Mois: mars 2016

Conférence de presse des partisans de Mamadou. Rassurés quant à leur victoire le 10 avril

HItsandra310316Après une tournée fructueuse à Anjouan les personnalités réunies autour de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) ont tenu une conférence de presse ce mercredi matin à l’Hôtel Itsandra. En l’absence de Mamadou, c’est Houmed Msaidié qui a pris la direction de la conférence. Il s’agissait pour les conférenciers de faire le bilan de la campagne à moins de deux semaines du vote.

D’entrée de jeu, Houmed Msaidié, Vice-président à Ngazidja de Mohamed Ali Soilihi a expliqué pourquoi son camp est rassuré quant à la victoire de leurs candidats le 10 avril prochain.

Anissi Chamsidine, candidat à sa propre succession au poste de gouverneur d’Anjouan a commencé par remercier ses électeurs pour la confiance qu’ils lui accordent tout au long de cette campagne.

Les autres conférenciers ont fait le bilan de la tournée à Anjouan où les candidats et leurs alliés ont organisé des meetings à Mutsamudu, Wani, Bandrani, Tsembehu, Mirontsi, Domoni entre autres. Houmed Msaidié a expliqué que malgré les retards dans les meetings   » le peuple a répondu présent et cela montre toute la confiance que l’on nous porte ». Pour lui, la vitrine des meetings organisés à Anjouan, c’est Domoni. Dans cette ville des milliers d’habitants ont bravé la pluie et ont attendu malgré le retard des candidats. Anissi Chamsidine abonde dans ce sens : « la victoire est certaine ».

Interrogé sur le fait que Mamadou « ne noue plus d’alliances », Houmed Msaidié a déclaré : « Nous sommes disposés à travailler avec tous les acteurs de ce pays. Nous ne refusons et ne refuserons aucune alliance politique si ce n’est avec ceux qui veulent uniquement le pouvoir et non l’intérêt de la Nation « .

Questionnés sur les  problèmes qui opposent Hadidja Aboubacar et Abiamri Mahamoud, les conférenciers sont tous d’accord : « Aujourd’hui, on vous assure que tout va bien. Il n’y a aucun problème au niveau de l’Updc ».

Anissi Chamsidine, quant à lui reconnait « la leçon » infligé par les anjouanais au premier tour et l’explique par le fait que ceux-ci n’avaient pas compris son départ de Juwa. « Maintenant, ils l’ont compris et je suis certain qu’ils cautionnent mon choix à savoir le refus de travailler pour les intérêts de certains aux dépens du pays. Par conséquent, le second tour sera tout autre ».

Larifou Saïd, leader du Ridja a été interrogé sur la tentative de corruption par Azali. Il a commencé par dire qu’il n’avait pas donné de nom. Il a ensuite affirmé avoir refusé. « Je ne suis pas à vendre, dit-il. Avant même la publication des résultats définitifs, j’ai reconnu ma défaite et annoncé mon soutien à Mamadou. Pour moi, c’est celui qui incarne le plus les valeurs qui transcendent les partis car il s’agit de notre pays. J’ai mis en évidence ses capacités à dépasser les clivages politiques ».

Ali Ahmed Papa (Moroni)

Le candidat Azali Assoumani est accusé de tentative de corruption par l’avocat Said Larifou

Azali-SalamiDepuis mardi, au cours d’une conférence de presse, celui qui est arrivé cinquième aux primaires des présidentielles comoriennes, l’avocat Saïd Larifou a déclaré que le colonel Azali a tenté de le corrompre pour le récupérer dans son camp. Il a affirmé : « Moi, je vous confirme qu’il a voulu me corrompre, il a même avancé le montant de 20 millions, j’ai été énervé. J’ai immédiatement quitté les discussions car j’ai estimé que c’était de l’insolence ».

Depuis mardi, on s’attendait à une réaction, voire à une tentative de négation de la part du colonel ou de ses équipes de campagnes, à Moroni ou à Paris. Mais, depuis, il n’y a eu aucune réaction officielle de leur part et cela tend à accréditer ces affirmations, d’autant que l’avocat a laissé entendre qu’il pourrait porter plainte pour tentative de corruption.

Cette révélation de Saïd Larifou montre que le candidat à la présidence est prêt à tout pour faire des alliances et s’attirer certaines personnalités. Arrivé en troisième position des primaires, avec un candidat au gouvernorat à Anjouan qui n’a fait que près de 3%, il est obligé de trouver des alliances et il y mettra tous les moyens possibles.

On en revient à une interrogation sur la situation d’Anjouan. On a vu, il y a quelques jours que le colonel Azali a signé avec les candidats Juwa (Fahmi Said Ibrahim par l’intermédiaire de Mohamed Dossar) et Abdou Salami Abdou essentiellement, un pacte qui a été immédiatement dénoncé par les instances dirigeantes  du parti Juwa (qui était aujourd’hui en meeting à Domoni avec le candidat Mouigni Baraka). Dans un contexte où le candidat de la CRC au gouvernorat d’Anjouan n’a obtenu que 3%, plusieurs observateurs de la vie politique comorienne s’était demandé quelle était la motivation d’Abdou Salami ou même de Mahamoud El Arif (qui a été le maître d’oeuvre de cette alliance) dans une telle alliance. Qu’est-ce que la CRC d’Azali pouvait leur apporter.

Les résultats des urnes montraient qu’ils ne pouvaient rien apporter à Juwa et Abdou Salami. Les révélations de Saïd Larifou montrent qu’il pouvait y avoir d’autres motivations.

Mahmoud Ibrahime

À Domoni, le député Mohamed Rachadi (Juwa) a rejoint l’équipe de Mamadou

Domoni290316-

L’équipe de Mohamed Ali Soilihi a encore fait le plein dans un meeting aujourd’hui. C’était à Domoni. Plus de 5000 personnes, toutes catégories confondues, sont venues écouter Mamadou, ses colistiers et le Gouverneur Anissi.

Ahmed Jaffar était présent dans le meeting pour confirmer qu’il a bel et bien quitté Juwa et qu’il se sent à l’aise dans l’équipe de Mamadou et Anissi Chamsidine.

Le feuilleton du partage du parti Juwa n’est toutefois pas terminé et l’épisode d’aujourd’hui confirme que la CRC a tenté de faire croire aux Comoriens qu’il y a eu un accord avec le parti Juwa mais qu’il n’en est rien. Le député Mohamed Rachadi alias Gadjo (Juwa) de Domoni était également de la partie. Il a annoncé en plein meeting qu’il fait désormais campagne pour Mohamed Ali Soilihi (Mamadou). Il a aussi rappelé ce que disait le communiqué du Secrétaire Général du parti Juwa, Ibrahim Soulé : le parti Juwa n’a donné aucune consigne de vote.

Après une tournée d’une semaine à Anjouan, l’équipe de Mamadou devrait regagner Moroni demain où d’autres négociations restent en suspens, notamment avec des barons du parti Juwa. Des surprises en perspective.

Mahmoud Ibrahime

Le président Ikililou Dhoinine est à Anjouan pour soutenir Mamadou et Anisse

IkililouDCes derniers temps les amis du colonel Azali font semblant de se demander si Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) est encore le candidat du président Ikililou Dhoinine.
La question procède en fait d’une stratégie plus large : les conseillers du président Ikililou qui font campagne pour Azali avaient réussi à le convaincre de reculer la date de l’ouverture de la campagne électorale du lundi au jeudi. Jusqu’à aujourd’hui personne ne sait ce que cela a apporté au processus démocratique. Mais, cela mettait à mal le meeting prévu à Anjouan le lundi de l’ouverture de la campagne par l’équipe de Mamadou. Par ce report, l’opinion publique devait comprendre que le Président Ikililou avait lâché son candidat et du même coup son parti (l’UPDC). A cela s’ajoutait la zizanie créée entre la candidate Mme Hadidja Aboubakar (femme du président Ikililou) et le VP de Mamadou à Mwali, Mahamoud Abiamri. Heureusement Mme Hadidja Aboubacar a fini par comprendre dans quel piège on a voulu la plonger.
Quant au Président Ikililou Dhoinine, il est en train de répondre aux Azalistes qui ont voulu le tromper. A sa manière : tranquillement mais sûrement. Il est actuellement à Anjouan pour apporter son soutien aux deux candidats du parti UPDC : Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) et Anissi Chamsidine.
Il a personnellement chargé le VP de Mamadou, Houmed Msaidie d’entrer en discussions avec tous les candidats. Le leader du parti RADHI va donc pouvoir user de toute son expérience et sa connaissance des hommes politiques comoriens pour faire en sorte que le candidat Mamadou l’emporte le 10 avril.
Mahmoud Ibrahime

La CRC a-t-elle vraiment signé un accord avec le parti Juwa ?

Depuis quelques jours, le parti CRC dont le candidat à la présidence Azali Assoumani est à Anjouan, annonce qu’il va signer un accord avec le parti Juwa lors d’un meeting au stade de Misiri (Mutsamudu). Les militants de ce parti annonçaient dans les réseaux également la présence de Fahmi Said Ibrahim et Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à ce meeting. Le premier est resté à Moroni, le second est encore à l’extérieur.

12524235_10154003057197380_5945090856679810231_nA l’issue du meeting de la CRC à Mutsamudu ce dimanche, ses militants ont annoncé un pacte de gouvernement entre la CRC et le parti Juwa. En réalité, en regardant de plus près les signatures, on s’aperçoit qu’aucun des chefs officiels du parti Juwa n’a signé. Ni le président Sambi ni le secrétaire Général, Ibrahim Mohamed Soulé. Il s’agit d’un accord entre des individus, des candidats et non entre deux structures politiques. On y retrouve donc la signature d’Azali Assoumani, candidat à la présidence et celle de Mohamed Dossar représentant Fahmi Saïd Ibrahim candidat malheureux des primaires.

On peut s’étonner de l’absence de Fahmi Said Ibrahim à cette cérémonie alors qu’il est à Moroni. On peut aussi s’étonner du fait que la veille de cette signature, l’ancien leader du PEC qui a fusionné son parti avec Juwa réclamait encore une fois un décompte des voix (« Narawaze ») avant le deuxième tour et affirmait que sans cela il ne pourrait s’allier avec aucun des trois candidats en lice qu’il a qualifiés de « trois voleurs ». Comment a-t-il pu changer d’avis en quelques heures ?

La réponse du parti Juwa par l’intermédiaire de ses représentants officiels ne s’est pas fait attendre. Le Secrétaire Général et d’autres cadres ont rendu public un communiqué quelques heures plus tard, pour réaffirmer le soutien du parti Juwa à son candidat Abdou Salami au gouvernorat d’Anjouan et affirmer qu’en ce qui concerne l’élection présidentielle « aucune 10153757_10204823520226377_3947417811554373741_ndécision d’alliance n’est encore prise et conclue par le parti avec aucun des trois candidats en lice « .

Ce communiqué sonne comme un cinglant désaveu des signatures des candidats Fahmi Said Ibrahim, Ahmed Abdallah Salim et Abdou Salami Abdou et de l’action secrète du coordinateur à Anjouan, Mahamoud El Arif.

D’ailleurs, il semble que depuis quelques jour, le Secrétaire Général, Ibrahim Mohamed Soulé, met en garde les cadres sur les négociations secrètes de Mahamoud El Arif et l’équipe d’Azali Assoumani.

La signature de ce pacte de gouvernement et la réaction de la direction du parti finit de démontrer que le parti Juwa est à la dérive et qu’aucun dirigeant ne peut encore le relever sinon son président d’honneur Ahmed Sambi dont chacun guette la parole et qui devrait arriver au pays mercredi prochain.

Mahmoud Ibrahime

Le ralliement d’Ahmed Jaffar à la candidature de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou)

L’apparition sur une tribune lors de la rencontre entre Mamadou/Msaidié et les étudiants du centre universitaire de Patsy était un message subliminal adressé aux militants du parti Juwa.

Ahmed Ben Saïd Jaffar, ancien Ministre des Relations Extérieures des Comores a annoncé son ralliement à Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) ce samedi 26 mars dans sa ville natale de Mutsamudu. Auparavant, il avait loué les qualités de la candidature de Mamadou et affirmé que pour l’intérêt d’Anjouan et des Comores, il rejoignait Anissi Chamsidine (qui a quitté Juwa avant les législatives de 2015) et Mamadou.

Ahmed Jaffar, ce n’est pas seulement une des branches du sambisme, c’est une des racines les plus profondes. Il était dans la campagne de Sambi en 2006 et dès la victoire, celui-ci lui a offert le poste prestigieux de Ministre des Relations Extérieures des Comores.

Ce matin, Ahmed Jaffar a expliqué l’état calamiteux du parti Juwa et il a annoncé sa démission de ce parti. Il ne part pas seul puisqu’il amène avec lui le groupe de réflexion du parti. Ces derniers temps, il était mal à l’aise au sein du parti Juwa qui lui a préféré Abdou Salami comme candidat au gouvernorat. Il n’avait d’ailleurs quasiment pas fait de campagne ni pour Abdou Salami à Anjouan ni pour Fahmi Saïd Ibrahim à la Grande-Comore.

La satisfaction est grande pour Houmed Msaidié, vice-président de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) qui fait campagne dans l’île d’Anjouan depuis une semaine.

Ahmed Jaffar qui a longtemps vécu à Moroni, devrait être un des leviers du dispositif de Mamadou à Anjouan et particulièrement dans sa ville de Mutsamudu.

Mahmoud Ibrahime

Mohamed Ali Soilihi. Un pari réussi à Mohéli

20290_188004004912890_7982435546952094803_nAprès Anjouan, Mohéli se bat becs et ongles afin que Mohamed Ali Soilihi soit le prochain président à Beit-Salam dès le 10 avril et l’actuelle première dame Hadidja Aboubacar,  le successeur de Mohamed Ali Saïd à Dar-Nadjah. C’est ce qui a été démontré à la place de l’indépendance de Fomboni de  Mohéli ce samedi.
 
Mohamed Ali Soilihi vers Beit-Salam et Hadidja Aboubacar à Dar Nadjah
Bien que le grand meeting du camp au pouvoir devait commencer à partir de 18 heures ce samedi, les partisans, les militants et les sympathisants de Mamadou à Mohéli n’ont pas hésité à se  déployer  à la place de l’indépendance, lieu du meeting, à partir de midi. C’est la preuve de l’engouement et de l’effervescence populaire autour  des candidatures de Mohamed Ali Soilih et de Madame Hadidja Aboubacar.
Le point commun entre ces deux personnalités c’est que ceux qui s’opposaient  hier à leur politique partagent aujourd’hui les mêmes idées et la même politique et ce dans une volonté de construire l’avenir  de notre nation. C’est le cas de l’actuel gouverneur de l’île Mohamed Ali Saïd et de son équipe. Ce dernier qui était  le directeur  de campagne régional de Mouigni Baraka Saïd Soilih, son candidat à l’élection des  gouverneurs à Mwali  s’est désisté il y a une semaine et s’est rallié au camp de Mamadou.
Houmed Msaïdié, l’incontournable
Cela constitue d’une part un véritable camouflet pour le candidat Mouigni et d’autre part, un triomphe de grande envergure pour le camp de Mamadou. Dans les discours des candidats,  bien qu’ils tournaient autour des bonnes actions réalisées pendant la période de Docteur Ikililou Dhoinine dans l’île de Mohéli en particulier et pour la nation en général. Houmed Msaïdié l’incontournable de la politique à Ngazidja et plus précisément  dans la région de Mbude-Mitsamihuli, reste convaincu que ces bonnes actions sont les fruits de la bonnes ententes entre le gouvernement et le gouvernorat de l’île de Mohéli. Et pour lui, même si à un moment donné un malentendu s’était invité entre eux, mais cela n’a pas affecté la réalisation de certaines choses que l’île n’a jamais pu bénéficier avant le régime d’Ikililou Dhoinine. Et lui de montrer que ce malentendu n’était que purement politique mais qu’une autre atmosphère s’est invitée après la prise de conscience que rien ne peut marcher dans notre pays sans qu’il y ait une bonne entente entre le gouvernement central et les gouvernorats des îles.
C’est dans cette optique que Mohamed Ali Soilihi et Abiamri Mahmoud, l’enfant chéri de l’île de Moheli, ont fait appel à tous les Comoriens et Mohéliens à ne pas rater une telle belle occasion de construction de notre nation.
Dhouria Abdou