Bac 2017. Un taux de réussite de 32,60% à Ngazidja

La délibération du baccalauréat de cette année a eu lieu le 16 août dernier. Le ministère de l’éducation nationale a respecté le calendrier prévu. Les résultats du deuxième groupe sont tombés ce jeudi 24 août. Le taux de réussite à Ngazidja n’est pas satisfaisant. Seulement 835 candidats ont été admis au premier groupe, soit 11,24% avec 7430 inscrits dans la grande île, toutes séries confondues. Ils étaient 1587 élèves autorisés à aller au rattrapage, soit 21,36%. Un seul élève a été recalé. Mais selon un membre du jury, ce candidat ne s’est pas présenté pour le rattrapage. Le taux de réussite à Ngazidja est de ce fait 32,60% avec 2422 élèves qui ont obtenu leur baccalauréat pour la session de 2017.

  Si nous analysons ces résultats de Ngazidja au niveau des différentes séries, nous constatons que comme d’habitude la série C prend le dessus avec 76,68%, suivie par la série A2 dont le taux de pourcentage est de 61,29%. La série D occupe la troisième position 56,40%. La série A4, qui a la réputation d’être la série la plus facile, est classée cinquième avec 21,27%.

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Pourcentage des résultats de Ngazidja. source: Office des examens de Ngazidja

 

  Le taux de réussite de Mohéli dépasse celui de Ngazidja avec 52,88%. Le pourcentage pour ceux qui sont admis au premier groupe est de 16,88% selon un des membres du jury et 36% pour ceux qui sont admis au deuxième groupe. Pour l’île d’Anjouan, nous n’avons pas pu récupérer les résultats à l’heure où nous bouclions cet article. Rappelons que cette année, la proclamation des résultats a été différente des années précédentes. Les candidats avaient la possibilité de connaître les résultats via une application « Natidja » qui était gratuite. Il suffisait pour l’élève de mettre son numéro et Son nom pour obtenir le résultat. Pour le second groupe, il fallait envoyer le nom et le numéro par message téléphonique afin de savoir si l’élève a obtenu son bac.  C’est une amélioration par rapport aux années précédentes où il fallait écouter ou se déplacer jusqu’ au lycée de Moroni ou Fomboni pour connaitre les résultats.

             Natidja HAMIDOU

RADHI-FRANCE opposé à une suppression de la tournante

Par un communiqué daté de ce 21 août, la fédération du parti RADHI en France s’est prononcée sur l’organisation des Assises Nationales en disant qu’elles constituent un risque pour la stabilité du pays. Cette fédération demande, toutefois, si ces Assises sont maintenues, que le pays conserve pour le moment la tournante et l’autonomie des îles et ne pas risquer de « réveiller de vieux démons ».

Rien de nouveau, puisque c’est la position du parti RADHI depuis toujours et que comme le rappelle ce communiqué signé par le Secrétaire Fédéral, Jaffar Abdellahi, le leader du parti RADHI Houmed Msaidié s’est battu en tant que Ministre de l’Intérieur pour ne pas que l’ancien président Sambi ne supprime la tournante par sa candidature lorsque c’était le tour de Ngazidja. Cela a permis l’élection du président Azali.

MI

Communique-du-200817

Fermeture de la Radio Kaz par le gouvernement comorien. Le préfet s’explique.

Agwa

Abdallah Agwa

Après avoir ordonné la fermeture de Radio Kaz le 16 août dernier, le Préfet du Centre Salim Ben Mohamed Soilihi en explique les raisons dans les colonnes de la Gazette des Comores et d’Al-Watwan ce vendredi 18 août.

Dans la Gazette, il justifie sa mesure par « C’est le code de l’information, notamment l’article 1, qui m’autorise à fermer cette radio » (sic). Dans cette phrase soit le journaliste soit le préfet, l’un des deux fait une erreur car l’article 1 ne dit rien d’autre que « Le présent code est dénommé Code de l’information et de la Communication ». L’article d’Al-watwan est plus précis puisque le préfet reste sur l’article 5 évoqué dans son arrêté et précise : alinéa 1 (« non respect de la dignité humaine »). Le journal gouvernemental explique que le préfet aurait ordonné la fermeture de la Radio après la diffusion d’une interview de l’ancien journaliste Abdallah Agwa dans laquelle ce dernier s’en prenait à la dignité d’une personne. On y apprend également que dès jeudi soir, des militaires ont débarqué à la radio pour saisir le matériel, encore fois dans un cadre extra-judiciaire et hors-la-loi.

En effet, le Code de l’Information aux Comores ne prévoit pas que le préfet, le Ministre ou la Gendarmerie puissent prendre des sanctions contre un média de leur propre initiative sans l’intervention du Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA). Dans le cas évoqué par le préfet pour justifier la sanction prise (diffamation ou injure envers un individu), le Code prévoit que la personne lésée demande un droit de réponse (qui ne peut lui être refusé) ou que le CNPA saisisse le juge. Aucune de ces mesures n’a été enclenchée et le CNPA reste jusqu’à aujourd’hui silencieux sur cette nouvelle forfaiture du gouvernement contre un média.

Dès le 16 août, il nous semblait que c’était une autre raison qui avait motivé le gouvernement à fermer cette radio (alinéa 5 de l’article 5 du Code de l’Information : « appel au séparatisme ») et nous évoquions l’interview du Gouverneur d’Anjouan, qui devait être diffusée le lendemain et dans laquelle, Abdou Salami dénonçait la volonté du gouvernement de mettre fin à la tournante (lire ici : Comores. Radio Kaz fermée par le gouvernement). Depuis, cette interview a été diffusée ailleurs, comme nous le pressentions. Le gouvernement avance un autre argument sur un autre fait et prend une décision qui au regard du Code de l’Information est illégale.

MI

Tout un pays retient son souffle

      Dimanche prochain, a lieu le match retour opposant les Comores à la Namibie. Au match aller, l’équipe nationale de football des locaux s’était imposée chez elle sous le score de deux buts à un. C’est donc avec une légère avance que les Comores affronteront la Namibie dans exactement deux jours.

Autour du match aller

     Les matchs entre les Comores et la Namibie s’inscrivent dans le cadre du troisième et dernier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations ( CHAN ) qui aura lieu l’an prochain au Kenya. Pour rappel, contrairement à la Coupe d’Afrique des Nations ( CAN ) qui opposent les équipes nationales , le CHAN concerne uniquement les équipes nationales composées uniquement de joueurs évoluant dans les championnats locaux. Et c’est dans cet esprit que s’est déroulé à Moroni le match aller Comores-Namibie.

    Un stade de Moroni plein à craquer à l’occasion d’un match à guichet fermé, telle fut l’ambiance de cette rencontre. Une rencontre qui devait vaille que vaille tourner à l’avantage des hommes de Chamité au lendemain de la sortie remarquée de Ricardo Manneti, coach de la formation namibienne qui déclarait: « Les Cœlacanthes, on peut les écraser». Autant dire que la victoire des Cœlacanthes, même sans éclat, était impérative. Il faudrait à présent confirmer cette avance à Windhoek, en vue de disputer le prochain CHAN mais aussi pour garder la tête haute face aux détracteurs de tous bords.

 Coelacanthes   Ricardo Manneti a du avoir la surprise de sa vie lorsque, poussé par un public en euphorie et confiant, à la 41 ème minute, Tchenko comme on l’appelle, a ouvert le score perturbant ainsi toute l’équipe namibienne après avoir trompé une défense namibienne qui s’est avérée anémique en cette fin de première partie. Il n’a fallu à Mohamed Youssouf que quelques minutes pour doubler la mise après le mauvais dégagement de trop du gardien namibien et ainsi offrir aux siens, un repos des plus sereins.

     La deuxième partie du match fut clairement namibienne. Bien que les Coelacanthes ne se sont pas laissés écraser, ils ont montré quelques signes de faiblesse en cette deuxième mi-temps. Étaient-ils trop confiants, épuisés ou restaient-ils sur les acquis du match? On ne saurait le dire-en tout cas- à la 69ème minute, Hendrick Somaeb a lavé l’honneur de ses coéquipiers en réduisant le score sur penalty. Le match s’est ainsi achevé. Après cette performance, les espoirs sont permis côté comorien surtout parce que cette victoire intervient après une autre victoire survenue peu auparavant. Et si les Cœlacanthes locaux étaient devenus invincibles? La réponse, dimanche prochain à Windhoek.

Autour du match retour 

    La qualification se jouera dimanche. Les Cœlacanthes, déjà à Windhoek, partent avec une légère avance. Mais, il serait irrationnel de rester sur cette petite avance de 1 but à 0. Mieux équipée et bien expérimentée, l’équipe namibienne est capable de renverser la tendance à domicile. L’idée est donc d’entamer la rencontre avec la même motivation qu’au match aller. Remporter absolument ce match.

   Il faudrait donc miser sur l’attaque pour espérer marquer en premier, un premier but qui serait suicidaire pour les Namibiens. On bénéficierait alors de la règle du but marqué à l’extérieur, ce qui troublerait incontestablement les joueurs de la Namibie et conforterait l’avance de ceux des îles Comores. L’erreur serait donc de vouloir défendre à tout prix; non seulement la défense comorienne n’est pas impénétrable mais aussi, une telle tactique priverait nos attaquants d’un potentiel exploit; la défense namibienne n’étant pas non plus imperturbable. 

    Ce match est d’autant plus important que tout un pays retient son souffle. Une victoire dimanche serait historique et permettrait aux Comores de se faire un nom dans le football africain. Si l’équipe A des Coelacanthes n’a jamais atteint un tel niveau dans une compétition internationale, l’équipe B n’est pas loin de créer la surprise en faisant briller les Comores. Une chose est sûre, quelque soit l’issue du match de dimanche, les Coelacanthes, A comme B, suivent déjà une trajectoire ascendante et si cette ascension fulgurante se confirme, le monde écoutera et regardera le bled comme dirait notre Cheikh-Mc nationale. Encourageons et soutenons les nôtres, la victoire se profile.

O.M.

Comores. Radio Kazi fermée par le Gouvernement

Après la fermeture dans l’illégalité totale de la Radio Baraka FM d’Abdallah Agwa en début d’année, le gouvernement du président Azali vient de décider l’interdiction de la Radio Kaz. C’est un nouvel avertissement donné aux journalistes du pays et une invitation à l’auto-censure dans les autres médias.

C’est par un arrêté du Préfet du centre, Salim Ben Mohamed Soilihi, en date du 16 août  que le gouvernement a décidé la fermeture de cette radio qui collabore avec une radio installée à Marseille et qui est présente sur internet : RCM13.

Il est à signaler que dimanche dernier, c’est par un arrêté qu’un préfet a interdit un meeting dans un foyer fermé de l’opposant au régime, Mahamoud Wadaane du parti RAIFAID, qui a dû du coup se replier avec ses partisans à son domicile.

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L’arrêté ne précise pas les motifs de cette suspension, mais renvoie à l’article 5 de la loi sur le code de l’Information aux Comores (Loi n°10-009/AU du 29 juin 2010). Cet article dispose : « La liberté d’informer et de communiquer ne peut être limitée qu’en cas de :

  • non respect de la dignité humaine ;
  • violation de la liberté et de la propriété d’autrui ;
  • perturbation de l’ordre public ;
  • incitation à la haine entre communauté ;
  • appel au séparatisme. »

En réalité, selon certaines indiscrétions c’est le dernier point de cet article 5 qui a motivé la fermeture de cette radio par le gouvernement. En effet, la Radio s’apprêtait à diffuser une interview du Gouverneur d’Anjouan, Abdou Salami qui critique sans ambages les prochaines Assises et met en garde le gouvernement contre une tentative de suppression du principe de la tournante, inscrite dans la constitution et dont les contours ont été définis et précisés par la Cour Constitutionnelle avant les dernières élections qui ont vu la victoire d’Azali Assoumani.

On se rappelle que lors de son discours à l’occasion des 20 ans de l’Armée Nationale de Développement (AND), le Président Azali avait lancé des menaces contre quiconque profiterait des Assises pour tenir des propos séparatistes. Par la fermeture de cette radio, le gouvernement précise la pensée du président : quiconque n’irait pas dans le sens de la suppression de la tournante serait considéré comme séparatiste, et donc puni par la loi. Le débat serait donc déjà clos. Pourtant, il y a quelques jours le Gouverneur de Ngazidja, Hassani Hamadi s’était également prononcé pour le maintien de deux principes qui fondent la Constitution de 2001 : la tournante et l’autonomie des îles.

Si c’est bien l’interview du Gouverneur d’Anjouan qui est la cause de la fermeture de cette radio, le gouvernement du président Azali donnerait raison à ceux qui pensent que les Assises vont être détournées de leur objectif premier pour servir la volonté du gouvernement actuel de mettre fin à la tournante.

Il reste encore au gouvernement à comprendre qu’à l’heure des réseaux sociaux des mesures de ce genre contre la presse sont inefficaces d’un point de vue politique. Dès demain, RCM13 pourrait diffuser cette interview qui serait reprise par des milliers d’internautes aux Comores et à l’extérieur.

MI

L’hôpital de Bambao Mtsanga est enfin opérationnel

Il était temps ! L’hôpital de Bambao Mtsanga à Anjouan est enfin opérationnel. Après son inauguration au mois de mai dernier, les services de cette institution sanitaire ont été lancés ce vendredi 11 août en présence du Président de la République et des membres du gouvernement. Financé par la République populaire de Chine, le projet de cet hôpital a été initié pendant le régime du président Sambi.

Dans son allocution, la ministre de la santé, Dr Fatma RASHID MOHAMED est optimiste quant aux nombreux déplacements de ses compatriotes vers l’île de Mayotte pour les soins. Selon le site du ministère de la santé, la ministre a déclaré : « L’installation effective de la Direction Générale de l’Hôpital constitue une étape importante, qui mettra fin à la tragédie de la traversée vers l’île de Mayotte ». Cette même source précise également que la ministre espère que « l’accueil des patients soit pris au sérieux ». Un souhait qui n’étonne personne notamment ceux qui connaissent l’assiduité de cette pédiatre : « des efforts doivent être déployés à tous les niveaux de fonctionnement, de manière permanente », a-t-elle déclaré.

 

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La ministre de la santé RASHID MOHAMED Fatma . Image prise sur la page facebook de la ministre

Quant au directeur de cette nouvelle institution, Dr Anlyane Ahmed, ancien ministre de la justice, il reconnait la lourde tâche qui lui a été attribuée et espère pouvoir être à la hauteur afin de l’accomplir. Selon le site du ministère de la santé, le Dr Anlyane Ahmed « veut faire de l’immigration sanitaire un lointain souvenir ». Le président de la république dans son allocution a confirmé que l’État aidera financièrement cet hôpital pour une durée limitée : «L’État va donner les subventions nécessaires dans une période déterminée. Car, l’hôpital doit se prendre en charge lui-même ».

 

Natidja HAMIDOU

Editorial. Il faut mettre fin aux Notes sexuellement transmissibles (NST)

L’année scolaire traine. Alors que dans d’autres pays les élèves se préparent à reprendre le chemin des cours, aux Comores, ils sont encore dans les examens. S’il fallait une preuve de la négligence de l’éducation nationale dans ce pays, celle-là pourrait suffire.

Mais, il y en a une plus grave. Elle est liée aux relations sexuelles que certains professeurs entretiennent avec leurs élèves de sexe féminin du collège jusqu’à l’université. Ces relations sont depuis quelques années résumées par les termes « Notes sexuellement transmissibles » (NST) car elles naissent dans les textos que certains professeurs envoient à leurs élèves ou étudiantes, mais elles prolifèrent bien avant la démocratisation du téléphone portable. « NST » est donc l’acronyme pour désigner cette vieille maladie. Elle est dénoncée régulièrement par les élèves eux-mêmes et quelques professeurs, mais cela reste sans effet.

Aucun Ministre de l’Éducation, aucun président de la République n’ose s’attaquer à ce phénomène. Aucune politique n’a jamais été entreprise pour lutter contre la pédophilie à l’école et tous les abus du genre dont tout le monde parle ouvertement. C’est comme si ces hommes se tenaient par la queue, aucun n’osant dénoncer l’autre de peur d’être dénoncé à son tour. Et ceux qui ne sont pas mêlés à ces histoires, ceux qui les réprouvent, y compris les enseignantes, comme les femmes ayant un peu de pouvoir dans ce pays, continuent de se taire tandis que des enfant ou des jeunes adultes sont quotidiennement harcelées.

Qu’il soit bien clair, il ne s’agit pas ici de dire que tous les professeurs aux Comores sont des prédateurs pour les enfants. C’est un phénomène qui existe ailleurs. La différence c’est qu’ailleurs des mesures existent pour lutter contre, des sanctions sont prises contre les professeurs qui se livrent à ces pratiques. Aux Comores, nous en sommes encore à la politique du « Nari sitiriyane ». Il s’agit ici de dénoncer un silence complice, un silence qui salit tout le corps enseignant et toute la hiérarchie administrative dans l’Education Nationale. Un silence qui a des répercussions dans les autres administrations où les femmes continuent à être harcelées par leurs chefs de service. Ce n’est pas normal et nous ne sommes pas dans la normalité.

Certains professeurs ont tenté de dénoncer ces dérives et je voudrais ici rendre hommage à l’ancien Secrétaire Général de l’Université, le philosophe Djaffar Mmadi et à l’ancien Directeur des Ressources Humaines, Saïd Omar Saïd Hassane qui, en 2013, ont osé porter plainte contre des collègues qui s’étaient livrés à ces pratiques et contre lesquels il y avait des preuves (la lettre d’une étudiante prise avec un sujet corrigé pendant un examen et des échanges de textos). Malheureusement, leur plainte s’est égarée dans les méandres de la justice comorienne et l’Université n’ayant pas le temps d’examiner les accusations de l’étudiante (voir PV de l’Université du 20 mars 2013), s’est contenté d’exclure pour 5 ans la victime pour fraude et suspendre les deux enseignants mis en cause (tout en continuant à les payer).

Aujourd’hui, c’est un nouvel appel au nouveau Ministre de l’Éducation et au Président Azali qui ne peut être insensible à cette question. Il faut rompre le silence et agir. Des solutions peuvent être immédiatement envisagées. Il faut spécialiser des inspectrices et des psychologues qui ne soient pas déjà de l’Éducation Nationale pour qu’elles aillent écouter les enfants du collège jusqu’à l’Université et proposer des solutions pour éradiquer ce mal. Il faut faire entrer les parents à l’École et associer les associations de parents d’élèves à la lutte contre la pédophilie. À l’Université, une mesure immédiate et sans incidence financière serait de faire en sorte que les copies des partiels soient redonnées aux élèves une fois corrigées ou du moins permettre à tout étudiant de pouvoir consulter ses copies d’examen sur simple demande. Cela permettrait d’éviter bien des injustices.

En effet, aux Comores, nous sommes dans le seul pays au monde où les étudiants n’ont pas accès à leurs copies d’examen une fois qu’ils les ont remises aux professeurs qui corrigent. Cela permet aux professeurs d’y mettre les notes qu’ils veulent sans aucun contrôle de qui que ce soit ou de les faire disparaître quand ils veulent (comme ce fut le cas en 2013 dans le département d’AES). Cela permet aussi de faire pression sur les jeunes filles, et même sur leurs petits copains qui ne pourront jamais vérifier si la mauvaise note qu’on leur a donnée était justifiée ou non.

Nous sommes dans un pays qui a inscrit sur sa Constitution que l’action de l’État doit être guidée par les principes de l’Islam et sur cette la question des NST, l’Etat, l’Éducation et les divers gouvernements depuis longtemps semblent ignorer complètement quelques principes de cette religion et en particulier le sort qui est fait aux enfants à l’École.

MI