Elections municipales en France

Halidi Allaoui : un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et fraternelle

Me Halidi Allaoui, candidat sur la liste PS à Villiers le Bel

Me Halidi Allaoui, candidat sur la liste PS à Villiers le Bel

Halidi Allaoui : un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et fraternelle
Fraichement devenu avocat, Me Halidi Allaoui se lance officiellement en politique en acceptant de figurer sur la liste du Parti socialiste à Villiers-le-Bel. Halidi Allaoui aime les gens et a toujours milité dans le social, ce n’est donc qu’une autre manière de servir ceux qui en ont le plus besoin.
MLIMENGU. Me Halidi Allaoui, vous êtes sur la liste du maire sortant à Villiers le Bel, pourquoi ce choix ?
Effectivement, je n’ai pas hésité un seul instant à être candidat aux prochaines élections municipales en figurant sur la liste « A Villiers le Bel, osons l’avenir », conduite par le Maire sortant PS,  Jean Louis Marsac et soutenu par plusieurs partis de gauche : PS, PCF, Front de Gauche, PRG et MRC.
Villiers le Bel est une ville qui n’est pas facile à gérer et qui présente des défis importants à relever dans les années à venir. Elle n’a surtout pas besoin de  politique politicienne et d’un programme improvisé et irréaliste. Elle doit donc continuer à être gérée par un Maire de proximité, expérimenté et lucide, accompagné d’une équipe diversifiée, également expérimentée et entièrement dévouée à sa  ville et à l’ensemble de ses habitants.
Il importe de préciser que Jean Louis MARSAC a aussi réussi à me convaincre rapidement dès qu’il m’a exposé les grandes axes du programme électoral de sa liste  tout en insistant sur le projet éducatif global, parce que je m’intéresse particulièrement aux  questions d’éducation des enfants de Villiers le Bel.  Je suis fier d’être à ses côtés et de contribuer à son noble combat : continuer à tirer notre ville vers le haut.
MLIMENGU. Que pensez-vous pouvoir apporter à votre ville ?

Tous ceux qui me connaissent bien ou ont eu l’occasion de me côtoyer savent que partout où je passe je fais de mon mieux pour être utile. Cela est naturel et normal pour moi.
Donc, depuis mon arrivée à Villiers le Bel, mon apport n’est pas négligeable notamment dans les domaines sportif et éducatif. Du moins, je le pense.
A titre d’illustration, je consacre bénévolement certains de mes week-end à notre équipe de hockey afin de faciliter ses déplacements et l’organisation des tournois. Je l’ai aussi fait,  il y a quelques années, avec l’équipe de hand-ball.
Actuellement,  je suis  Président de l’association des parents  d’élèves et élu au CA (Conseil d’Administration) d’un collège de la ville.
Et jusqu’en décembre dernier, j’étais Administrateur départemental chargé du secteur de Villiers  le Bel d’une des grandes fédérations des parents d’élèves de France.
Mon ambition est de poursuivre mon investissement dans ma ville et ce, dans plusieurs domaines tout en lui donnant une autre dimension.
MLIMENGU. Depuis quand militez-vous dans le PS ? Pourquoi ce parti et pas un autre ?

Comme j’aime dire «  Un homme responsable est celui qui assume ses actes et défend haut et fort ses convictions ».

Officiellement c’est depuis 2007 que je suis devenu militant même si ce n’est pas continu. Mais j’ai toujours été proche de ce parti. Car non seulement, je ne supporte pas les injustices mais  je suis un adepte du combat des personnalités  comme Jean JAURES et François MITTERAND : un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et fraternelle.
MLIMENGU. Quels sont les principaux thèmes de campagne de votre liste ?
 
Les quatre  priorités  qui guideront notre action sont : l’éducation, le logement et cadre de vie, le respect et le comportement citoyen et l’emploi et le développement économique.
 
MLIMENGU. Vous êtes devenu avocat depuis cette année, est-ce que l’exercice de ce métier vous fait toujours rêvé ?
 
Je ne rêve plus depuis que mon projet professionnel est devenu réalité. Je veille surtout à ce que mes épaules restent solides (Rires).
 
MLIMENGU. Si vous êtes élu, aurez-vous encore le temps d’exercer pleinement cette passion et de siéger en conseil municipal ?

J’ai l’habitude de cumuler plusieurs responsabilités. C’est une question de volonté et de bonne organisation.

Propos recueillis par Mahmoud Ibrahime

Mohamed Itrisso : MILITANT UN JOUR, MILITANT POUR TOUJOURS !

Itw Mohamed Itrisso :

MILITANT UN JOUR, MILITANT POUR TOUJOURS !

Mohamed Itrisso a 38 ans et déjà une longue vie de militant derrière lui. Il est responsable associatif et dirigeant départemental du PCF13. Il a été désigné par le PCF comme candidat aux prochaines élections municipales sur la liste du Front de Gauche dans le 13e et le 14e arrondissements de Marseille (secteur 7). 

DrapItrisso

Mohamed Itrisso, candidat du 7e secteur à Marseille

Mlimengu. Mohamed Itrisso, vous êtes candidat du Front de Gauche dans le 7e secteur de Marseille, qu’est-ce qui vous motive dans ces élections ?

J’ai fais le choix de m’engager car ceux qui sont actuellement en poste, ont tendance à nous oublier au lendemain des élections et cela ne peut pas durer éternellement. J’aspire à ce que les choses changent vraiment et que nos mots et maux soient pris en compte, mais pour cela nous nous devons d’être au cœur des instances décisionnaires pour que les oubliés d’hier ne le soient plus.

Mlimengu. Comment avez-vous été désigné ?

J’ai été désigné chef de file par mes camarades de la section PCF du 14e arrondissement pour être candidat sur la liste Front de Gauche conduite par Samy Joshua, une grande responsabilité que j’ai accepté d’assumer en me rendant sur le terrain chaque jour.

Mlimengu. Depuis quand militez-vous dans le PCF ? Pourquoi avoir adhéré à ce parti ?

Je milite depuis plus de 20 ans au sein de structures humanistes et des droits de l’homme, contre les inégalités et injustices sociales. Mon adhésion a ce parti s’est fait très naturellement par rapport aux luttes, les valeurs de solidarité et surtout pour la proximité avec des personnes en difficulté.

Mlimengu. On ne vous a pas vu sur la scène des Docks lors de la Grande Messe de certains candidats d’origine comorienne. Pourquoi ?

Je n’ai pas adhéré au projet du collectif qui en réalité n’existe pas.  J’ai participé à quelques réunions ou aucune projection sur l’avenir n’était proposée malgré mes relances à ce sujet. Seule réponse :  » Nous voulons des élus d’origine comorienne pour défendre les intérêts de la communauté, pour dénoncer et combattre ceux qui la dénigre ».

Je n’ai pas attendu ce collectif pour militer, dénoncer et lutter contre tous ceux qui stigmatisent la communauté  comorienne et toutes les autres.

Mlimengu. Que pensez-vous des candidats sans parti qui se baladent entre la gauche et la droite selon leurs intérêts ? ou ceux qui changent de parti parce qu’ils n’ont pas eu des satisfactions personnelles ?Pour moi c’est un vrai problème de convictions et de légitimité. Cela va à l’encontre des vrais militants, qui œuvrent pour l’intérêt générale et non pour une place ou des intérêts carriéristes.

Je ne conçois pas la politique comme un métier ou une source de revenu mais un devoir citoyen au service du bien commun.

Mlimengu. Que pensez-vous pouvoir apporter à votre ville Marseille et au 13e et 14e arrondissement ?

J’espère répondre à la confiance de celles et ceux qui feront que demain je sois élu, pour porter la voix des invisibles, ceux qui vivent au quotidien la précarité, la misère sociale et qui subissent toutes les formes de discriminations de tous genres au plus haut niveau de la municipalité. Faire bouger les lignes au sein des instances décisionnaires pour que les citoyens soient consultés et décident aussi de leur devenir. Car nous sommes riches de femmes et d’hommes compétents dans nos quartiers mais certains, comme le maire sortant au pouvoir depuis 18 ans, ont fait le choix de nous oublier, en nous sacrifiant pour satisfaire leurs amis du privé et de la finance.

Je veux et serai un élu de terrain  pour que le peuple se réapproprie la politique et le pouvoir qui doit être le sien, afin que le vivre ensemble soit le fondement du nouveau Marseille. Il faut que l’on mette en lumière la richesse multiculturelle de Marseille, cette belle mosaïque qui n’existe nulle part ailleurs.

Propos recueillis par Mahmoud Ibrahime

Marie Simati : « JE SUIS POUR UN ENGAGEMENT POUR DES IDEES ET NON POUR DES PERSONNALITES »

« JE SUIS POUR UN ENGAGEMENT POUR DES IDEES ET NON POUR DES PERSONNALITES »

Marie Simati

Marie Simati

Née à Mavingouni et chtie d’adoption, depuis 1994, Marie Simati a fait ses classes dans le fief de Michel Delebarre à Dunkerque, avec Jean Le Garrec pour mentor. Passionnée de politique, militante associative dévouée, elle a su s’imposer et se faire un nom sur la scène politique locale. Economiste de formation, travailleur social infatigable, les challenges ne lui font même pas peur. Car sa principale motivation c’est d’« être utile ». Une femme au franc-parler, pour qui « l’humain est au centre de toutes ses actions »

Mlimengu : Marie Simati, vous êtes conseillère municipale sortante, « Saint-Pol en action » n’est pas votre première bataille politique à Dunkerque. Depuis quand êtes vous entrée en politique ?

Marie SIMATI :Je suis conseillère municipale sortante, j’ai été candidate pour la première fois en 1995 sur une liste PS, parti dans lequel, j’avais adhéré un an avant.

Mlimengu : Pourquoi « Saint-Pol en action » et non l’équipe sortante ?

M S : Je suis entrée en politique avec l’idée d’être « utile » aux gens. Et en tant que conseillère municipale, je suis souvent interpellée par mes concitoyens sur différents sujets. J’ai réalisé que ceux qui nous avaient élus ne se reconnaissaient plus dans notre équipe. Au départ, je pensais ne pas me représenter tout simplement. Un camarade socialiste m’a décidée de repartir mais en dehors du PS. Connaissant l’emprise du PS sur le dunkerquois ça pouvait paraître un pari fou. Mais je suis quelqu’un qui aime les challenges donc j’ai accepté.

Mlimengu : Que proposez-vous aux Saint-polois?

M S : Je suis en deuxième position sur les trente cinq candidats qui composent la liste de « Saint pol En action », nous avons d’abord proposé aux Saint-polois de nous dire sous forme de questionnaire, ce qu’ils attendaient de la municipalité, quelles sont leurs priorités … A partir de leur retour, nous avons écrit un programme qui leur ressemble et avons composé une liste dans laquelle chacun peut se retrouver. Nous mettrons l’accent sur leur cadre de vie, la solidarité, le logement et l’emploi. Avec une proposition phare en ce qui concerne logement et mixité, qui est de rendre les dossiers des commissions d’ attribution, anonyme lors des passages en commission.

Mlimengu : Quelle est votre implication personnelle pour la liste?

M S : J’ai l’honneur de composer le ticket de tête de cette équipe. C’est très enthousiasmant, même si je reconnais que sans parti politique derrière vous ce n’est pas facile. J’ai la chance d’être reconnue dans ma commune étant très investie dans le milieu associatif, donc le retour des habitants fait oublier les difficultés liées à la campagne.

Mlimengu : Saint-Pol-Dunkerque est une terre d’accueil des Comoriens, qu’en est-il de leur mobilisation?

M S :Il est vrai que Dunkerque est une ville comorienne quand on connait l’histoire de la diaspora comorienne dans le Nord. Cependant j’ai toujours essayé de faire la part des choses entre mon investissement politique et mon investissement auprès de ma communauté d’origine. Nous sommes deux candidates d’origine comorienne sur la liste. Mais nous n’avons pas cherché à mobiliser de manière intra communautaire les Saint-polois. Je suis secrétaire générale de l’association qui gère la mosquée fréquentée en majorité par les Comoriens. Mais je respecte aussi le fait que certains soutiennent mon ancien parti politique. Cela ne me choque pas car je suis pour un engagement pour des idées et non pour des personnalités. Je souhaite surtout que chacun s’implique car c’est seulement par cette implication que l’on pourra faire évoluer les conditions de tous.

Mlimengu : Quel est votre parcours politique et professionnel?

M S : J’ai toujours été passionnée par la politique et le militantisme en général. Je suis entrée au PS en 1994. Et en 2007, le député de la 12e circonscription du Nord m’avait proposé de le remplacer. Mais le PS dunkerquois s’est rendu compte que j’étais une femme, noire et musulmane. Donc ça ne le faisait pas ( une candidate « blanche » est sorti du chapeau) et surtout, la 12e a été donnée au MRC dans le cadre des accords électoraux. Je suis administratrice de différentes associations et travailleur sociale dans une structure du réseau de la Fondation Agir contre l’Exclusion. Donc je crois qu’on peut dire que l’humain est au centre des toutes mes actions.

Mlimengu : Le Nord est un territoire qui bascule de plus en plus vers l’extrême droite comment y remedier?

M S : Est-ce qu’il ne faudrait pas plutôt dire que le FN est devenu plus visible car je crois que les idées véhiculées par ce parti ont toujours été présentes. Il est vrai qu’avant il était plus facile de voter FN que de se déclarer FN. J’ai toujours pensé et je continue à le penser, le FN perdra du terrain le jour où la société française dans son ensemble s’acceptera telle qu’elle est aujourd’hui, et ce travail d’acceptation doit commencer au sein des instances politiques avant tout. Quand on voit la part de la diversité à l’ Assemblée Nationale et au Sénat, il y a encore beaucoup à faire.

Propos recueillis par Idjabou BAKARI

Amina Mouigni : « l’humain d’abord »

MLIMENGU. Mme Amina Mouigni, finalement la gauche s’unit dès le premier tour à La Courneuve, êtes-vous en place éligible ?
 
Amina Mouigni, Maire-Adjointe à la Courneuve

Amina Mouigni, Maire-Adjointe à la Courneuve

Amina Mouigni. Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir donné la parole en cet instant décisif, à l’approche du premier tour des municipales. J’y  accorde une importance particulière après avoir exercé un mandat de six ans. Oui, la gauche s’unit dés le premier tour, une très bonne chose, pour l’intérêt des Courneuviens. Je suis éligible et j’occupe la huitième place sur la  liste « En avant la Courneuve’’, composée de 39 personnes.

MLIMENGU. Vous étiez maire-adjointe, chargée de la Santé, de quelle action ou activité êtes-vous le plus fière dans le mandat qui s’est écoulé ?
 
Amina Mouigni. En tant qu’adjointe au maire chargée de la santé, avec l’équipe municipale, nous avons réalisé beaucoup de choses dans le cadre du projet construit par les Courneuviens en mars 2008. En ce qui me concerne, je suis fière d’avoir contribué au projet de construction d’un centre de santé à la Courneuve, quand on sait que beaucoup de centres de santé ont fermé. La Courneuve a fait de la santé un défi à relever, même si on sait tous que la santé est de plus  en plus coûteuse, voire  un luxe. Faire bénéficier aux Courneuviennes et Courneuviens d’un centre de santé digne et qui répond aux normes requises, c’est une fierté pour la Municipalité et on peut se féliciter car la tâche n’a pas été facile puisque et a exigé beaucoup de sacrifices pour la mobilisation des fonds.
MLIMENGU. Depuis quand êtes vous au parti communiste et pourquoi avoir choisi ce parti ?
 
Amina Mouigni.J’ai adhéré au parti communiste en 2007. Ce n’est pas un hasard si j’ai choisi ce parti. J’en approuve l’idéologie et c’est par conviction que je suis communiste  aujourd’hui. Je suis humain de nature et les communistes placent l’humain au-dessus de tout. Je sais qu’avec le parti communiste, on peut bouger certaines choses au profit des plus démunis. Je souscris parfaitement zu slogan du Front de Gauche « l’humain d’abord’’.
MLIMENGU. Vous êtes souvent avec le maire sortant, Gilles Poux, dans des actions en direction des Comores, selon vous y a-t-il une contradiction entre votre engagement politique en France et les actions que vous menez en faveur de votre pays d’origine ?
Il est vrai que j’ai souvent mené des actions avec le maire Gilles Poux. Je saisis d’ailleurs cette occasion pour lu remercier pour sa parfaite collaboration et surtout pour la confiance qu’il continue à m’accorder dans mon engagement politique. Il m’a renouvelé cette confiance en me reconduisant sur la liste « En avant La Courneuve’’. Pour être précise par rapport à votre question, je vous dis clairement qu’il n y a pas une contradiction entre mon engagement politique en France et les actions que je mène en faveur de mon pays d’origine, les Comores. Et c’est la raison pour laquelle aujourd’hui, beaucoup d’actions de solidarité en direction des Comores  sont menées par beaucoup d’associations d’origine comorienne installées à la Courneuve. La municipalité a établi une coopération avec plusieurs villes de la Grande Comores. Je suis fière aujourd’hui que moi et mes collègues du ‘’ Collectif des Elus de la Seine Saint-Denis d’origine comorienne dont je suis la présidente, avons été à l’origine de la signature d’un accord de coopération entre les maires de Ngazidja et le Conseil Général de la Seine Saint-Denis, un projet qui porte ses fruits aujourd’hui.
 MLIMENGU. Vous occupiez un poste important dans une ville où il y a de nombreux originaires des Comores, j’imagine que vous étiez très sollicitée ?
 
Oui, vous avez raison mais sachez également que le comorien, de nature, est accueillant et cela ne me gêne absolument pas. Je voudrais préciser qu’avant d’être au service des comoriens, je suis élue par les Courneuviens, toute nationalité confondue, et je sers les Courneuviens y compris les comoriens. Partout où je me trouve, je donne le maximum de moi-même au profit de tous ceux qui me sollicitent. Avant de terminer, permettez-moi de saisir cette occasion pour lancer un appel aux franco-comoriens de la Courneuve pour qu’ils se mobilisent dimanche 23 mars derrière la liste ‘’ En avant La Courneuve’’ conduite par le maire Gilles poux.
Propos recueillis par Mahmoud Ibrahime

Ibrahim Mze : La fidélité à ses convictions est quelque chose de fondamental pour moi

Ibrahim Mze : La fidélité à ses convictions est quelque chose de fondamental pour moi

Ibrahim Mze candidat du Front de Gauche dans le 8e secteur de Marseille

Ibrahim Mze candidat du Front de Gauche dans le 8e secteur de Marseille

Mlimengu. Ibrahim Mze, vous êtes candidat du FG dans le 8e secteur de Marseille, qu’est-ce qui vous motive dans ces élections ?

Ibrahim Mze. La politique menée à Marseille depuis dix neuf ans n’a fait qu’accentuer les inégalités sociales, économiques et territoriales. Et bien entendu, cela a profondément précarisé bon nombre de Marseillais dont ceux qui vivent dans certains quartiers. Alors, pour un réel changement, il faut qu’on s’engage, qu’on soit acteur et non spectateur. Agir et non subir, voilà ce qui me motive.

Mlimengu. Comment avez-vous été désigné ?

Ibrahim Mze. Je suis Secrétaire de la section 15e Nord du Parti Communiste,  Parti dans lequel j’ai toujours milité. Alors, j’ai été désigné par ma section pour être  candidat sur la liste du Front de Gauche, co-listier de notre tête de liste Jean-Marc Coppola. Et je suis en 3e position.

Mlimengu. Depuis quand militez-vous dans le Front de Gauche/PCF ? Pourquoi avoir adhéré dans ce parti ?

Ibrahim Mze. J’ai d’abord milité au Mouvement des Jeunes Communiste depuis 1990. Ensuite, après l’assassinat de notre petit frère Ibrahim Ali par des colleurs d’affiches du Front National en 1995, j’ai rejoint le Parti communiste parce que j’ai été frappé par la forte implication et la mobilisation sans faille de ces hommes et ces femmes appartenant à ce Parti. La lutte contre le racisme et les inégalités a été un moteur essentiel pour mon engagement au sein du PCF.

Mlimengu. On ne vous a pas vu sur la scène des Docks lors de la Grande Messe de certains candidats d’origine comorienne. Pourquoi ?

Ibrahim Mze. Sur cette question, je n’ai pas de leçons à donner parce que chacun agit selon sa conscience, sa perception de l’engagement politique. Je sais seulement que dans les Partis politiques dont nous sommes issus, chacun doit être évalué sur ses compétences, son engagement, son implication. En aucun moment, l’origine sociale ou ethnique ne doit être un faire-valoir pour accéder à une liste, sinon c’est se faire injure soi-même et mettre en gage auprès des politiques la communauté dont on est issu, comme on mettrait un bijou de famille au Crédit Municipal. Voilà comment je conçois l’engagement en politique.

Mlimengu. Que pensez-vous des candidats sans parti qui se baladent entre la gauche et la droite selon leurs intérêts ? ou ceux qui changent de parti parce qu’ils n’ont pas eu des satisfactions personnelles ?

Ibrahim Mze. La fidélité à ses convictions est quelque chose de fondamental pour moi. On ne doit pas se renier. Mais, encore une fois, chacun doit interroger sa conscience.

Mlimengu. Que pensez-vous pouvoir apporter à votre ville Marseille et au 15e et 16e arrondissement ?

Ibrahim Mze. Comme je vous disais, les inégalités se sont creusées. Prenez l’exemple du logement. Nous savons que le logement est un facteur essentiel pour une meilleure intégration sociale, pour préparer l’avenir de ses enfants, or, à Marseille, comme l’emploi d’ailleurs, c’est une véritable catastrophe. La ville a un parc de 60.000 logements sociaux et 30.000 demandes non satisfaites. Devant cette situation grave et urgente, au Front de Gauche, nous disons qu’il faut impérativement repartir la construction des logements locatifs sociaux de façon équitable. Nous pouvons ainsi atteindre un objectif de 25%  dans chaque arrondissement. Nos quartiers souffrent d’autres problèmes notamment celui du transport. Il y a un manque de moyens de transport digne de la deuxième ville de France, pas de Métro ni Tramway pour desservir ces arrondissements. Nous voulons que Marseille change, que cette ville soit à gauche et ce sont les élus du Front de Gauche au Conseil municipal qui pourront influer fortement pour avoir une réelle politique de gauche. Et nous nous battrons bec et ongles contre toutes les inégalités pour apporter des réponses justes aux Marseillais.

Propos recueillis par Mahmoud Ibrahime

Aniami Mchangama : « La reconnaissance de mon engagement »

Aniami Mchangama

« La reconnaissance de mon engagement »

DrapAniami

Aniami Mchangama, conseillère municipale d’Argenteuil (95)

 

A 49 ans, Aniami est une maman comblée, assistante de Direction et Présidente de la Fondation des Étudiants comorien à l’Étranger (FEC). Elle est engagée dans le parti socialiste depuis une dizaine d’années. Elu conseillère municipale d’Argenteuil dans la précédente législature, elle est de nouveau sur la liste de son parti pour les prochaines élections municipales.

 

Mlimengu – Mme Aniami Mchangama, quel sens donnez-vous à votre présence  au sein de la liste du Parti Socialiste à Argenteuil ?

Aniami Mchangama – C’est une reconnaissance du travail que j’ai fourni depuis six ans, la reconnaissance de mon engagement et surtout le résultat de mes convictions qui n’ont jamais vacillées.

Mlimengu – Êtes-vous en position éligible dans cette liste ?

Aniami Mchangama – Il s’agit de la liste sortante, sur 55 colistiers, je suis à la 30e place, donc éligible.

Mlimengu – De quelles activités, réalisés durant le  mandat qui s’est écoulé, êtes-vous le plus fière ?

Aniami Mchangama – Après avoir eu une délégation sur un quartier au début du mandat, je me suis vu confier le développement de la vie associative et le bénévolat.

Argenteuil a un tissu associatif très important. Sur plus de 1 600 associations déclarées près d’un quart est très active.

Je suis particulièrement très fière de l’évolution du Téléthon sur ma ville. En effet, lorsque j’ai eu la charge de cette délégation, en 2010, nous étions à une récolte de dons s’élevant à 24 000€. Nous n’avons jamais cessé d’évoluer positivement, malgré la crise, pour atteindre trois ans plus tard (décembre 2013) plus de 40 000 € sur la ville.

Je pense avoir accompli ma mission en développant un certain dynamisme au sein du tissu associatif qui a donné ce bon résultat au téléthon.

J’en profite pour remercier ces bénévoles qui donnent de leur temps, de leur énergie et de leur savoir pour le bien être des autres.

Aniami

En pleine campagne

Mlimengu – Vous êtes depuis longtemps très active au sein du Parti Socialiste, de quand date cet engagement et pourquoi ?

Aniami Mchangama – Je n’avais que 17 ans lors de la première élection de François MITTERRAND, et je me souviens de l’euphorie de cette époque. Ce sont des périodes qui marquent la vie d’un(e) jeune. Je suis donc naturellement devenue une femme de gauche.

C’est au PS et dans ses valeurs que je me retrouve.

J’ai d’abord œuvré dans le monde associatif, tout en étant sympathisant au PS. J’y suis complétement engagée depuis 2004.

Mlimengu – Vous êtes très active au sein de la communauté comorienne et dans les actions en direction des Comores, pensez-vous comme certains qu’il y a contradiction entre vos activités politiques en France et les actions avec votre pays d’origine ?

Aniami Mchangama – Pourquoi y en aurait-il ? Cette question on ne la pose pas à un Français de souche (blanc de peau). On ne la poserait pas non plus à une personne d’une autre origine qui s’engagerait à apporter son aide aux Comores.

Je suis une élue Française au même titre que Daniel Goldberg, président de l’amitié France-Comores à l’Assemblée Nationale, tous les deux au PS. À lui, on ne lui pose jamais la question sur son engagement envers les Comores.

Les Comores ce sont  mes racines, et comme je le dis souvent, je suis un arbre qui a besoin de ses racines pour tenir debout.

Propos recueillis par Mahmoud Ibrahime

« La politique : une suite logique du militant associatif »

« La politique : une suite logique du militant associatif »

DrapRafick

Rafik Adili Youssouf

Il est né à Moroni, a grandi là-bas mais fait sa vie dans la cinquième île de l’archipel. Militant associatif très engagé dans des causes diverses (Bargoum, Unicef, Action contre la faim, Médecins sans frontière, Amnesty International, comité de soutien …), élu au Comité Central de la SNEF, aujourd’hui, Rafik ADILI YOUSSOUF se lance dans la bataille des municipales. Avec Demain Pour Saint-Marcel-les-Valence, il défend les couleurs de l’UDI sur une liste de la droite républicaine. Technicien en maintenance industriel, père de deux enfants, Rafik préfère s’impliquer dans la vie locale tout en maintenant ses engagements militants pour les Comores et prêt à travailler avec la diaspora Mlimengu : Rafik ADILI YOUSSOUF militant associatif ou homme politique ? Rafik A Y : Je suis avant tout un homme de terrain, un militant de longue date. Depuis les Comores, j’ai monté des associations pour travailler avec le FADC, le PNUD, CEFADER et autres pour préserver l’environnement ou soutenir la vie socio-culturelle. Mais, ici, compte tenu de certaines pratiques que je réprouve, notamment tout ce qui a trait au respect des statuts et de la gestion financière, j’ai préféré m’impliquer dans des organismes humanitaires internationaux ; ainsi je suis membre du bureau départemental d’Amnesty international, adhérent actif d’Action contre la faim, Unicef ou apporter mon soutien à des causes humanitaires pour des droits civiques. Mlimengu : Alors qu’est ce qui a motivé votre présence sur une liste municipale ? R A Y. : C’est une suite logique de mes longues années de militant associatif. Aujourd’hui m’investir dans ma commune, c’est une application concrète des expériences acquises dans le monde associatif au service du plus grand nombre. Et ma présence sur la liste « Demain Pour Saint-Marcel » s’est faite après plusieurs discussions. Lors d’une rencontre avec les Saint- Marcellois, Mme Teyssot, leader de l’opposition municipale, avait montré son intérêt par rapport à mes opinions. Et de fil en aiguille, nous avons parlé des objectifs et des travaux effectués dans l’opposition. Et surtout j’ai tenu à m’impliquer dans une commission pour l’élaboration du projet. Donc, j’ai siègé dans la commission urbanisme, associations et petite enfance. Conditions préalables avant de m’engager sur la liste. Mlimengu : Un militant engagé dans des causes humanitaires et civiques, sur une liste de droite, n’est-ce pas insolite ? R. A Y : Je suis un homme de droite, plus précisement centriste de l’UDI, ancré dans la droite républicaine. Je me bats pour le respect du doit et de l’équité. Mlimengu : depuis quand habitez-vous à Saint-Marcel ? R A Y : Ca fait cinq ans.Ca fait peu pour prétendre être implanté dans la ville. Mais mon expérience, mon vécu associatif m’ont formé aux pratiques militantes. Pour moi 2014 est une initiation, un premier pas pour préparer 2020. Je fais des sacrifices pour m’imprègner véritablement de l’art et de la manière d’organiser et battre campagne. Je vis dans un univers nouveau, dans lequel, il faut que je me fasse connaître. De mes compétences, du travail et  des engagements découleront la reconnaissance. D’ailleurs ma présence sur la liste résulte de mes implications citoyennes. Mlimengu:Quel est le projet de votre liste ? R A Y: Saint-Marcel a manqué d’hommes ambitieux et désireux d’ancrer la ville dans son époque. Notre liste veut transformer la ville. De ville dortoire, on veut la réveiller, la rendre vivante, culturelle et sportive, qu’elle épouse la nouvelle ère. C’est une ville vièrge où tout est à faire. C’est le cœur de nos propositions. Mlimengu : Quelles sont les chances de Demain Pour Saint Marcel aux municipales ? RA Y : Nous sommes en bonne position pour remporter les élections. Notre projet est excellent car batti à partir d’une écoute attentive aux aspirations de nos concitoyens. Face à la bipolarisation, nous avons fait un travail énorme de sensibilisation aux enjeux. Mlimengu : Pourquoi en France et non aux Comores ? R A Y : La politique de mon pays d’origine, je la connais à peine. Je préfère m’impliquer politiquement là où j’ai fait le choix de vivre, ici et maintenant pour acquérir de l’expérience. Au pays, je continue mes engagements humanitaires et sociaux. Ce qui n’exclut pas pour autant de travailler avec la diaspora à condition qu’elle accepte de respecter ses propres règles.

Propos recueillis par  Idjabou BAKARI