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Comores. Présidentielles 2016. Deuxième partie. Une tournante qui ne tournerait pas ?

Comores. Présidentielles 2016. Deuxième partie. Une tournante qui ne tournerait pas ?

(première partie : Des appétits de pouvoir du président Sambi)

 

Photo officielle du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi (2006-2011)

Photo officielle du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi (2006-2011)

Pour les militants du parti Juwa qui pensent honnêtement et sans arrières-pensées qu’il y a dans la Constitution comorienne des éléments qui permettent à l’ex-président Sambi de se représenter pendant le tour de Ngazidja, je les invite à relire l’article 13, qui, à mon humble avis, a été trop souvent lu trop rapidement par certains juristes comoriens, mais surtout à revenir plus attentivement à l’histoire récente des Comores.

L’article 13 de la Constitution

Le premier alinéa du fameux article 13 est à l’origine ainsi rédigé :

« La Présidence est tournante entre les îles. Le Président et les Vice-Présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de quatre (4) ans renouvelable dans le respect de la tournante entre les îles. Une élection primaire est organisée dans l’île à laquelle échoit la présidence et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés peuvent se présenter à l’élection présidentielle. »

On rappellera que le Président Sambi a fait modifier cet article en rallongeant la durée du mandat du président de quatre à cinq ans.

Si on analyse cet article, il n’est pas précisé qui doit être président, par contre le législateur dit de quelle île doit être le président. En effet, il me semble que jusqu’à présent tous ceux qui sont intervenus dans ce débat ont oublié ces quelques petits mots : « l’île à laquelle échoit la présidence ». Cette expression veut dire clairement que chaque île doit tour à tour donner un de ses ressortissants à la présidence.

Peut-on imaginer que « l’île à laquelle échoit la présidence » ne soit pas, au final, celle qui exerce la présidence ? Cela n’aurait aucun sens. De même comment comprendre la phrase qui ouvre cet article 13 : « La Présidence est tournante entre les îles » si finalement on donne la possibilité qu’un ressortissant de la même île reste président trois ou quatre fois de suite ? Où serait alors la tournante ? juste dans l’organisation des élections ?

Une revendication anjouanaise

Je pense que ceux qui sont arrivés à cette idée que tout Comorien, quelle que soit son île d’origine peut se présenter au premier tour des élections présidentielles ne respectent pas cette constitution et surtout oublient le contexte dans lequel elle a été élaborée.

Certains membres du Parti Juwa (Ahmed Jaffar, Mohamed Dossar, Ahmed Bourhane…) font semblant d’oublier pourquoi en 2001 nous étions opposés à cette constitution (avant de l’accepter pour mettre fin aux exactions et tortures qui étaient commises à Anjouan). Ils oublient que les séparatistes anjouanais avaient conditionné leur accord pour une constitution à l’acceptation par les Wangazidja qu’après qu’un des leurs ait été élu président, il laisserait la place à un autre ressortissant d’une autre île et ainsi de suite. C’est ainsi qu’Abdallah Mohamed, Abeid et autres définissaient d’une manière claire la « tournante », c’était leur principale revendication, persuadés qu’après la mort d’Ahmed Abdallah, les Wangazidja n’éliraient plus que des Wangazidja et que le président comorien serait toujours issu de l’île la plus grande. Ils ont été soutenus en cela par les délégations mohéliennes, dont l’île n’avait jamais vu un de ses enfants à la tête du pays.

Alors tous ces gens sont soudainement devenus amnésiques et ne savent plus que les patriotes ont perdu face aux revendications séparatistes et que justement cette constitution a été le symbole de leur défaite ? Est-ce qu’à force d’avoir travaillé avec des séparatistes alors qu’ils avaient le pouvoir fait que nos amis sambistes ont oublié les conditions dans lesquelles cette constitution a été élaborée ?

Une citoyenneté de l’île ?

Le seul problème reste à définir qui est Mgazidja, Mdzuani et Mmwali. Là-dessus, il faut d’abord intégrer qu’il n’y a que la constitution d’Anjouan qui définit dans son article 5 qui est Mdzuani (Article 5 : « Est citoyen comorien d’origine anjouanaise toute personne de nationalité Comorienne née au moins d’un parent d’origine Anjouanaise »). Les dirigeants du parti Juwa ferait donc mieux de commencer par modifier cette constitution.

Mais, nous sommes des unionistes et nous pensons que tout comorien a le droit de s’installer où il veut et d’adopter l’île qu’il aime le plus. Autrement dit, puisque la Constitution actuelle l’exige, c’est à chacun de dire au Législateur de quelle origine il est. Mais, une fois qu’il l’a dit, il ne faudrait pas qu’à l’élection suivante, il change d’origine pour des intérêts électoraux.

Or que constate-t-on ? Le président Azali, Saïd Ali Kemal (bien qu’il rentre dans la définition de ce qu’un Anjouanais selon la constitution de cette île) et tous les autres candidats aux présidentielles de 2002 ont déjà dit au Législateur qu’ils sont des Wangazidja. Le président Sambi, Abdouroihamane Mohamed ben Ali (bien qu’il aurait pu se considérer comme MGazidja)  et les autres concurrents de 2006 ont déjà signifié au Législateur qu’ils sont Anjouanais. Le président Ikililou, Hamada Madi Boléro (qui pouvait aussi prétendre qu’il était Mgazidja) et tous leurs concurrents en 2010  ont clairement dit qu’ils étaient des Comoriens de Mohéli.

En 2016, tous ceux qui se considèrent comme Wangazidja peuvent se présenter et le dire clairement au Législateur. Mais, on ne peut comprendre qu’une personne nous dise une fois qu’il est d’origine anjouanaise et qu’aux élections suivantes il devienne soudainement d’origine grand-comorienne ! A moins de vouloir tricher avec la loi.

Maintenant, si la grande majorité des Comoriens a compris qu’il ne fallait plus maintenir un tel système, il faut le changer pour le bien des Comores. Le peuple est souverain. Que les élus Sambistes suivent la procédure pour faire changer la Constitution (comme ils l’ont déjà fait en 2009) mais n’essayent pas de ruser avec les principes législatifs.

Mahmoud Ibrahime

Comores. Les élections présidentielles de 2016. Première partie : des appétits de pouvoir du président Sambi

Présidentielles 2016. Première partie. Des appétits de pouvoir du président Sambi

 

Photo officielle du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi (2006-2011)

Photo officielle du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi (2006-2011)

Au fil des ans, la Constitution de 2001, comme toutes les constitutions depuis l’avènement de la démocratie en 1990 continue à poser des problèmes. Pourtant, il apparaît que ce ne sont pas les textes qui sont mal rédigés, mais les hommes qui crient « Démocratie ! Démocratie ! » mais qui ne veulent pas les appliquer dès qu’ils ne satisfont pas leur soif de pouvoir.

A cela il faut ajouter le fait que nos textes fondamentaux sont rédigés dans une langue que peu de nos juristes et hommes politiques manient correctement, ce qui rajoute des incompréhensions et des contradictions inutiles.

Donc, après le débat pour savoir quand devaient se tenir les élections législatives, débat conclu assez rapidement par un arrêt de la Cour Constitutionnelle, mais qui a continué à se répandre, comme si cette Haute Cour n’avait pas parlé, nous en sommes maintenant à nous demander si la loi autorise ou non le Président Sambi à se présenter aux prochaines élections présidentielles qui doivent se tenir à Ngazidja, après Anjouan et Mohéli.

Les Sambistes, les meilleurs juristes que nous avons depuis une dizaine d’années (ce sont eux qui ont pensé qu’une Assemblée pouvait prolonger le mandat d’un président élu par exemple) ont déjà tranché. Pour eux, la Constitution ne se prononce pas et donc tout comorien peut se présenter au premier tour des élections présidentielles, et encore plus celui qui a déjà été président : Ahmed Sambi.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le premier à avoir développé cette idée est leur ennemi le plus intime : Hamada Madi Boléro, actuel directeur de cabinet du président Ikililou. Il en avait parlé il y a de cela quelques années, donc bien avant le débat actuel. Ce juriste, qui était dans les négociations avec les séparatistes au moment de la rédaction de cette constitution, était clair lui aussi : tout comorien, quelle que soit son île d’origine peut participer au premier tour des élections présidentielles. Il s’appuie pour cela sur l’article 13 de la Constitution. Soit.

C’est sur ce genre de déclarations que se sont appuyés les Sambistes pour fonder leur volonté d’un retour en politique de l’ancien président, après ce qu’il considère comme une trahison. Mais, en réalité, le président Sambi reste un amoureux du pouvoir, il ne peut plus s’en passer et (cela n’arrange pas les choses) il est imbu de lui même, persuadé que personne dans l’archipel ne le vaut.

On se rappelle qu’à la fin de son mandat en 2010, il a refusé de quitter la présidence, a réclamé 18 mois supplémentaires, a fait changer la constitution pour pouvoir se maintenir et a reçu un désaveu cinglant de la Cour Constitutionnelle qui lui a rappelé qu’il était élu pour quatre ans et qu’il devait partir au bout de ces quatre années. Qu’à cela ne tienne ! Il a trouvé les mécanismes notabilaires, hors de tout processus légal donc, pour prolonger quand même son mandat d’un an.

Ses partisans n’avaient à cette époque aucune honte à dire à qui voulait bien les entendre que dans l’île de Mwali, il n’y avait personne qui était capable de diriger les Comores. C’est avec le même mépris qu’il pensait qu’en faisant campagne pour le candidat Ikililou Dhoinine, il pourrait par la suite en faire une marionnette et continuer à diriger le pays en attendant d’être réélu. Après avoir fait patienter le président élu pendant un an, avant de lui transmettre le pouvoir, l’ex-président Sambi ne s’en remet toujours pas du fait que le Président Ikililou a décidé d’exercer véritablement, en son nom propre, le mandat que lui a confié le peuple comorien.

Cette fois les partisans de l’ex président n’iront pas jusqu’à dire qu’il n’y a personne à Ngazidja qui soit capable de diriger le pays, mais c’est avec la même avidité et le même mépris qu’ils pensent qu’au sein du parti Juwa, aucun Comorien de Ngazidja ne peut être un représentant valable face au « chef ».

Mahmoud Ibrahime

Le séparatisme gangrène toujours le pays

presidents

Les présidents comoriens depuis l’autonomie interne

En 1997, certains de nos dirigeants politiques ont déclenché un nouveau séparatisme. Après Mayotte, ce fut le tour d’Anjouan. Tout pour se partager le pouvoir. Les uns sont partis piller Anjouan tandis que d’autres sont restés en Grande-Comore et à Mohéli.

Une crise qui va durer dix ans. Dix ans de mensonges, dix ans de corruptions, dix ans de détournements des deniers publics aussi bien à Anjouan, en Grande-Comore, qu’à Mohéli.

Le séparatisme ! Le séparatisme est resté dix ans la vache à lait pour nos politiciens. Beaucoup se sont enrichis au moment où le peuple entier souffrait de misères sans nom.

Pourquoi le séparatisme ? Est-il vrai que la Grande-Comore était mieux servie s’agissant de la gouvernance de l’archipel, mieux qu’Anjouan comme disaient les séparatistes ? Les séparatistes disaient toujours que seuls les Grands-Comoriens ont été à la tête du pays et ils ne faisaient que développer leur île et se désintéressaient des autres.

Cet argument ne tient pas la route car, si on observe les diverses présidences pendant les 39 années d’indépendance, on peut constater que chaque île a dirigé l’archipel.  On constate qu’Anjouan occupe la première place grâce aux 12 ans de règne d’AHMED ABDALLAH ABDEREMANE plus les 5 années d’AHMED ABDALLAH SAMBI plus 1 ans de TADJIDINE BEN MASOUND soit au total 18 années pour Anjouan.

La Grande-Comore se place en deuxième position avec les deux années et demi de règne d’ALI SOILIHI MTSACHIWA plus les 5 ans de son grand frère SAÏD MOHAMED DJOHAR, plus les 2 années et demi de MOHAMED TAKI ABDOULKARIM et les 7 années d’AZALI ASSOUMANI soit au total de 17 années pour Ngazidja.

Mohéli est loin derrière, suivi par Mayotte, toujours sous administration française. Même dans cette situation, l’île a occupé pendant longtemps les affaires étrangères mais jamais la primature. Ce n’est pas fini, depuis le 7 janvier 1976 au 15 avril 2002, les Comores ont connu 16 premiers ministres (chefs de gouvernement) dont 3 originaires de la Grande comore, 2 originaires de Mohéli et 11 originaires de l’île d’Anjouan dont les séparatistes disait qu’elle était victime du système.

Cette démonstration limpide met en porte à faux les dirigeants corrompus qui utilisent l’argument selon lequel, « Anjouan est victime » s’agissant du partage du pouvoir depuis 1975.

En 2001, le peuple comorien a suivi ses dirigeants politiques et a voté par référendum une nouvelle constitution. La constitution devait mettre fin au séparatisme, elle fit naître des conflits de compétences. Le gouvernement de l’Union, sous AZALI ASSOUMANI n’arrivait toujours pas à exercer son pouvoir à Anjouan alors qu’en Grande-Comore et à Mohéli il faisait la pluie et le bon temps. Les dirigeants des îles autonomes de Ngazidja et Mwali ne bénéficiaient pas des mêmes prérogatives que leur homologue anjouanais.

En 2008, les forces de l’Union Africaine nous est venue en aide pour chasser MOHAMED BACAR du pouvoir de l’île. Ce dernier a fui le pays sous MOHAMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI. Le pays semble alors retrouver la paix. Mais, SAMBI décide de se récompenser en prolongeant son mandat d’un an, réveillant les démons du séparatisme à Mwali.

ABDOURAHIM BACARI  Papadjo

De la révision de la Constitution de l’Union

ImageLes conseillers des Iles ont entériné ce soir la loi du 23 décembre 2013 sur la réforme de la constitution de l’Union des Comores afin de permettre au gouvernement d’organiser les élections législatives (députés et conseillers) et municipales au même moment, en novembre et décembre 2014.

Au sein de la classe politique et de la société civile, il n’y avait pas vraiment d’opposition à cette démarche qui découle d’une entrevue à Beit-Salam entre les grands élus (Président, Vice-présidents, Gouverneurs, Président de l’Assemblée de l’Union et des conseils des Iles Autonomes).

Dans l’opposition, Saïd Larifou a annoncé qu’il avait saisi la Cour Constitutionnelle pour faire annuler cette loi et que si le président Ikililou Dhoinine ne sursoit pas à l’exécution de cette loi, il allait saisir de nouveau la Cour Constitutionnelle pour faire constater son « incapacité à assumer le fonctionnement régulier de nos institutions ». Cela veut dire que le leader du RIDJA est prêt à engager une procédure de destitution du président élu en invoquant une incapacité. Dans l’histoire des Comores, cette procédure a été utilisée une fois contre le président Djohar dans une tentative de « putsch constitutionnel » mené par le président de la Cour Constitutionnelle à partir du 3 août 1991. Mais le président Djohar n’a pas eu de mal à rétablir son autorité dans le pays. Et le juriste Saïd Larifou sait très bien qu’une telle procédure ne peut aboutir en l’état actuel des choses.

L’ancien Ministre, Houmed Msaidié avait lui aussi engagé une démarche auprès des Conseillers des Iles. Il leur affirmait que cette loi visait à proroger le mandat des députés sous couvert d’harmonisation. Il avait en outre rappelé que cette harmonisation n’est plus possible d’une manière permanente dans la mesure où la réforme constitutionnelle de 2009 (réforme Sambi) donne au Président de la République la possibilité de dissoudre l’Assemblée de l’Union à tout moment.

Tout en concédant au gouvernement le fait que la situation légale née de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle laisse le pays sans Assemblée Nationale pendant huit mois, Houmed Msaidié critiquait le fait que l’opposition ait été tenue à l’écart des négociations à un moment où il aurait fallu un consensus de la classe politique.

La loi qui a été adoptée par les parlementaires de l’Union et des Iles va à l’encontre de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui précisait que le mandat des députés se terminait en avril 2014 et celui des conseillers en novembre 2014. Était-il imaginable de faire des élections en mars ou avril puis en octobre ou novembre de la même année ? Les Sages ont dit la loi, il était nécessaire pour les élus de voir ce qui pouvait se faire concrètement sans trop s’éloigner de ces dates. Les Grands élus, les députés et les conseillers ont pris leur responsabilité et tout homme politique a le droit de saisir les instances de régulation prévues par la Constitution pour contester cette décision. La modestie voudrait qu’un opposant ne se mette pas à parler « au nom des Comoriens » alors que ceux-ci, précisément, ne l’ont pas élu et ont choisi son adversaire.

Mahmoud Ibrahime

Pourquoi veut-on, encore une fois, modifier la constitution ?

Deux ans avant les élections présidentielles et à quelques mois des législatives et municipales, les grandes manœuvres ont commencé.

Le gouvernement débute les hostilités avec une révision de la constitution dont le but est de prolonger les mandats des députés. L’argument reste toujours le même : « l’harmonisation des élections ». Le prédécesseur du président Ikililou, Ahmed Sambi, l’a fait pour essayer de prolonger son mandat d’un an, malgré la Cour Constitutionnelle. Tout dans l’histoire récente de notre pays nous rappelle que le respect de la constitution est le dernier des soucis de nos dirigeants.

Le Président de la République, censé faire respecter la constitution, est le premier à la fouler aux pieds. Une simple convocation de ses conseillers et collaborateurs suffit pour changer ce que le peuple, par sa majorité a choisi. C’est donc l’avenir de notre pays qui a du plomb dans les ailes. C’est encore une fois les intérêts personnels qui l’emportent sur l’intérêt général. Ce geste malveillant crée d’emblée un mécontentement populaire grandissant. Il faut respecter la constitution ! Cette question concerne tout le pays, c’est donc au peuple de trancher.

Depuis cinq ans maintenant, qu’est-ce que nos Députés et Conseillers des îles respectives nous ont apporté. Que des disputes inutiles, insensées, basées sur des intérêts personnels. Au stade où nous sommes, nos dirigeants ne doivent pas ignorer que par leurs erreurs ils aiguisent la conscience politique des Comoriens. Une prise de conscience qui peut devenir un mouvement brutal contre ceux qui osent manipuler la constitution en leur faveur.

Pourquoi avoir une Cours Constitutionnelle alors que personne ne veut la respecter ? Celle-ci a rappelé la fin des mandats des députés et des conseillers des Iles. Or les Grands élus convoqués par le Président de la République décident des modifications constitutionnelles qui ne tiennent pas compte de l’arrêt de la Cour. Par ce geste, le Président d la République diminue le pouvoir dévolu à la Cour Constitutionnelle. Il est inadmissible que des élus censés défendre et protéger la Constitution, la manipule à leur guise et selon leurs intérêts.

Abdourahim Bakari Papadjo