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Le Rédacteur en chef d’Albilad écrit à la rédaction de mlimengu.com

Le Rédacteur en chef d’Albilad écrit à la rédaction de mlimengu.com

Suite à l’opinion publiée dans le site http://www.mlimegu.com par Aniami Mchangama, responsable du parti RADHI en France, nous avons reçu une curieuse réponse de Ben Moussa Mohamed Arif (al_anrifoubillahi@hotmail.com), membre de la CRC, Rédacteur en chef du journal Albilad, vivant en France depuis au moins un an.

Le Rédacteur en chef écrit à la rédaction de mlimengu.com comme s’il s’agissait d’une réponse au texte d’Aniami Mchangama, mais il pense que « Aniami Mchangama » est un pseudonyme de Houmed Msaidié. Comme son ami Karihila (alias Abou Saoud) a besoin d’un pseudo pour se cacher et dire ce qu’il pense, il croit que tout le monde agit de même.

Il s’adresse donc à Houmed Msaidié, SG du parti RADHI en partant dans tous les sens. Tantôt, il le vouvoie, tantôt il le tutoie. Tantôt il l’insulte, tantôt il le menace. Ainsi, on peut lire : « vous aurez à faire avec l’hebdomadaire Albilad car toutes les munitions, les petites histoires sordides, que nous avons à votre égard Mr Msaidié seront rendus publics et vous serez nus devant le peuple comorien, on vous détruira en mille morceaux, votre château de carte de carrière politique et de Radhi s’écroulera en un clin d’œil.
alors décide toi Mr Houmed Msaidié et je vous rappelle qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie et très certainement vous savez de quoi je suis capable. »

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce monsieur a bien fait de préciser qu’il « ne s’agit pas d’une plaisanterie » car nous avons cru, à un moment, qu’il s’agissait bien d’une blague d’un enfant.

Qu’est-ce qui met dans tous ces états Monsieur Ben Moussa ? On aurait pu croire que c’est la révélation par Aniami Mchangama que la lettre qui a été récemment publiée était le fait de la CRC. Non. C’est juste parce qu’elle dit que le journal Albilad appartient à Karihila (alias Abou Saoud), ce qui est de notoriété publique à Ngazidja. Dès qu’on interroge ceux qui connaissent les médias aux Comores sur le propriétaire, ils répondent : « C’est Karihila » et certains ajoutent même « soutenu par les Wahabites ».

Le parcours de cette fameuse lettre qui devait paraître dans Albilad est riche d’enseignement. Il montre d’une part qu’on ne se précipite pas au sein de la CRC pour assumer des idées. D’autre part, on comprend comment le journal Albilad est utilisé pour répandre des rumeurs et la haine que certains dirigeants du parti d’Azali vouent à Houmed Msaidié, surtout après le lancement de RADHI.

Il apparaît que le 1er juin 2014, Chayhane Saïd Ali, Secrétaire fédéral de la CRC pour Ngazidja, envoie cette lettre par un email à Abou Saoud (le pseudonyme de Karihila) et à Chatur, secrétaire politique avec comme objet : « Article pour Albilad ». Il demande : « Veuillez mettre un nom pour le signataire ». Chatur prend alors l’article et l’envoie à son neveu Ben Moussa Mohamed Arif (le « menaceur » en question), un soutien de Karihila qui vit en France et lui demande : « Article pour albilad mettre un nom ». Ces informations sont parues dans mbeniconnect où la lettre a atterri à  cause d’une erreur de manipulation de Chatur. Mais est-ce que cela le « menaceur » le sait ? Comment expliquer qu’un texte qui doit paraitre dans un journal dont le Rédacteur en Chef affirme qu’il est libre passe par trois dirigeants de la CRC (le secrétaire général de la CRC,, le secrétaire fédéral pour Ngazidja et le secrétaire politique) avannt d’aboutir au fameux rédacteur en chef -menaceur ?

Interrogé par notre rédaction sur les menaces de Ben Moussa, l’ancien ministre Houmed Msaïdié nous a répondu : « Chiche ! J’attends qu’il mette en exécution ses menaces ! »

L’auteur de l’opinion parue dans Mlimengu (https://mlimengu.com/2014/06/04/la-crc-dazali-continue-dans-les-mensonges-et-le-denigrement/), Aniami Mchangama a tenu à faire cette déclaration :

 » Pour un rédacteur en chef d’un journal, le manque de curiosité est révélateur d’un professionnalisme défaillant. Pourtant il aurait suffit  de suivre un peu ce qui se passe sur les blogs …
Mais non, votre obsession névrotique sur Msaidié vous fait perdre la raison, à tel point que même une réalité aussi evidente vous échappe. Sérieusement, un journaliste prétendu chevronné qui suit au doigt et à l’oeil « son ennemi » juré en politique, comment a-t-il pu passer à côté d’un interview  accordé à Mlimengu ? Faut-il comprendre que vos menaces ne sont qu’affabulation, pure produit d’un esprit rongé par la haine ?
Quel crédit accorder à vos menaces si vous voyez la plume de Msaidié dans toute déclaration y compris la mienne ?
Je tiens quand même à vous informer que je serai toujours présente à chaque fois que c’est nécessaire.
Aniami Mchangama »

Quant à la rédaction de Mlimengu, nous sommes encore à nous demander quel genre de journal est Albilad, quand ce journal peut se permettre de menacer un citoyen de se servir de ses colonnes pour détruire son parti et sa carrière ? Et en plus de cela croire un instant qu’un ancien Ministre pouvait accepter de telles menaces. Les dirigeants de la CRC nous conduisent vers de nouvelles moeurs, on imagine ce qu’ils feraient s’ils pouvaient en 2016 contrôler Alwatwan et l’ORTC…

La Rédaction de Mlimengu

 

 

Abou Achirafi Ali, en liberté provisoire

Achirafi

Abou Achirafi Ali en liberté provisoire

Après cinq mois de détentions, la justice comorienne a décidé de libérer sous caution Abou Achirafi Ali, accusé de vente illégale de passeports comoriens à des étrangers. Cette affaire que nous pouvons qualifier de haute trahison à l’égard de notre nation laisse beaucoup des Comoriens sans voix. Beaucoup d’entre eux critiquent les échecs de notre justice sur certaines affaires sensibles, mais ils pensaient que sur cette dernière, des investigations plus profonde allaient être menées pour que lumière soit faite afin d’arrêter les coupables.

Nous respectons la présomption d’innocence que toute personne a le droit de bénéficier. Toutefois, nous espérons que ce dossier ne fera pas l’objet d’une enquête partielle. Housnati Ismaël de Samba Bodoni et la fille du docteur Sounhadji, Nadia Athoumani ancienne secrétaire d’Abou Achirafi Ali ne sont que des pions. Et même Abou Achirafi Ali lui-même en est un.

Cette affaire de vente des documents officiels, précisément nationalité, passeports, cartes d’identité nationale a commencé au temps de Sambi. Un acte que ces prédécesseurs n’ont jamais osé pratiquer pour ne pas trahir la confiance que le peuple comorien leur a accordée. Cette affaire a fait l’objet d’un projet de loi voté par nos députés avant qu’elle ne soit exécutée par ses auteurs. Donc, il est temps d’écouter les personnes impliquées dans ce dossier.

Les députés peuvent-ils nous dire jusqu’à combien de passeports ils ont autorisé le gouvernement Sambi à vendre ?Peuvent-ils nous dire, sur quels critères nos documents ont été vendus à ces étrangers ? Il est probable qu’eux-même n’en savent rien.

Cette affaire concerne le commerce, donc nous avons le vendeur, le produit mis en vente et l’acheteur. Jusqu’à preuve du contraire, le peuple comorien connait une partie d’une vérité floue sur cette affaire. Il sait tout simplement qu’une loi a été votée pour la vente de nos documents officiels. Il sait encore que c’est Sambi qui a donné et exécuté l’idée. Mais il ne sait pas quelle part, quelle quanité et à quel prix son patrimoine a été vendu.

Ne serait-il pas mieux que nos juges interrogent l’ancien président de l’Union pour d’amples informations ? Un homme aussi intelligent que Sambi peut nous donner le nombre exact et le prix des passeports. Ce n’est pas un pécher d’écouter une haute personnalité politique sur un dossier sensible comme celui-ci, qui menace l’image de notre pays. Sa réponse permettrait à la justice d’entreprendre des enquêtes objectives.

Les révélations de SAMBI sur cette affaire permettront également à la justice comorienne de cadrer l’enquête en tenant compte du facteur temps. Cela permettrait de savoir surtout à quel moment le gouvernement de Sambi a arrêté de vendre nos passeports et durant combien de temps Abou Achirafi Ali a continué cette opération de vente. D’autres anciens ministres tel qu’Ibrahim Sidi, ancien ministre de la défense, Ahmed Jaffar, ancien ministre des Affaires étrangères et tant d’autres liés à cette affaire doivent être entendus par la justice.

Nous ne pensons pas que ces dirigeants politiques qui étaient au gouvernement lorsque le Président Sambi a promulgué la loi sur la citoyenneté économique refuseraient de nous apporter plus d’éclaircissements sur ce dossier. Nous ne pensons pas qu’ils seront choqués si la justice leur demande de lui apporter une lumière sur cette affaire montée par leur gouvernement. Nous avons confiance en notre justice et croyons à nos juges et à l’importance qu’ils donnent à cette affaire détestable qui ternit l’image de notre pays et celle des Comoriens.  Nous n’ignorons pas la crise que notre justice traverse dans les temps qui courent. Mais nous souhaitons que cette justice qui demeure depuis quelques années au centre de sérieux problème fasse son travail en résistant contre toute sorte influences. Si ce n’est pas le cas, le sentiment de méfiance, voire de suspicion qui anime les Comoriens à l’égard de leur justice  installera définitivement en eux un dégoût et une réticence envers elle. Ce qui serait dommage.

Abdourahim Bacari