Diaspora

Salwa-Mag ou la positive attitude

Culture

« Il s’agit d’apporter notre pierre à l’édifice pour soigner cette image et à montrer que tout n’est pas mort dans le pays ».

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« Salwa, la femme Comorienne » est une page qui retient l’attention de plusieurs usagers comoriens du réseau social Facebook. La page publie des portraits de personnalités féminines des Comores, des articles…etc. Pour en savoir plus, Mlimengu s’est entretenu avec Faraenti Abdallah Mgueni, celle qui diffuse quotidiennement les informations sur cette page. Ancienne présentatrice du journal à l’ORTC, cette mère de deux enfants a fait des études de Lettres Modernes à l’Université Paris 13. Elle a également suivi des formations en journalisme dans la région de l’Océan Indien et en France. Titulaire d’un diplôme de santé (assistante d’infirmière) obtenue aux Etats Unis, Faraenti était chargée de communication à la mission des Comores auprès des Nations Unies à New York.

 

Mlimengu : Depuis plusieurs mois, Salwa-Mag est apparu sur facebook, qui est ce ?

 Abdallah Mgueni Faraenti : Salwa-Mag est un magazine. Nous sommes une équipe de 5 personnes. Je suis la directrice de publication et la conceptrice. Je suis mariée et mère de deux garçons de 6 et 3 ans. Agée d’une trentaine d’année, je vis aux Etats-Unis avec mon mari et mes enfants où je travaille dans une compagnie qui vend des téléphones portables.

M : qu’est-ce qui vous a motivé à créer ce magazine ?

A.M.F : Les raisons qui m’ont poussée à créer ce magazine sont multiples mais je vais vous citer juste une que je trouve primordiale. Comme vous le savez, notre pays souffre d’une mauvaise image à l’extérieur et pourtant, les bonnes initiatives individuelles ou collectives ne manquent pas. Il est donc temps de parler des Comores autrement, sortir des clichés. Voilà d’où vient l’idée de lancer Salwa-Mag. Il s’agit d’apporter notre pierre à l’édifice pour soigner cette image et montrer que tout n’est pas mort dans le pays. Les Comores, ce n’est pas seulement la pauvreté et les crises institutionnelles, il faut mettre en exergue la richesse physique et intellectuelle de l’archipel. On a décidé tout simplement d’adopter la « positive attitude » en passant par la femme.

M : Pourquoi justement passer par la femme comorienne pour un tel objectif ?

A.M.F : Nous avons choisi la Femme pour appuyer et mener cette vulgarisation pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que les Comores ont une société matriarcale et matrilinéaire. La femme comorienne bénéficie plus de droit et de notoriété que l’homme. D’ailleurs, une enquête de Thomson Reuters, sur les droits des femmes dans les pays de la Ligue arabe, classe l’archipel des Comores au premier rang. L’archipel des Comores est donc selon l’agence, le meilleur pays arabe où il fait bon d’être une femme. Une étude qui confirme les privilèges dont jouissent les Comoriennes qui pourraient faire des jalouses. Une telle consécration ne pouvait pas nous laisser indifférentes. Ensuite, la Femme comorienne présente une beauté inouïe qui est le résultat d’un métissage africaine, indienne et arabique. En plus, sa cuisine est unique par sa diversité. Et elle est active et malheureusement peu visible à cause de la tradition. Enfin, nous avons choisi la femme parce que les recensements successifs montrent que la population comorienne est composée de plus de femmes que d’hommes.

M : Pourquoi le prénom Salwa ?

A.M.F : Salwa, c’est tout simplement le prénom de ma mère. J’ai choisi ma mère pour lui rendre un grand hommage. Pour moi, c’est un vrai modèle, malgré qu’elle n’ait pas pu faire des études supérieures, elle s’est battue comme une lionne pour nous élever. Aujourd’hui, je dis merci maman.

M : Comment vous vous y prenez pour pouvoir publier des articles ? Rencontrez-vous des difficultés ? Lesquelles ?

A.M.F : Une très bonne question. Moi et mon équipe nous nous battons tous les jours pour alimenter la page et pourtant c’est un travail non rémunéré en tout cas pour l’instant. En même temps, chaque membre de l’équipe travaille à coté pour nourrir sa famille et payer les factures dont l’Internet que nous utilisons. La deuxième difficulté se trouve être le problème de toucher quelqu’un aux Comores. Parfois, on programme quelqu’un et la personne n’a pas de connexion pour envoyer la photo ou le texte, pas de courant pour se connecter alors que nos lecteurs attendent et ignorent ces aléas. La plupart du temps, nous sommes obligés de prendre celles qui sont à l’extérieur. J’ai une bonne liste de femmes qui méritent vraiment de passer dans Salwa-Mag, à qui j’ai envoyé le questionnaire depuis deux mois et qui malheureusement n’ont pas répondu. Donc, je demande toujours de la patience et de l’indulgence à nos lecteurs.

M : Pensez-vous que Salwa-Mag paraîtra un jour en version papier ?

A.M.F : Effectivement, Salwa-Mag paraîtra en version papier et sera vendu dans 4 ou 5 pays. Nous sommes dans les préparatifs. D’ailleurs, je prends l’occasion d’inviter les annonceurs à prendre contact avec nous rapidement s’ils envisagent de paraître dans le prochain numéro.

M : combien de temps devrons-nous attendre pour le lire en version papier ? Sera-t-il hebdomadaire, mensuel ou annuel ? 

A.M.F : Dans peu de temps, nous allons lancer le premier numéro de Salwa-Mag aux Etats-Unis et Canada, ensuite en France et à Moroni. Salwa-Mag paraîtra deux fois par an en version papier par contre nous allons continuer le combat sur la page facebook « Salwa, la femme comorienne », en vous faisant découvrir, la beauté et la bonté de la femme comorienne ainsi que son combat quotidien.

 M : comment imaginez-vous ce magazine d’ici cinq ans ?

A.M.F : Salwa-Mag d’ici 5 ans, je préfère garder le secret mais si nous sommes en vie d’ici là je l’imagine grandiose… Bientôt le site Web Salwa .com que nous mettrons en place bientôt incha allah. Avec toutes les rubriques: cuisine, santé, sport, culture, politique et un espace de recherche que la future génération comorienne s’y retrouvera pour ses repères.

Propos recueillis par Natidja HAMIDOU

La carte consulaire est indispensable pour les Comoriens de France

Ambassade des Comores en France

Ambassade des Comores en France

Le service consulaire de l’ambassade des Comores à Paris ne délivrera aucun document administratif à ses ressortissants sans présentation de la carte consulaire à partir 1er juillet 2015.

 Suite à la publication d’un communiqué de l’ambassade des Comores à Paris appelant ses ressortissants à venir s’enregistrer afin d’obtenir la carte consulaire, l’opération a déjà commencé. Certains comoriens de la diaspora en France disposent de la carte consulaire selon le conseiller de l’ambassade chargé de la communication, Saïd Omar Badaoui. Ce dernier appelle les comoriens de France à aller s’inscrire massivement.

Plus d’une centaine de comoriens de la diaspora comorienne de France sont enregistrés au service consulaire de l’ambassade des Comores à Paris et possèdent désormais la carte consulaire. L’opération a commencé il y a un mois. L’obtention de ce document désormais indispensable pour les Comoriens résidant en France nécessite une pièce d’identité comorienne, une attestation de domicile et une somme de quinze euros. « La carte est délivrée à l’instant même que la personne est enregistrée. La photo est prise sur place », affirme Saïd Omar Badaoui, le conseiller chargé de la communication à l’ambassade des Comores à Paris.

Saïd Omar Badaoui, Chargé de la Communication à l'Ambassade des Comores à Paris

Saïd Omar Badaoui, Chargé de la Communication à l’Ambassade des Comores à Paris

Ce taux d’enregistrement très faible s’explique par le fait que les Comoriens de la diaspora ne se présentent pas massivement depuis le lancement de l’opération selon notre interlocuteur. Il estime que les Comoriens confondent entre carte consulaire et carte d’électeur : « nos compatriotes ont tendance à tout mélanger. La carte consulaire n’a rien à voir avec la carte d’électeur. C’est un impératif. D’ailleurs, l’initiative a été prise avant que le projet du vote de la diaspora soit lancé », se désole Badaoui. L’ambassadeur des Comores à Paris, Ahmed Bourhane a tenu à préciser que « tout comorien vivant à l’étranger doit s’inscrire dans son ambassade ou dans le consulat le plus proche. Nous voulons avoir une base de données de nos ressortissants en France. Cela se passe dans tous les pays du monde entier. C’est pour le bien de nos compatriotes ». Interrogé sur la raison de prendre une telle décision tardive, l’ambassadeur n’a pas hésité à dire « il n’est jamais trop tard pour mieux faire ». Par ailleurs, le service consulaire a pris l’initiative de ne délivrer aucun document administratif sans présentation de la carte consulaire à partir du 1er juillet prochain.

Actuellement ce sont les Comoriens qui résident en région parisienne qui se font enregistrer. Une mission sera dépêchée à Marseille dans les prochains jours pour sensibiliser les Comoriens de cette ville et les inscrire également. S’agissant des Comoriens des autres villes autre que la région parisienne et Marseille, Saïd Omar Badaoui déclare que «  nous réfléchissons sur une possibilité de nous approcher de ceux qui sont dans les autres villes et régions telles que Lyon, Dunkerque afin que le travail puisse être accompli ».

Natidja Hamidou

Communiqué du Parti RADHI

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COMMUNIQUE

du parti RADHI suite au meeting du 26/10/14

Vous avez été plus de 1400 personnes à avoir assisté au meeting du Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré (RADHI) tenu dimanche 26 octobre 2014 au Palais des Congrès de Montreuil en Seine Saint-Denis.

Le parti RADHI, ses militants et ses sympathisants vous remercient pour avoir honoré de votre présence ce premier rendez-vous en France de notre jeune formation politique.

Les leaders venus des Comores parmi lesquels son Secrétaire Général, Houmed Msaïdié, Mihidhoire Sagaf, Abdou Soefo et Ali Abdallah ont été particulièrement sensibles à  l’engouement observé  à l’occasion de ce meeting dont l’objet était d’exposer à la diaspora les grandes lignes du projet en cours d’élaboration au sein du parti RADHI.

Les échanges avec la diaspora au cours de cette rencontre, et entre autre  avec un groupe de jeunes venus présenter leur vision,  ont été des plus fructueux.

Oui RADHI continuera à grandir, s’il demeure ouvert, tolérant, à l’écoute, et  capable  de susciter toujours le débat avec les comoriens de  l’intérieur et de sa diaspora.

Le parti RADHI, ses militants et ses sympathisants se félicitent donc de la participation massive de la diaspora comorienne, notamment en Région parisienne, toute catégorie sociale confondue, et s’engagent à consolider et amplifier cette force née de ce rassemblement. Le RADHI s’engage également à relever les défis avec clarté, lucidité et sérénité afin de promouvoir au comorien partout où il se trouve un cadre de vie harmonieux et préserver la paix et la cohésion sociale.

Le Parti RADHI et ses sympathisants vous réitèrent leurs chaleureux remerciements et comptent sur votre engagement pour construire ensemble les Comores.

Nous donnons rendez-vous aux Comoriens de Marseille dimanche prochain, 2 novembre, pour un meeting qui se tiendra dans la salle Les Dauphins au 85 boulevard de Casanova 13014 Marseille, à partir de 14h00.

Ensemble construisons les Comores.

Le Parti RADHI en France

Le Secrétaire Général du parti RADHI promet à la diaspora le droit de vote en 2016

 « Reconstruire les Comores », tel est le projet du parti politique Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré (RADHI), fondé par l’ancien ministre Houmed Msaidié et d’autres leaders de la politique comorienne le mois de mai dernier. Les leaders du RADHI ont tenu un meeting ce dimanche 26 octobre au Palais des Congrès à Montreuil en région parisienne. L’objectif de cette manifestation était d’exposer le projet du parti à la diaspora comorienne de France.

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Les femmes sont venues nombreuses

 

La diaspora était au rendez-vous ! Environ 1000 personnes ont répondu à l’appel du parti RADHI (Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré). Un meeting initié par les partisans de ce parti politique a eu lieu dimanche dernier dans la ville de Montreuil en présence du président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis, Stéphane Troussel et d’Ibrahim Dufriche-Soilihi, premier adjoint au Maire de Montreuil. Le Secrétaire Général du RADHI ainsi que d’autres membres fondateurs (Mihidhoire Sagaf, Abdou Soefo, Ali Abdallah) ont fait le déplacement depuis les Comores pour venir présenter leurs idées et leurs engagements à la communauté comorienne de France.

Après la lecture du Saint Coran, marquant l’ouverture de la manifestation, un notable parlant au nom du parti a remercié l’assistance tout en soulignant que la diaspora comorienne de France contribue en grande partie au développement des Comores. Il a affirmé également que « cette diaspora réalise des actions que le gouvernement devrait accomplir ».

Houmed Msaidié

Houmed Msaidié

L’hymne national « WUDZIMA WA MASSIWA » a retenti dans la salle annonçant la prise de parole du Secrétaire Général du RADHI, Houmed Msaidié. Il a commencé son allocution en rappelant au public la tenue des élections législatives en janvier 2015. Cet ancien ministre de l’énergie a abordé en premier lieu le problème qui est d’actualité aux Comores : le manque d’eau et d’électricité qui frappe l’archipel. Selon lui, c’est un obstacle qui freine le développement du pays et accélère la pauvreté. Il a fait appel au gouvernement pour trouver une solution rapide afin de sortir le pays de la crise.

Houmed Msaidié a également évoqué la question des infrastructures routières. Il estime que les routes aux Comores ne sont pas en bon état même s’il a admis qu’une partie non-négligeable des localités a été raccordée. L’ancien ministre des transports et du tourisme a souligné la hausse des prix des billets de transports aériens. Il a indexé le coût très élevé des taxes aéroportuaires qui se distribuent entre l’ASECNA, l’AIMPSI et COM’AIR Assistance. Pour lui, ces taxes sont en grande partie à l’origine de cette hausse des prix. « Nous devons développer le tourisme dans notre pays et permettre la création de micros entreprises », a-t-il déclaré.

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La première rangée

Au cours de son discours, le secrétaire général du parti RADHI promet à la diaspora de voter en 2016 lors des élections présidentielles prévues aux Comores. « Je vous affirme que la loi portant le droit de vote de la diaspora a déjà été votée à l’Assemblée. Pourquoi n’est elle pas promulguée ? Nous ferons tout pour que vous puissiez voter en 2016  » a-t-il avancé. Chose rare dans les meetings de ce genre, le parti RADHI a décidé de donner la parole au public. Diverses questions portant sur l’éducation, la santé, la justice, les finances.… ont été posées par l’assistance. Un dossier portant un projet sur l’hôpital El-Maarouf a été remis au Secrétaire Général du RADHI par les membres du mouvement « RILAMHA » présents dans le meeting. Houmed Msaidié a affirmé avoir pris en compte les doléances et a promis d’étudier le dossier avant de donner une réponse.

Les participants n’ont pas tardé à réagir par rapport au discours du Secrétaire Général de ce parti. « Msaidié est conscient des difficultés qui touchent notre pays d’après le discours qu’il a prononcé et nous espérons qu’il tiendra les promesses qu’il a faites », affirme Ahmed Mohamed, un citoyen présent dans la manifestation. Néanmoins, Harmia Djabir, une participante dit être déçue de l’allocution de Houmed Msaidié et déclare que : « C’est regrettable que le Secrétaire Général d’un parti politique, qui prévoit d’être candidat aux élections présidentielles a omis d’évoquer la question de Mayotte. J’estime que c’est une question cruciale car les Comores ont perdu des milliers d’habitants à cause de ce visa Balladur ».

Dans son projet, le parti RADHI prévoit de « consolider l’état de droit, préserver l’intégrité territoriale, valoriser les efforts de la diaspora, mieux gérer les finances publiques, lutter contre la pauvreté et les inégalités, construire les structures du développement et enfin diversifier les sources de développement ».

Houmed Msaidié et la délégation du parti RADHI prévoient de continuer le chemin vers Marseille où doit se tenir un autre meeting le dimanche 2 novembre 2014.

 Natidja Hamidou

Les tirailleurs comoriens à l’honneur dans l’oise

Les tirailleurs comoriens à l’honneur dans l’oise

Des enfants comoriens chantent les hymnes nationaux

Des enfants comoriens chantent les hymnes nationaux

C’est comme si on avait oublié depuis longtemps que des Comoriens, sujet de l’empire français depuis 1843 pour Mayotte et 1912 pour le reste de l’archipel, avaient participé à la Première guerre mondiale. Certains sont morts et enterrés en France, d’autres sont revenus dans leur pays et ont disparu pratiquement tous dans l’indifférence générale.

À l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale et après des recherches qui ont été menées surtout à Mayotte, notamment par un professeur d’Histoire-géographie, Pascal Marcilloux (doc aucune autorité n’a cité le nom, malgré le travail accompli depuis 2010), les autorités françaises ont décidé d’organiser une journée de commémoration pour rappeler l’action des soldats comoriens pendant la Première guerre mondiale.

Les deux États ont mis à la disposition des Franco-comoriens qui le souhaitaient des cars pour les amener dans l’Oise participer à la manifestation. Ils furent nombreux à être présents pour cet événement.

La cérémonie a commencé à vers midi à Ourscamps, en présence d’une demi douzaine de gendarmes français, des trois officiers comoriens qui ont défilé le 14 juillet aux Champs-Élysées, du préfet de l’oise et du Directeur de Cabinet, chargé de la défense, Hamada Madi Boléro. Le Secrétaire d’Etat français, chargé des Anciens combattants, Kader Arif, annoncé depuis plusieurs jours n’étaient finalement pas présent, mais représenté. L’Ambassadeur des Comores en France n’était pas présent non plus. Il serait parti le matin même pour les Comores et n’était pas représenté dans ces cérémonies.

Plaque dévoilée à Cuts (oise)

Plaque dévoilée à Cuts (oise)

Après les hymnes nationaux superbement chantés par des enfants comoriens et une jeune femme d’origine antillaise, les autorités ont déposé des gerbes de fleurs sous la plaque où sont inscrits les cinq noms de soldats d’origine comorienne « morts pour la France ».

Les gens se sont ensuite déplacés vers Cuts où une autre plaque a été dévoilée. Une vingtaine de noms de Comoriens « morts pour la France » y sont inscrits.

Enfin, c’est devant la mairie de Cuts que les officiels ont prononcé des discours qui ont mis l’accent sur les liens entre les deux pays, avant la remise de la légion d’honneur au Directeur de cabinet du Président Ikililou.

Mahmoud Ibrahime 

Droits des étudiants comoriens à la Réunion : conférence de Me Mihidhoiri

Droits des étudiants comoriens à la Réunion : conférence de Me Mihidhoiri

aecr2Les associations GYK (Génération Ya Kweli) et AECR ( Association des Etudiants Comoriens à la Réunion) ont organisé une conférence-débat le 28 juin dernier au CROUS de la Réunion pour informer les étudiants comoriens présents dans cette île française de leurs droits en matière de renouvellement du titre de séjour, de changement de statut, de travail et de recours en cas de refus de délivrance de titre de séjour. Maître Mihidhoiri Ali, avocat d’origine comorienne établi dans l’île était le conférencier principal.

La conférence a commencé par une présentation de la GYK (Génération Ya Kweli) faite par la Trésorière Générale de cette nouvelle association qui a affirmé que ses principaux objectifs ne sont que sociaux : « venir en aide à la population démunie». 

En effet selon le conférencier, l’étudiant a le droit de travailler à hauteur de 60% de la durée légale. Ce qui signifie qu’il ne doit pas atteindre le barème de 35 heures par semaine. Il ne devrait pas dépasser 964 heures par an. Sa rémunération ne doit pas être supérieur à 1,5 fois le SMIC. Sont exclus les doctorants. Ces derniers peuvent demander une dérogation auprès de la préfecture leur donnant le droit à travailler conformément à la durée légale. L’avocat a rappelé cependant qu’un récépissé n’autorise pas l’étudiant à travailler.

S’agissant du renouvellement du titre de séjour, Maître Mihidhoiri a affirmé au public que, conformément à la loi française, les étudiants qui sont dans un cursus de longues études peuvent demander ou renouveler des titres de séjour pluriannuels (2 à 4 ans). Il affirme qu’un changement d’orientation peut donner droit à un renouvellement de titre de séjour si et seulement si il est cohérent avec la formation initiale.

En ce qui concerne le changement de statut pour un couple d’étrangers voulant renouveler leurs titres de séjour au terme d’un statut privé, il leur est nécessaire de procéder à la démarche du regroupement familial sur place ou à l’étranger. Ils doivent justifier de ressources ainsi que d’une habitation répondant aux normes mentionnées par la loi. Au cas où le couple est mixte (étranger (e)/ français (e)), l’avocat parle d’une « diarrhée législative » ; du fait que les amendements opérés sur les lois qui touchent ce sujet semblent innombrables. Le couple doit en gros justifier d’une communauté de vie avec les justificatifs de domicile (bail du loyer, factures…), d’un compte commun, d’avis d’imposition, d’un certificat de mariage, etc.).

Dans le cas d’une demande au titre de parent, ce dernier doit justifier du fait qu’il pourvoie à l’entretien et à l’éducation de l’enfant en question. Dans le cadre d’une vie commune, il y a là « une présomption » selon toujours notre intervenant. Il suffit alors que les ou le parent en atteste en mettant en avant ‘’une affection d’un parent envers son enfant’’.

S’agissant du droit commun, l’étudiant qui décroche un travail dans un territoire français est astreint à attendre que son employeur fasse les démarches : émission d’annonce auprès du pôle emploi. Et si après deux semaines aucun citoyen français ne s’est présenté, ce service délivrera une attestation lui permettant de compléter les dossiers du poste en question pour la préfecture. Maître Mihidhoiri appelle cela « le parcours du combattant ». Car, si on arrive à vaincre par miracle les chômeurs inattentifs et impatients, cela ne suffit pas. Le patron doit pouvoir convaincre sur dossier l’administration. Le titre de séjour sera délivré en fonction du contrat.

Le statut d’étudiant étranger le plus favorable est celui de travailleur, obtenu après le niveau master, qui est en cohérence avec sa formation. Celui qui en bénéficie peut avoir soit la carte de compétence talent (C.T) soit la carte scientifique comme le cas de ceux qui travaillent à l’université. Entre la fin d’études et le temps de décrocher une embauche, le futur employé peut demander l’APS (autorisation provisoire d’un séjour). Cela ne dépasse pas 6 mois.

En ce qui concerne le dernier point de l’intervention, l’expert a montré les raisons qui pourraient être à l’origine d’un refus d’une telle ou telle demande ainsi que les solutions. En somme, pour le statut d’étudiant, un refus peut être émis par l’administration compétente quand l’étudiant ne répond pas à son unique tâche. Pour les autres statuts, la seule chose qui pourrait être gênant c’est la détérioration du statut lui accordant ce titre. Donc les solutions sont : faire recours à la justice administrative si l’on croit qu’on est fondé à le faire. Sachant que la victime n’a qu’un mois pour faire ce recours. Il doit écrire à l’autorité compétente pour lui demander d’annuler la décision en attendant la délibération du juge administratif.

Amir MOHAMED

Le Président de la FCC à Paris

Le Président de la FCC à Paris

Ce samedi 29 juin, Mohamed Saïd Abdallah Mchangama (MSAM), Président de la Fédération des Consommateurs Comoriens (FCC), de passage en France après le sommet de l’ICANN à Londres (http://www.mchangama.com/?p=622), a rencontré les membres de la Fédération des Consommateurs Comoriens en France (FCC-F) en région parisienne.

La présidente de FCC-F, Naïma Mdoihoma a invité MSAM à venir apporter aux membres de son association les nouvelles sur les combats des consommateurs comoriens.

À l’aide d’un document projeté, MSAM est revenu sur la définition de ce qu’est un « consommateur » en s’appuyant sur la définition de l’OHADA. Il a ainsi montré que le consommateur est pour le moment vu par cette organisation panafricaine comme une personne physique qui reçoit ou utilise un produit dans le cadre privé et familial. Mais, au-delà de cette définition qui n’est pas la même partout en Afrique, le Président-fondateur de la FCC a montré que le consommateur se place nécessairement dans le cadre d’un combat et qu’il doit donc considérer comme un impératif l’apprentissage et la formation.

Les membres de la FCC avec Mchangama

Les membres de la FCC avec Mchangama

A partir de cette réflexion, MSAM est revenu sur des thèmes qui lui tiennent à coeur depuis un certain nombre d’années comme la mise en place de normes de référence dans tous les domaines, aussi bien dans le commerce (mise en place et contrôle des mesures, indication des prix…), mais aussi dans l’administration ou l’éducation où les diplômes sont tellement galvaudés qu’on ne sait plus qui est véritablement capable d’exercer certaines fonctions. L’objectif reste pour lui de refuser le poids des villages, des familles et surtout du nkalizi ou l’éloquence en public qui vise à s’imposer par la tromperie.

Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les plus compétents ne devaient pas avoir peur d’entrer dans le combat ou de dénoncer mais qu’ils ne peuvent se contenter de dénoncer et qu’ils doivent s’engager dans la mise en place de critères par lesquels on peut juger la valeur des compétences et du travail accompli. Pour lui, c’est par le recours à des critères, à des normes que les jeunes cadres peuvent se différencier de ceux qui n’ont aucune formation mais veulent quand même s’imposer par d’autres mécanismes.

La FCC-F existe depuis à peu près un an, et depuis quelque mois comme association sous statuts « loi 1901 ».

Mahmoud Ibrahime

Houmed Msaïdié : « il faut regrouper un maximum de partis autour d’impératifs de développement »

Houmed Msaidie : « il faut regrouper un maximum de partis autour d’impératifs de développement »

Houmed Msaïdié, ancien député, ancien Ministre

Houmed Msaïdié, ancien Ministre

Les anciens ministres Houmed Msaidié, Kamar Ezzamane et leurs amis ont lancé ce samedi 24 mai un nouveau parti : le RADHI (Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré). Les organisateurs affirment avoir réuni près de 5000 personnes au foyer des femmes de Moroni, trop petit pour accueillir tout le monde. Du coup, selon certains témoignages, il y avait autant de monde dedans qu’à l’extérieur. Le Secrétaire Général du nouveau parti, Houmed Msaidié, a accepté de répondre aux questions de la rédaction de Mlimengu.

Mlimengu – Vous avez mobilisé un grand nombre de Comoriens au Foyer des Femmes samedi dernier pour l’AG constitutive de votre nouveau parti, vous attendiez-vous à un tel succès ? Comment l’expliquez-vous ? 

Houmed Msaïdié – Cela fait des années que nous sommes sur le terrain et que nous nous battons pour tout ce qui touche la vie quotidienne de nos concitoyens, c’est pour cela que nous avons pu mobiliser autant. Nous sommes donc satisfaits. Ce fut un plaisir de voir autant de monde, plus de 5000 personnes venues assister à notre Assemblée Générale constitutive.

Mlimengu – Certains ont dit que c’étaient essentiellement des gens du Mbude et ont donné à ce rassemblement un caractère régionaliste…

Houmed Msaïdié – Qu’ils sachent que j’en suis fier ! Un homme politique qui n’a pas un fief ne peut pas s’imposer sur la scène politique. Que des citoyens qui m’ont élu à trois reprises député pour les représenter à l’Assemblée Nationale (les habitants du Mbude, et ceux du Mitsamihuli en plus pour la troisième fois) soient avec moi pour un tel événement, je ne peux qu’en être fier. Je vous avoue que cela m’a fait plaisir. Ils représentaient environ un tiers des présents. Et s’ils n’avaient pas été là ? Les mauvaises langues auraient alors dit : « Il n’est même pas capable de mobiliser dans son fief ». Et bien, ils étaient présents et j’en suis heureux !

 

AG du Parti RADHI (Ph. Oustadh Padré)

AG du Parti RADHI (Ph. Oustadh Padré)

Mlimengu – Pourquoi un nouveau parti au lieu de recomposer le paysage et ainsi réduire le nombre de partis qui est encore trop élevé ?

Houmed Msaïdié – Il faut avoir en tête que les leaders qui étaient dans cette Assemblée Générale représentaient quatre mouvements ou partis politiques. Et nous avons discuté, au total avec huit partis politiques, mais seulement quatre ont répondu à notre appel. Donc, nous n’avons pas ajouté un parti, nous avons diminué le nombre ! Mais, nous n’allons pas nous arrêter là. Nous pensons qu’il faut regrouper un maximum de partis autour d’impératifs de développement. RADHI regroupe quatre partis existant et vise à en regrouper d’autres.

Mlimengu – Quelles sont les grandes lignes des idées de ce parti ? En quoi diffère-t-il des autres partis ?

Houmed Msaïdié – Nous voulons un parti pragmatique, avec des idées qu’on peut mettre en pratique rapidement.

Par exemple nous pensons qu’il faut réduire le train de vie de l’État et le rendre crédible auprès des citoyens. Il y a un train de vie inacceptable. On ne peut pas comprendre que le Président ou les ministres restent si longtemps à l’extérieur, à tel point que dans les conseils des ministres on n’a parfois que quatre ou cinq ministres parce que les autres sont en voyage. Le président ne devrait faire que trois voyages obligatoires : à l’Assemblée Générale de l’ONU et aux deux sommets de  l’Union Africaine que nous voulons renforcer pour en faire une fédération de type Union européenne. Le président pourrait également se rendre à l’extérieur pour signer des contrats importants qui apportent des bénéfices au pays. Il n’y a pas de raison que le président se déplace plus de huit fois dans l’année.

Nous voulons donner une importance particulière à la Justice. Cela passe par la désignation de magistrats conscients de leur rôle et décidés à travailler correctement. C’est pourquoi nous proposons de rendre plus libres ces magistrats en associant les élus de l’Assemblée de l’Union à leur désignation. Le Président de la République pourrait ainsi soumettre une liste à l’Assemblée qui la validerait ou non. Les deux instances pourraient aussi, sous le contrôle du Conseil de la Magistrature, engager une procédure pour démettre un magistrat qui a failli à sa mission.

L’éducation doit aussi être parmi nos priorités. Nous voulons qu’au niveau de l’enseignement secondaire, on puisse initier les jeunes à des métiers afin que s’ils sortent du système scolaire trop tôt, ils puissent exercer un métier. Au niveau universitaire, nous devons privilégier la recherche fondamentale basée sur notre environnement et arrêter de fonctionner comme une université d’un grand pays développé tout en mettant sur les places publiques de plus en plus de chômeurs.

On pourrait par exemple développer le tourisme, en comptant sur nos propres potentialités. Cela pourrait résoudre en partie le problème du chômage des jeunes.

 

Mlimengu – Quelle est votre position sur la question de l’île comorienne de Mayotte ?

Houmed Msaïdié – Nous espérons fortement que lorsqu’il sera ici cet été, François Hollande engagera les trois parties dans un véritable processus de réconciliation et de règlement du conflit franco-comorien. Et cela passe nécessairement par la suppression du « visa Balladur ».

 

Foyer des Femmes plein (source facebook Radhi)

Foyer des Femmes plein (source facebook Radhi)

Mlimengu – Pensez-vous pouvoir participer aux prochaines élections ? Pour les présidentielles, quel sera le processus de désignation de votre candidat ?

 

Houmed Msaïdié – Nous comptons participer aux prochaines élections et cela à tous les échelons. En ce qui concerne le mode de désignation de notre candidat aux prochaines élections présidentielles, nous allons instituer  un système de primaires, un système démocratique qui puisse permettre aux militants de désigner leur candidat, s’il y a plus d’un candidat à la candidature.

 

Mlimengu – Votre parti est-il représenté dans la diaspora ?

Houmed Msaïdié – Oui, nous sommes représentés en France. Tous ceux qui veulent nous rejoindre doivent contacter Mme Aniami Mchangama, en région parisienne. C’est une femme volontaire, une femme de conviction, militante du Parti socialiste en France et qui est chargée de mettre en place les structures du parti RADHI en France.

Non seulement nous sommes représentés dans la diaspora, mais nous avons également intégré dans nos statuts la représentation de celle-ci et nous allons soutenir d’une manière claire et avec force les revendications de la diaspora dans les questions cruciales comme celles de son droit de vote ou de ses déplacements vers la mère-patrie.

Nous allons aussi engager un dialogue avec la diaspora pour qu’elle diversifie son investissement au pays dans des secteurs porteurs comme le tourisme et ne pas mettre toutes ses capacités d’investissement uniquement dans les produits de consommation liés au grand-mariage.

propos recueillis par Mahmoud Ibrahime et Idjabou Bakar

MOINAECHA DJALALI, candidate de l’Ump en 2016 ?

MOINAECHA DJALALI, candidate de l’Ump pour 2016 ?

MoinaechaDjalali

Moinaecha Djalali, candidate aux élections présidentielles des Comores en 2016

Le symbole est cruel, la démarche ahurissante et le tout révélateur d’une culture politique défaillante dans laquelle méconnaissance, désinvolture et ego surdimensionné conduisent a des situations intolérables.

Stirn, defenseur de « Mayotte francaise » en conférencier émérite sur 2016 !

Pour peu que l’on s’intéresse à l’histoire des Comores, voir le nom d’Olivier Stirn associé de nouveau à l’archipel doit irriter plus d’un. Et en animateur de conférence le 28 mai sur les élections présidentielles de 2016 aux Comores, encore plus ! Il n’est autre que le Ministre de l’Outre-mer en exercice sous Giscard en 1974. Autant dire l’homme chargé de défendre « Mayotte française », malgré une indépendance négociée. Un de ceux qui méritent incontestablement un statut aux yeux des « soroda » a Mayotte. Près de 40 ans après, le patriarche sort de sa paisible retraite dorée pour contempler admirablement son oeuvre, raviver la mémoire d’une plaie béante et rappeler au passage aux Comoriens que « l’eau, l’électricité et l’économie » demeurent encore et toujours les principales préoccupations de leur existence. A moins que l’associé d’Edifice capital, un fond d’investissement travaillant essentiellement en Asie et en Afrique opére un investissement à court terme.

 » Ye tarehi ndo hakim » clamait Ali Soilihi. Alors les combattants et militants pour l’indépendance apprécieront le recours à une icône de la France conservatrice, colonialiste pour parler des Comores actuelles.

Un bon pied de nez à contre courant de l’histoire. Surtout à l’heure où des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent et militent pour des hommes et femmes politiques ardents défenseurs des intérêts nationaux et peu suspects d’accointances avec des forces extérieures.

Or, une conférence au siège de l’UMP à Paris pour une candidate déclarée tend à corroborer la thèse inverse : le cordon ombilical n’est pas rompu.

 

Moinaecha, candidate décomplexée de l’UMP pour 2016

Pendant que d’autres présidentiables sillonnent les villes de France à la rencontre de la diaspora pour des opération séduction  » je t’aime-moi non plus » ( Sambi, Mahamoudou CBE, Fahmi Said Ibrahim, Kiki, Idi Nadhoim…) Moinaecha Djalali surprend tout le monde. Elle invite le tout Paris, ou plus exactement le tout « Mbeniconnect » à sonner le rappel à « toutes fins utiles » pour assister à une conférence dont elle est la principale invitée mardi 28 mai, rue Vaugirard. Orchestrée par le conseil National des Français pour la diversité la conférence porte sur les enjeux des élections présidentielles de 2016.

Ainsi, Moinaecha Djalali, candidate décomplexée de l’UMP assume pleinement sa stratégie d’afficher ostensiblement sa proximité non seulement idéologique mais aussi de se prévaloir d’un soutien patent d’une UMP  » majoritaire dans le pays depuis les dernières municipales ».

En effet,  » notre soeur/nièce, femme industrielle de son état, (…) semble jouir d’une sympathie toute particulière de la part (…) d’un grand parti de gouvernement de France » affirme un ex-soilihiste des premières heures apparemment ayant perdu ses illusions d’antan.

D’ailleurs, lors des élections municipales, la femme d’affaires avait rencontré la chef de file de la droite parisienne, Nathalie Kosciusko-Morizet. Ce faisant, elle devient l’héritière d’une vieille tradition d’une partie de la diaspora de la capitale, soutien inconditionnel de la chiraquie. La conférence n’est qu’un renvoi d’ascenseur.

Mais de là à ériger le siège de l’UMP en salle de lancement de campagne et des amis de Copé en concepteurs du projet de sociéte pour les Comores, il y a un pas à ne pas franchir.

 

Conférence ou investiture ?

La question mérite d’être posée, tant l’opération prend des allures de mise en scène. Le Conseil National des Français pour la Diversité endosse le rôle de manager, convie  » les différentes presses (écrites et télévisées) nationales et internationales » pour donner une dimension et une stature internationale à la candidate. Un peu comme une investiture officielle donc solonelle.

Autrement, une telle débauche d’énergies serait difficilement compréhensible si les « enjeux des élections présidentielles aux Comores » se réduisaient au tryptique : eau, électricité et économie. La conférence perd de sa pertinence et la médiatisation son intérêt. Juste au moment où d’autres prétendants à Beit-Salam s’évertuent à enchanter le rêve comorien avec « Comores, futures Qatar sous les cocotiers ». Car, il est bien vrai que ce n’est pas le patriarche Stirn, jeune loup des années 70 qui attire les projecteurs. Si vraiment, les élections en Union des Comores intéressait l’UMP, le casting aurait été autre.

Est-ce que le monde est sérieux? Ou est-ce qu’on veut nous faire croire que le slogan « Paris est magique » est devenu le sésame pour entrer à Beit-Salam ?

BAKARI Idjabou

Rohff en garde à vue

Le rappeur français d’origine comorienne, ROHFF est en garde à vue depuis hier soir. Il aurait participé à l’agression d’un jeune de 19 ans responsable de magasin qui distribuait des articles de BOOBA.

Rohff

Le rappeur Rohff

Le jeune homme agressé a été admis à l’hôpital dans le coma, son pronostic vital était encore engagé ce matin. Mais, l’hôpital vient d’annoncer qu’il est sorti du coma.

Ce jeune homme est une victime collatérale de l’affrontement jusque-là verbal entre les deux rappeurs sur fond d’opérations commerciales. BOOBA vient d’ailleurs d’envoyer un message au jeune homme dans lequel il lui souhaite un bon rétablissement et s’excuse.

ROHFF qui aurait été reconnu par des témoins et par des caméras de surveillance a décidé dès hier soir, sur les conseils de son avocat, de se rendre au commissariat pour s’expliquer. Il était toujours en garde à vue ce matin.