, à Moroni ou à Paris. Mais, depuis, il n’y a eu aucune réaction officielle de leur part et cela tend à accréditer ces affirmations, d’autant que l’avocat a laissé entendre qu’il pourrait porter plainte pour tentative de corruption.

Cette révélation de Saïd Larifou montre que le candidat à la présidence est prêt à tout pour faire des alliances et s’attirer certaines personnalités. Arrivé en troisième position des primaires, avec un candidat au gouvernorat à Anjouan qui n’a fait que près de 3%, il est obligé de trouver des alliances et il y mettra tous les moyens possibles.

On en revient à une interrogation sur la situation d’Anjouan. On a vu, il y a quelques jours que le colonel Azali a signé avec les candidats Juwa (Fahmi Said Ibrahim par l’intermédiaire de Mohamed Dossar) et Abdou Salami Abdou essentiellement, un pacte qui a été immédiatement dénoncé par les instances dirigeantes  du parti Juwa (qui était aujourd’hui en meeting à Domoni avec le candidat Mouigni Baraka). Dans un contexte où le candidat de la CRC au gouvernorat d’Anjouan n’a obtenu que 3%, plusieurs observateurs de la vie politique comorienne s’était demandé quelle était la motivation d’Abdou Salami ou même de Mahamoud El Arif (qui a été le maître d’oeuvre de cette alliance) dans une telle alliance. Qu’est-ce que la CRC d’Azali pouvait leur apporter.

Les résultats des urnes montraient qu’ils ne pouvaient rien apporter à Juwa et Abdou Salami. Les révélations de Saïd Larifou montrent qu’il pouvait y avoir d’autres motivations.

Mahmoud Ibrahime

À Domoni, le député Mohamed Rachadi (Juwa) a rejoint l’équipe de Mamadou

Domoni290316-

L’équipe de Mohamed Ali Soilihi a encore fait le plein dans un meeting aujourd’hui. C’était à Domoni. Plus de 5000 personnes, toutes catégories confondues, sont venues écouter Mamadou, ses colistiers et le Gouverneur Anissi.

Ahmed Jaffar était présent dans le meeting pour confirmer qu’il a bel et bien quitté Juwa et qu’il se sent à l’aise dans l’équipe de Mamadou et Anissi Chamsidine.

Le feuilleton du partage du parti Juwa n’est toutefois pas terminé et l’épisode d’aujourd’hui confirme que la CRC a tenté de faire croire aux Comoriens qu’il y a eu un accord avec le parti Juwa mais qu’il n’en est rien. Le député Mohamed Rachadi alias Gadjo (Juwa) de Domoni était également de la partie. Il a annoncé en plein meeting qu’il fait désormais campagne pour Mohamed Ali Soilihi (Mamadou). Il a aussi rappelé ce que disait le communiqué du Secrétaire Général du parti Juwa, Ibrahim Soulé : le parti Juwa n’a donné aucune consigne de vote.

Après une tournée d’une semaine à Anjouan, l’équipe de Mamadou devrait regagner Moroni demain où d’autres négociations restent en suspens, notamment avec des barons du parti Juwa. Des surprises en perspective.

Mahmoud Ibrahime

Le président Ikililou Dhoinine est à Anjouan pour soutenir Mamadou et Anisse

IkililouDCes derniers temps les amis du colonel Azali font semblant de se demander si Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) est encore le candidat du président Ikililou Dhoinine.
La question procède en fait d’une stratégie plus large : les conseillers du président Ikililou qui font campagne pour Azali avaient réussi à le convaincre de reculer la date de l’ouverture de la campagne électorale du lundi au jeudi. Jusqu’à aujourd’hui personne ne sait ce que cela a apporté au processus démocratique. Mais, cela mettait à mal le meeting prévu à Anjouan le lundi de l’ouverture de la campagne par l’équipe de Mamadou. Par ce report, l’opinion publique devait comprendre que le Président Ikililou avait lâché son candidat et du même coup son parti (l’UPDC). A cela s’ajoutait la zizanie créée entre la candidate Mme Hadidja Aboubakar (femme du président Ikililou) et le VP de Mamadou à Mwali, Mahamoud Abiamri. Heureusement Mme Hadidja Aboubacar a fini par comprendre dans quel piège on a voulu la plonger.
Quant au Président Ikililou Dhoinine, il est en train de répondre aux Azalistes qui ont voulu le tromper. A sa manière : tranquillement mais sûrement. Il est actuellement à Anjouan pour apporter son soutien aux deux candidats du parti UPDC : Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) et Anissi Chamsidine.
Il a personnellement chargé le VP de Mamadou, Houmed Msaidie d’entrer en discussions avec tous les candidats. Le leader du parti RADHI va donc pouvoir user de toute son expérience et sa connaissance des hommes politiques comoriens pour faire en sorte que le candidat Mamadou l’emporte le 10 avril.
Mahmoud Ibrahime

La CRC a-t-elle vraiment signé un accord avec le parti Juwa ?

Depuis quelques jours, le parti CRC dont le candidat à la présidence Azali Assoumani est à Anjouan, annonce qu’il va signer un accord avec le parti Juwa lors d’un meeting au stade de Misiri (Mutsamudu). Les militants de ce parti annonçaient dans les réseaux également la présence de Fahmi Said Ibrahim et Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à ce meeting. Le premier est resté à Moroni, le second est encore à l’extérieur.

12524235_10154003057197380_5945090856679810231_nA l’issue du meeting de la CRC à Mutsamudu ce dimanche, ses militants ont annoncé un pacte de gouvernement entre la CRC et le parti Juwa. En réalité, en regardant de plus près les signatures, on s’aperçoit qu’aucun des chefs officiels du parti Juwa n’a signé. Ni le président Sambi ni le secrétaire Général, Ibrahim Mohamed Soulé. Il s’agit d’un accord entre des individus, des candidats et non entre deux structures politiques. On y retrouve donc la signature d’Azali Assoumani, candidat à la présidence et celle de Mohamed Dossar représentant Fahmi Saïd Ibrahim candidat malheureux des primaires.

On peut s’étonner de l’absence de Fahmi Said Ibrahim à cette cérémonie alors qu’il est à Moroni. On peut aussi s’étonner du fait que la veille de cette signature, l’ancien leader du PEC qui a fusionné son parti avec Juwa réclamait encore une fois un décompte des voix (« Narawaze ») avant le deuxième tour et affirmait que sans cela il ne pourrait s’allier avec aucun des trois candidats en lice qu’il a qualifiés de « trois voleurs ». Comment a-t-il pu changer d’avis en quelques heures ?

La réponse du parti Juwa par l’intermédiaire de ses représentants officiels ne s’est pas fait attendre. Le Secrétaire Général et d’autres cadres ont rendu public un communiqué quelques heures plus tard, pour réaffirmer le soutien du parti Juwa à son candidat Abdou Salami au gouvernorat d’Anjouan et affirmer qu’en ce qui concerne l’élection présidentielle « aucune 10153757_10204823520226377_3947417811554373741_ndécision d’alliance n’est encore prise et conclue par le parti avec aucun des trois candidats en lice « .

Ce communiqué sonne comme un cinglant désaveu des signatures des candidats Fahmi Said Ibrahim, Ahmed Abdallah Salim et Abdou Salami Abdou et de l’action secrète du coordinateur à Anjouan, Mahamoud El Arif.

D’ailleurs, il semble que depuis quelques jour, le Secrétaire Général, Ibrahim Mohamed Soulé, met en garde les cadres sur les négociations secrètes de Mahamoud El Arif et l’équipe d’Azali Assoumani.

La signature de ce pacte de gouvernement et la réaction de la direction du parti finit de démontrer que le parti Juwa est à la dérive et qu’aucun dirigeant ne peut encore le relever sinon son président d’honneur Ahmed Sambi dont chacun guette la parole et qui devrait arriver au pays mercredi prochain.

Mahmoud Ibrahime

Le ralliement d’Ahmed Jaffar à la candidature de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou)

L’apparition sur une tribune lors de la rencontre entre Mamadou/Msaidié et les étudiants du centre universitaire de Patsy était un message subliminal adressé aux militants du parti Juwa.

Ahmed Ben Saïd Jaffar, ancien Ministre des Relations Extérieures des Comores a annoncé son ralliement à Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) ce samedi 26 mars dans sa ville natale de Mutsamudu. Auparavant, il avait loué les qualités de la candidature de Mamadou et affirmé que pour l’intérêt d’Anjouan et des Comores, il rejoignait Anissi Chamsidine (qui a quitté Juwa avant les législatives de 2015) et Mamadou.

Ahmed Jaffar, ce n’est pas seulement une des branches du sambisme, c’est une des racines les plus profondes. Il était dans la campagne de Sambi en 2006 et dès la victoire, celui-ci lui a offert le poste prestigieux de Ministre des Relations Extérieures des Comores.

Ce matin, Ahmed Jaffar a expliqué l’état calamiteux du parti Juwa et il a annoncé sa démission de ce parti. Il ne part pas seul puisqu’il amène avec lui le groupe de réflexion du parti. Ces derniers temps, il était mal à l’aise au sein du parti Juwa qui lui a préféré Abdou Salami comme candidat au gouvernorat. Il n’avait d’ailleurs quasiment pas fait de campagne ni pour Abdou Salami à Anjouan ni pour Fahmi Saïd Ibrahim à la Grande-Comore.

La satisfaction est grande pour Houmed Msaidié, vice-président de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) qui fait campagne dans l’île d’Anjouan depuis une semaine.

Ahmed Jaffar qui a longtemps vécu à Moroni, devrait être un des leviers du dispositif de Mamadou à Anjouan et particulièrement dans sa ville de Mutsamudu.

Mahmoud Ibrahime

Mohamed Ali Soilihi. Un pari réussi à Mohéli

20290_188004004912890_7982435546952094803_nAprès Anjouan, Mohéli se bat becs et ongles afin que Mohamed Ali Soilihi soit le prochain président à Beit-Salam dès le 10 avril et l’actuelle première dame Hadidja Aboubacar,  le successeur de Mohamed Ali Saïd à Dar-Nadjah. C’est ce qui a été démontré à la place de l’indépendance de Fomboni de  Mohéli ce samedi.
 
Mohamed Ali Soilihi vers Beit-Salam et Hadidja Aboubacar à Dar Nadjah
Bien que le grand meeting du camp au pouvoir devait commencer à partir de 18 heures ce samedi, les partisans, les militants et les sympathisants de Mamadou à Mohéli n’ont pas hésité à se  déployer  à la place de l’indépendance, lieu du meeting, à partir de midi. C’est la preuve de l’engouement et de l’effervescence populaire autour  des candidatures de Mohamed Ali Soilih et de Madame Hadidja Aboubacar.
Le point commun entre ces deux personnalités c’est que ceux qui s’opposaient  hier à leur politique partagent aujourd’hui les mêmes idées et la même politique et ce dans une volonté de construire l’avenir  de notre nation. C’est le cas de l’actuel gouverneur de l’île Mohamed Ali Saïd et de son équipe. Ce dernier qui était  le directeur  de campagne régional de Mouigni Baraka Saïd Soilih, son candidat à l’élection des  gouverneurs à Mwali  s’est désisté il y a une semaine et s’est rallié au camp de Mamadou.
Houmed Msaïdié, l’incontournable
Cela constitue d’une part un véritable camouflet pour le candidat Mouigni et d’autre part, un triomphe de grande envergure pour le camp de Mamadou. Dans les discours des candidats,  bien qu’ils tournaient autour des bonnes actions réalisées pendant la période de Docteur Ikililou Dhoinine dans l’île de Mohéli en particulier et pour la nation en général. Houmed Msaïdié l’incontournable de la politique à Ngazidja et plus précisément  dans la région de Mbude-Mitsamihuli, reste convaincu que ces bonnes actions sont les fruits de la bonnes ententes entre le gouvernement et le gouvernorat de l’île de Mohéli. Et pour lui, même si à un moment donné un malentendu s’était invité entre eux, mais cela n’a pas affecté la réalisation de certaines choses que l’île n’a jamais pu bénéficier avant le régime d’Ikililou Dhoinine. Et lui de montrer que ce malentendu n’était que purement politique mais qu’une autre atmosphère s’est invitée après la prise de conscience que rien ne peut marcher dans notre pays sans qu’il y ait une bonne entente entre le gouvernement central et les gouvernorats des îles.
C’est dans cette optique que Mohamed Ali Soilihi et Abiamri Mahmoud, l’enfant chéri de l’île de Moheli, ont fait appel à tous les Comoriens et Mohéliens à ne pas rater une telle belle occasion de construction de notre nation.
Dhouria Abdou

Ouverture de la campagne du 2e tour. Le camp de Mamadou a fait une démonstration de force

Les campagnes du deuxième tour pour le double scrutin du 10 avril  ont été ouvertes ce jeudi 17. Pour l’occasion l’UPDC,  les candidats et  les partis alliés se trouvaient à Anjouan pour leur premier grand meeting. Organisé à Mutsamudu au Gymnase de Misiri,  ce meeting a été un réconfort pour Mohamed Ali Soilihi et ses colistiers et sans conteste un moment de désespoir pour leurs adversaires.

C’es dans une atmosphère très chaleureuse que le camp au pouvoir a été reçu à Mutsamudu à l’occasion de l’organisation de son premier grand meeting. Avec un stade plein de monde,  les organisateurs estiment à 5000 personnes les participants. Mamadou et ses colistiers ont découvert leur popularité dans l’île. On trouvait entre autres les jeunes, les mamans, les grands notables et en  grande partie, les cadres et les candidats malheureux anjouanais ou autres,  tous mobilisés derrière Mamadou, ses colistiers et Anissi Chamsidine, candidat de l’UPDC au gouvernorat d’Anjouan.

Le message a été clairement reçu : le camp de Mamadou a aussi sa grande place auprès des Anjouanais. Il faut savoir que cette accueil chaleureux n’était qu’une suite de la journée du mercredi qui était le jour d’arrivée des délégations spéciales sur l’Ile d’Anjouan.
Cette atmosphère  n’a pas plu aux deux autres candidats en concurrence avec Mamadou.  La preuve en  est que lorsque les gens ont commencé à se rendre sur le lieu du meeting, ils ont trouvé des arbres coupés et des cailloux jetés dans les rues, en particulier près de Sima ville.

Ces actes barbares sont aussi des actes de désespoir et de faiblesse. Et ce parce qu’un accord protocolaire a été signé le 15 mars par les candidats eux-mêmes
visant à assurer la sécurisation du processus électoral. Ce qui a permis l’ouverture des campagnes. On parle de désespoir  car au lieu de se contenter d’ouvrir eux aussi leurs meetings, ils tentent de saboter celui de leur adversaire. Mais, ils n’ont pas réussi à nuire parce que ces actes de nuisance ne se sont produits que dans la circonscription des vices présidents Moustadrane et Mohamed Djaffar, respectivement  VP d’Azali Assoumani et de Mouigni Baraka Saïd Soilih.

Après le meeting, une conférence de presse entre les candidats  et les étudiants d’Anjouan a été organisée dans le centre universitaire de Patsy. Bien qu’elle soit politique, par cette conférence le candidat Mamadou voulait encore une fois faire une démonstration envers les étudiants après celle qu’il a faite en 2013 dans ce même endroit, sachant que la jeunesse demeure son souci numéro un.

Dhouria Abdou

 

Elections aux Comores : La Cour Constitutionnelle a parlé

MamadAnjLa plus haute juridiction du pays a parlé. Aucun recours n’est possible. La Cour Constitutionnelle des Comores a confirmé l’ordre des candidats arrivés en tête des primaires des élections présidentielles aux Comores : Mohamed Ali Soilihi (Mamadou), Mouigni Baraka et Azali Assoumani. Elle a également confirmé les deux candidats arrivés en tête du premier tour des élections des gouverneurs  dans chaque île : Ahamada Moussa (Aby) et Hassani Ahamada à la Grande-Comore, Abdou Salami Abdou et Anissi Chamsidine à Anjouan et Mohamed Said Fazul et Mme Hadidja Aboubacar à Mwali.

Les partisans du candidat arrivé en quatrième position, Fahmi Saïd Ibrahim, demeurent donc dans la déception et l’expectative depuis l’annonce des résultats provisoires par la CENI.

La question qui reste maintenant pour eux est celle-ci : vont-ils continuer à défier l’autorité de l’Etat dans les rues ou après que toutes les instances électorales (CEI, CENI, Cour Constitutionnelle) se soient prononcées, ils vont se rallier à l’un des trois candidats encore en lice ?

La tentation est grande pour la mouvance du parti Juwa et les soutiens de dernière heure de l’ex-leader du PEC de prolonger le combat électoral par un combat dans la rue d’autant qu’il a réussi à rallier un nombre important de petits candidats dont l’honneur a été bafouillée par leurs résultats. Mais malheureusement pour lui, le mouvement qui se dit populaire n’arrive pas à prendre forme : une centaine de manifestants au lendemain de l’annonce des résultats provisoires, un appel à un « archipel mort » qui n’a pas rencontré d’écho significatif, y compris dans le fief de Sambi à Moroni, une occupation de la Place Badjanani qui n’a réuni que quelques dizaines de personnes, et même une manifestation au Trocadero qui selon certains témoins n’a réuni au plus qu’une centaine de personnes. Il est donc difficile pour Fahmi Said Ibrahim et ses partisans de mettre la pression sur le gouvernement.

Il se pourrait donc que le parti Juwa prenne conscience d’une possibilité de disparition ou d’éclatement et engage des discussions avec ses adversaires d’hier d’autant que les trois qualifiés pour l’élection présidentielle ont déjà commencé à lorgner sur l’électorat sambiste à Moroni et à Anjouan.

On n’a donc vu les candidats arrivés en seconde et en troisième place suivre le mouvement des candidats contestataires sans vraiment le suivre. Ainsi, il y a quelques jours le candidat Azali Assoumani (arrivé 3e) a suivi la réunion des candidats contestataires au domicile de Saïd Ali Kemal, puis a disparu lors de la manifestation. Il était avec la contestation quelques heures avant l’annonce des résultats par la Cour Constitutionnelle, mais il s’est démarqué des propos belliqueux du candidat de Juwa (« ye sukari yika iheya mbapvi » dit-il de Fahmi Said Ibrahim).

Quant à Mouigni Baraka (arrivé 2e), il a soufflé le chaud et le froid, acceptant les résultats provisoires puis définitifs, mais envoyant quand même son VP, Ibrahim Mzimba dans les réunions des contestataires.

Il est certain que le mouvement de contestation n’a pas pris de l’importance, car outre la fermeté du gouvernement, Mouigni Baraka et Azali Assoumani n’ont pas appelé leurs militants à descendre dans les rues pour contester les résultats des élections.

Qui des deux candidats arrivés second et troisième gagnera dans ce jeu à vouloir ménager le choux et la chèvre pour capter l’électorat sambiste ? Peut-être celui qui est arrivé premier.

En effet, Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) qui une différence de deux points avec le deuxième, a refusé d’entrer dans les polémiques, attendant tranquillement les résultats de la Cour Constitutionnelle. Il a profité de ce temps pour négocier surtout avec ceux qui, parmi les perdants, ont montré une capacité à capter les suffrages de leur région (Said Larifou et Hamidou Bourhane, arrivés 5e et 6e). Son allié à Anjouan, Anissi Chamsidine (UPDC), challenger du candidat de Juwa arrivé en tête du premier tour des élections au gouvernorat, est également entré dans les négociations avec ceux qui ont été éliminés. Son objectif étant de profiter du fait que le parti Juwa a toujours des difficultés à rassembler les partis et les candidats au deuxième tour, pour conserver son fauteuil de gouverneur le 10 avril prochain.

Mahmoud Ibrahime

 

MAWUDU. Le salon de l’orientation pour les jeunes Comoriens

IMG_0138Interview/Rahma ABOUBACAR

« L’idée est de pouvoir montrer qu’on peut être immigré, d’origine comorienne et de réussir dans tous les domaines ».

 

Une journée d’orientation dénommée « MAWUDU », initiée par l’association REVA se tiendra samedi 5 mars à Nanterre. Il s’agit d’une seconde session après celle qui a eu lieu le mois de mai de l’année dernière. Pour en savoir plus sur le déroulement de cette journée, Mlimengu s’est entretenu avec Rahma ABOUBACAR, psychologue qui fait partie des membres organisateurs. 

 

Mlimengu – Qu’est ce que la journée « MAWUDU » ?

Rahma ABOUBACAR – C’est une journée dédiée aux jeunes lycéens et collégiens. Le but est de les accompagner dans le choix de leurs orientations. Pour les collégiens ce serait le choix des spécialités offertes au lycée. Et pour les lycéens ce serait de les aider à avoir une meilleure vision des métiers qui existent, et surtout de discuter avec différents professionnels de divers domaines et avoir une vision concrète pour affiner leurs choix.

Mlimengu – D’où vient l’initiative d’organiser cette journée d’orientation ?

Rahma ABOUBACAR – L’initiative vient de l’association REVA qui est un peu dans le même principe. Cette association essaie de réunir tous les franco-comoriens, les professionnels, afin de créer un réseau. Chez REVA on dit « à compétences égales, on consomme comorien ». On voit bien que toutes les communautés qui existent en France et qui arrivent à s’en sortir sont très bien organisées, les gens s’entraident. Il faut vraiment former une solidarité pour pouvoir évoluer professionnellement. A travers cette association, l’idée d’inclure aussi les jeunes s’est très vite imposée car la carrière professionnelle se décide dans la scolarité, dans le choix de l’orientation. C’est un peu une continuité. Nous avons décidé d’attaquer les plus jeunes.

Mlimengu – Quels sont les résultats attendus ?

Rahma ABOUBACAR – Dans un premier temps, c’est de pouvoir donner aux jeunes la possibilité d’avoir un miroir, de pouvoir s’identifier aux professionnels auxquels ils vont s’adresser. L’idée est de pouvoir montrer qu’on peut être immigré, d’origine comorienne et réussir dans tous les domaines. Les résultats que nous attendons c’est que les jeunes assistent à cette journée, qu’ils soient un peu plus sûrs d’eux, qu’ils aient une vision concrète des métiers pour que ça les aide dans leurs choix. Mais nous aimerions également sensibiliser les parents dans l’accompagnement des jeunes dans leurs orientations scolaires.

Mlimengu – Comment la journée va-t-elle se dérouler ?

Rahma ABOUBACAR – D’abord il y aura différents stands. Il y aura dix sept secteurs de métiers. Il va y avoir un stand orientation où le jeune sera guidé dans son parcours de la journée, où on lui donnera les outils pour pouvoir questionner les professionnels intervenants. La visite des stands intéressera les jeunes. Et puis à seize heures, il y aura une intervention de deux femmes notamment Fatihiya RADJABOU et Amina TABIBOU qui vont intervenir et qui vont parler de la thématique du comment accompagner efficacement les jeunes dans leurs orientations.

Mlimengu – Parlez nous un peu des différentes formations qui seront présentées aux jeunes ?

Rahma ABOUBACAR – Il y aura un peu de tout : les domaine de la santé, de la communication, du marketing et de l’informatique. Il y aura deux métiers au minimum par stand. Par exemple, en informatique, on peut avoir trois profils, on ne travaille pas forcément dans le même domaine. Il y a l’économie, la recherche, etc.

Mlimengu – Quels sont les profils des professionnels qui accompagneront les élèves dans le stand orientation ?

Rahma ABOUBACAR – Nous serons trois dans ce stand. Il y aura une femme dont le métier est l’insertion des jeunes qui sont déscolarisés. Elle a une expérience dans l’insertion professionnelle. Il y aura également une psychologue dont le rôle est d’écouter, de détecter et d’accompagner l’élève à se poser les bonnes questions sur le choix de son orientation. Et la troisième personne travaille beaucoup avec des associations de jeunes. Son rôle sera de donner les outils pour aller continuer la recherche après la journée, de renseigner les organismes qui peuvent aider à choisir son orientation.

Propos recueillis par Natidja HAMIDOU