diaspora

La plateforme de gouvernement Azali-Fahmi a été rendue publique

C’est le Coordinateur du parti Juwa à Anjouan, Mahamoud Elarif, qui a rendu public ce jour la plateforme de gouvernement qui a été signée entre les candidats du parti Juwa et le candidat Azali le 27 mars 2016, entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Cette plateforme était demeurée secrète jusqu’à ce que le Président Azali décide de renvoyer du gouvernement les Ministres du parti Juwa, y compris Fahmi Saïd Ibrahim, le principal signataire.

Cette plateforme intitulée « Plateforme pour la renaissance des Comores » est composée de 9 axes. Le premier intitulé « Du cadre institutionnel et politique  » devait en réalité régler à l’avantage du parti Juwa un certain nombre de points sur lesquels le parti se battait : laisser la tournante faire un tour complet, remettre en cause l’élection du président de l’Assemblée de l’Union, remettre en cause la participation des chefs de villages et de quartiers à l’élection des maires… Dans ce premier axe, il est étonnant de voir que les deux parties promettent de se soutenir pendant les élections de 2020 et de 2021 ou même de constituer une majorité à l’Assemblée alors qu’il ne s’agit que de l’engagement de cinq personnalités, en dehors de leurs partis respectifs comme il a été rappelé par les uns et les autres ces derniers temps.

Certaines dispositions de l’Axe 2 prêtent à sourire quand on sait ce qui s’est passé dans le gouvernement issu de cette Plateforme : lutte contre la corruption, réduction du train de vie de l’Etat (réduction des voyages notamment), « Respecter les procédures légales d’appel d’offre des marchés publics »… on dirait que le gouvernement s’est attaché à ne pas respecter cette plateforme ! Et l’on se demande comment certains membres ont pu garder le silence.

Dans l’Axe 7 consacré à « la diaspora comorienne » était prévu le vote de la diaspora qui avait été planifié par le gouvernement précédent avant les présidentielles.

Le dernier axe (De la question de l’île comorienne de Mayotte) prévoyait la création d’une Commission Nationale sur la question de Mayotte. Pourtant depuis la mise en place de ce gouvernement, la question de Mayotte n’a jamais été sérieusement abordée. Comme les gouvernements précédents depuis 1995, le gouvernement Azali 1 a fait retirer la question de l’ordre du jour provisoire de l’Assemblée Générale de l’ONU en 2016 et le gouvernement Azali 2 devrait faire la même chose d’ici quelques jours.

Il est probable que dès la signature de cette Plateforme d’accord, le camp du candidat Azali Assoumani savait qu’elle était inapplicable d’autant qu’elle n’engageait que la personnalité du candidat. Quant aux candidats du parti Juwa (non soutenus par leur parti en ce qui concerne cette alliance), conscients que le candidat Azali Assoumani n’avait pas trop le choix s’il voulait gagner, il lui ont imposé des mesures visant à leur donner un avantage certain dans le gouvernement, mais de fait inapplicables pour la plupart si le parti du Président et les autres partis et personnalités avec lesquels Azali s’était engagé n’approuvaient pas.

 


PLATEFORME D’ACCORD
ENTRE LES CANDIDATS SIGNATAIRES POUR UNE ALTERNANCE
DEMOCRATIQUE EN 2016 ET LE RENFORCEMENT DE L’ETAT DE DROIT 
AUX COMORES

Considérations générales 
La victoire du prochain Président de la République sera le fruit de la combinaison de réflexions et d’engagements par des personnalités politiques nationales, des hommes et des femmes, convaincus de la nécessaire alliance politique pour faire triompher le candidat. Cette alliance doit d’une part, mettre immédiatement en œuvre une politique de consolidation de notre souveraineté et de notre intégrité territoriale et d’autre part engager des réformes hardies, audacieuses par l’exécution de projets de développement socioéconomiques. 
Gouverner ensemble ce n’est pas seulement partager des responsabilités gouvernementales, c’est aussi et surtout partager un projet de société, avoir une vision d’ensemble commune, harmonieuse et engageante pour les parties qui s’allient et sont prêtes à les réaliser. Tel doit être l’esprit principal, le point de focalisation, de ralliement et de convergence de toutes les forces à verser dans cette bataille. 
Et c’est parce que les partis politiques en ont assez de se faire reprocher de division, d’immobilisme et d’absence de souci pour l’intérêt général de notre population qu’il est urgent et impératif de se doter d’une plateforme politique pour mieux se positionner, se faire entendre et agir ensemble demain pour le redressement rapide de notre pays.
Aussi, face à l’urgence d’un redressement économique et social de notre pays, un autre modèle de gouvernance dans lequel chaque comorien trouvera sa place, s’impose.
Considérant la conjoncture sociopolitique issue du scrutin électoral, caractérisée de fraudes et d’irrégularités prouvées ;
Considérant qu’un seul parti et encore moins un seul homme ne peut à lui tout seul ou avec ses seuls partisans gagner cette élection et relever les nombreux défis auxquels le pays est confronté ;
Considérant que le climat lourd et délétère actuel dans le pays, conduit les responsables politiques à la nécessité absolue d’apaiser et de rassembler notre peuple autour d’un projet commun de bonne gouvernance pour assurer une paix réelle, une stabilité et une cohésion sociales propices au développement multisectoriel de notre nation ;
Considérant que le temps est venu d’unir par un élan de sursaut national toutes les forces vives de la nation pour opérer dans la sagesse ces réformes ;
Conscients de la nécessité d’avoir, à l’issue du prochain scrutin présidentiel un gouvernement cohérent, stable, dynamique, populaire et solidaire autour du chef de l’Etat pour s’atteler rapidement à la tâche ;

Convaincus que les forces vives de la nation ont le devoir de s’engager dans la recherche de solutions aux problèmes d’énergie, d’eau, de santé, de justice, de formation, de travail, d’éducation, de transport, et d’infrastructures diverses ;
Contexte Général
Quarante ans après notre accession à l’indépendance, le bilan économique, social et politique du pays demeure faible. Les Comores sont toujours dans le peloton de queue des Pays les Moins Avancés (PMA) avec un PNB par habitant d’environ 790 dollars et la pauvreté frappe durement près de 40 % de la population. Le chômage, qui atteint 14 %, laisse la jeunesse et les forces vives du pays dans un désœuvrement désespérant. Au cours de ces dernières années le taux de croissance du PIB a chuté d’environ 4 % en 2002 à environ 1 % actuellement. 
Après ces quarante années d’indépendance, l’économie comorienne reste dominée par un secteur agricole toujours au stade artisanal et par le commerce. L’administration publique hypertrophiée est toujours le principal pourvoyeur d’emplois, le secteur privé restant marginal. L’industrie est quasi-inexistante. Ni la pêche, ni le tourisme, les deux secteurs qui recèlent des potentialités de croissance de l’économie et d’emplois, ne sont soutenus par les pouvoirs publics. 
Dans le classement en 2015, de la perception de la corruption par Transparency international, les Comores sont classés 161ème sur 174 pays, loin derrière les Seychelles 67ème et Maurice 69ème. 
Les comoriens perçoivent la justice de leur pays comme profondément inéquitable. Faits gravissimes et révélateurs, ces dernières années, de ce manque de confiance en la justice, des citoyens se sont « rendus justice » eux mêmes. 
Les projets exécutés ces dernières dans les secteurs sociaux Santé et Education n’ont pas été capables de répondre aux besoins d’une population en croissance (2,7% par an). 
Dans le secteur de la santé, les soins de base sont assurés difficilement dans les zones périphériques et rurales tandis que les hôpitaux de référence sont en état de délabrement avancé et l’accueil des malades y est déplorable. Cette situation pousse de nombreux comoriens à se rendre dans les pays voisins pour s’y faire soigner.
L’éducation, malgré des progrès significatifs au niveau du primaire, n’est pas en adéquation avec le marché de l’emploi. De très nombreux jeunes diplômés se retrouvent au chômage à l’issue de leurs études.
Les Comores vivent en quasi permanence une crise de l’énergie qui ralentit l’économie et détériore la santé et le bien-être des ménages. De même, de nombreuses coupures rendent aléatoire et incertain l’accès à l’eau en milieu urbain, tandis que de nombreuses zones en milieu rural sont dépourvues de tout système d’adduction d’eau. 
Sur le plan politique, les quarante ans d’indépendance des Comores ont été marqués par une instabilité institutionnelle qui a atteint son paroxysme avec la crise séparatiste d’Anjouan. Celle-ci a failli conduire à la dislocation du pays.

Cependant, le passage du monopartisme au multipartisme a fait progresser la démocratie et la liberté d’expression malgré la limitation de certaines libertés dont le droit de se réunir dans les espaces publics et de manifester pacifiquement.
Globalement, il existe un immense désarroi au sein de la population, notamment au sein de la jeunesse. Les comoriens n’ont plus confiance aux élites et nombre de comoriens n’aspirent qu’à l’émigration. 
Les anciens hommes politiques réunis au sein du mouvement du 11 août 2014 ont lancé un appel pour des assises en vue d’un sursaut national. Cet appel n’a eu aucun écho favorable auprès du régime en place malgré un accueil favorable d’une grande partie de la classe politique et de la société civile.
Dans cet esprit de renouveau national, des hommes politiques, au-delà des disparités de parcours et des clivages du passé, ont décidé d’unir leurs forces autour d’une plateforme pour la renaissance des Comores.
Ces hommes politiques signataires de cette plateforme ont décidé d’unir leur force pour gagner ensemble les élections générales du Président de l’Union et les seconds tours des élections des Gouverneurs des îles afin d’offrir au peuple comorien de nouvelles perspectives d’avenir et faire renaître l’espoir au sein des forces vives et de la jeunesse.
De part cette analyse, les parties signataires conviennent de :
Axe 1er : Du cadre institutionnel et politique 
1. Conserver le cadre institutionnel actuel, basé sur l’autonomie des îles et une présidence tournante entre les îles, jusqu’en 2031 après le mandat issu de la primaire organisée à Mohéli. 
2. Lutter contre le séparatisme et renforcer la cohésion nationale.
3. Modifier le découpage des circonscriptions électorales afin d’instaurer une représentation équitable des électeurs sur la base d’un nombre standard d’électeurs par député et par conseiller. 
4. Engager une procédure auprès de la Cour Suprême sur la question de l’élection controversée du Président de l’Assemblée de l’Union. 
5. Soutenir la réforme du règlement intérieur de l’Assemblée afin de permettre notamment le renouvellement annuel du bureau.
6. Poursuivre le processus d’adoption de la loi relative au Statut Particulier de Moroni, Capitale de l’Union des Comores. 
7. Modifier les dispositions légales qui permettent aux chefs de villages et de quartiers de prendre part au vote des maires. 
8. Constituer une majorité présidentielle des partis et à l’Assemblée en vue de soutenir l’action du président et du Gouvernement. 
9. Se soutenir mutuellement, à travers des accords électoraux, lors des prochaines échéances électorales, notamment celles de 2020 et de 2021.

Axe 2 : De la Bonne Gouvernance 
1. Promouvoir une justice équitable en parachevant le processus d’indépendance de la justice et de mise en place du Haut Conseil de la Magistrature. 
2. Renforcer les capacités techniques, professionnelles ainsi que la probité de la justice en faisant appel à un appui technique extérieur des pays francophones ayant des systèmes juridiques similaires à celui des Comores.
3. Modifier la loi afin de permettre l’assistance d’un avocat dès la mise en état d’arrestation du citoyen.
4. Promouvoir les principes de mérite et de dévouement à la nation au sein de l’armée.
5. Réorganiser l’administration publique pour renforcer son efficacité et ramener progressivement la masse salariale à un niveau compatible avec les ressources financières de l’Etat.
6. Mettre en place un système de contrôle et validation des diplômes et respecter scrupuleusement le recrutement par voie de concours à la fonction publique.
7. Développer l’intranet gouvernemental.
8. Lutter résolument contre la corruption en introduisant le principe de l’inversion des preuves dans les cas de soupçon de corruption (Cas des patrimoines et des trains de vie incompatibles avec les revenus déclarés des personnes mises en examen). 
9. Réduire le train de vie de l’Etat (réduction des voyages d’Etat onéreux et inutiles ainsi que des trop nombreux avantages accordés aux autorités).
10. Veiller à la sauvegarde du patrimoine national, notamment le patrimoine mobilier et immobilier de l’Etat ainsi que les ressources naturelles, par la création d’un Ministère en charge du Patrimoine.
11. Rendre public régulièrement l’état des finances de l’Etat.
12. Respecter les procédures légales d’appel d’offre des marchés publics.

Axe 3 : Du renforcement de l’Etat de droit
1. Mettre en place un système de maillage de sécurité du territoire national par le renforcement des capacités des polices municipales.
2. Créer des postes de médiateurs de la République, pour les recours des citoyens qui s’estimeraient lésés par l’Etat.
3. Mettre gratuitement à disposition des citoyens insolvables des avocats salariés par l’Etat pour les défendre devant la justice.

Axe 4 : Du renforcement de la démocratie
1. Créer un poste de chef de l’opposition rémunéré par la République qui sera occupé par le Président du plus grand parti de l’opposition (Parti d’opposition le mieux représenté à l’Assemblée et dans les conseils des îles). Le chef de l’opposition sera consulté lors de la prise des grandes décisions qui engagent l’avenir de l’Etat. 
2. Permettre l’accès aux médias d’Etat à toutes les sensibilités politiques, l’expression de la diversité des opinions et encourager les débats contradictoires.
3. Respecter le droit de manifester pacifiquement dans les lieux publics.
Axe 5 : De la réforme des secteurs sociaux
1. Généraliser l’éducation primaire par un effort particulier de construction de nouvelles salles de classe, la formation et le recyclage des maîtres, la création de postes de professeurs des écoles (pour encourager les bacheliers à embrasser la carrière d’instituteurs).
2. Faire un état des lieux des collèges et lycées publics et privés (locaux, niveau de formation du personnel enseignant, encadrement pédagogique…) et élaborer un cahier des charges.
3. Réorganiser et renforcer l’inspection pédagogique.
4. Promouvoir l’enseignement technique et professionnel, encourager l’apprentissage les matières scientifiques et de l’anglais.
5. Accorder une attention particulière à l’Université des Comores : Elaboration d’un plan de développement de l’Université comorienne.
6. Poursuivre la construction du stade olympique de Malouzini.
7. Revoir et renforcer les conseils d’administration des hôpitaux de référence et la gestion financière notamment recourir à des systèmes intégrés de gestion pour le paiement des prestations, la collecte des recettes et le suivi des dépenses des hôpitaux. Recourir à une assistance technique extérieure ou à une gestion privée externe pour les hôpitaux jusqu’à l’émergence d’une capacité de gestion nationale des établissements hospitaliers. 
8. Instaurer un quota horaire mensuel obligatoire en service public pour tous les médecins rémunérés par l’Etat dont les états de salaires seront préparés par les hôpitaux qui les emploie.
9. Créer des cabinets publics de consultation dans les quartiers pour rapprocher la médecine des citoyens et privilégier la prévention. 
10. Créer un fonds de solidarité médicale et renforcer la mutualisation des citoyens.
11. Revenir à un système public d’approvisionnement en médicaments essentiels.
12. Ouvrir l’hôpital de Bambao ainsi que le dispensaire de Djoezi (Mohéli) et accorder une attention particulière (nomination d’un chargé de mission assurant le suivi au jour le jour) à la construction de l’hôpital de Hombo.
13. Faire un état des lieux des cliniques privées (locaux, niveau de formation du personnel soignant, inspection sanitaire…) et élaborer un cahier des charges.
14. Mettre en œuvre un plan d’action sur l’eau comportant des solutions de forages, dotation en pompes des puits existants, construction de barrages collinaires, impluviums etc… afin de résoudre la crise de l’eau.

Axe 6 : Du Décollage économique 
1. Mettre fin à la crise énergétique : A court terme : Remettre à niveau les capacités de production par la révision et le dépannage des centrales électriques, la généralisation des compteurs à cartes y compris dans les administrations et la révision des réseaux. A moyen terme : Développer les centrales à fuel lourd et les centrales hydro-électriques. A long terme : Développer l’énergie géothermique.
2. Augmenter les capacités de stockage des hydrocarbures à 6 mois. 
3. Poursuivre la réhabilitation du réseau routier sur l’ensemble du territoire national.
4. Redémarrer l’usine de pêche de Voidjou.
5. Rechercher des partenariats pour développer l’exploitation des ressources halieutiques.
6. Développer le concept de villages éco touristiques.
7. Promouvoir la destination Comores et négocier la desserte des Comores avec les grandes compagnies aériennes.
8. Mettre en place un cadre formel de concertation public-privé.
9. Interdire l’exercice du commerce de détail aux étrangers. 
10. Créer des zones franches. 
11. Réorganiser le service du cadastre
12. Relancer et faire un suivi de la conférence de Doha

Axe 7 : De la diaspora comorienne
1. Accorder le droit de vote aux comoriens résidants à l’étranger par le biais d’une législation appropriée.
2. Faciliter le retour et l’insertion des comoriens de l’étranger désireux de se réinstaller aux Comores.
3. Négocier avec les compagnies aériennes les conditions de la réduction du coût trop élevé du billet d’avion pour les Comores.

Axe 8 : De la Diplomatie 
1. Adhérer à l’East Africain Community et renforcer les liens d’amitié et de coopération avec les pays voisins de la côte Est africaine. 
2. Poursuivre une politique d’ouverture et de rapprochement avec les pays arabes.
3. Initier une politique d’ouverture diplomatique avec l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud Est.
4. Réorganiser et rationnaliser les missions diplomatiques.

Axe 9 : De la question de l’île comorienne de Mayotte
1. Créer une Commission Nationale sur la question de l’île comorienne de Mayotte dont le Secrétariat sera assuré par un département chargé de cette question au Ministère des Affaires Etrangères.
2. Faire chaque année un état de lieux de l’état des progrès de la question devant le congrès (députés et conseillers des îles) 

Sur la base de cette plateforme, les responsables politiques désignés ci-dessous, représentant l’intérêt général du pays et de leurs adhérents, signataires de cette plateforme politique de gouvernance, s’engagent :
Article 1 : A gouverner ensemble en cas de victoire de leur candidat et que cette plateforme qui lie les parties signataires par son esprit, son contenu et sa forme constitue le principal document référentiel de leur pacte de bonne gouvernance ; 
Article 2 : Une plateforme additionnelle de partage de pouvoir sera négociée et conclue à la discrétion des deux signataires.
Article 3 : En cas de désaccord important constaté par une ou par l’ensemble des parties signataires et portant sur les termes référentiels, les principes fondateurs et les objectifs fondamentaux de la plateforme dans son application, la partie signataire plaignante est libre de rompre l’accord et de se désolidariser du pouvoir gouvernemental après que toutes les recherches sincères de solutions et de consensus par chacune des parties n’auraient abouties à aucun compromis ;
Article 4 : la partie signataire plaignante avise par écrit l’autre ou les autres parties composantes deux semaines avant l’exécution de sa décision ;

Mutsamudu, le 27 mars 2016
Le candidat Azali ASSOUMANI

Le candidat Fahmi SAID IBRAHIM

Le candidat Abdou Salami ABDOU

Le candidat Ahmed ABDALLAH SALIM

Le candidat Vice – Président Mohamed ELHAD

Présidentielles 2016 aux Comores. Le recensement de la diaspora en France est prévu en septembre

La Commission Nationale Technique de la Diaspora (CNTD) affirme que le recensement de la diaspora comorienne de France devra débuter ce mois de septembre dans les pôles régionaux de la France où la communauté comorienne réside.

 

Ambassade des Comores en France

Ambassade des Comores en France

Le vote de la diaspora comorienne de France est devenu un sujet d’actualité depuis la promulgation de la loi portant sur ce vote. La communauté comorienne en France votera aux prochaines élections pérsidentielles prévues en avril 2016 selon le calendrier électoral publié par le gouvernement.

L’opinion est partagée. Certains Comoriens résidant en France n’embrassent pas l’idée que la diaspora puisse voter et laissent sous entendre que c’est un but à atteindre de certains politiciens. Tandis que d’autres se réjouissent et estiment que c’est un droit civique qu’il faut accomplir : «  je n’approuve pas le vote de la diaspora en 2016. Je trouve qu’il est tôt. Il n’y a pas eu de sensibilisation. La masse ignore les enjeux de ces élections et je ne pense pas que la logistique nécessaire soit prête pour ce scrutin. L’Etat comorien est en mesure en peu de temps de faire voter une diaspora qui est le 1/4 de la population », affirme Lihoma Mohamed Miradji, urbaniste résident en région parisienne, avant d’ajouter « pourquoi voter ? Il est clair que la sociologie électorale va changer. Mais les pressions et les lobbies de toute nature vont jouer qui ne sera qu’en faveur des Comores à partir d’une certaine élite de la diaspora et l’impact sera ressenti sur place ».

Ce n’est pas l’avis de Mahafih Eddine Ibrahim, secrétaire général de la Fédération France du parti SDC (un parti créer par la diaspora pour les Comoriens partout où ils vivent) : « nous accueillons favorablement la promesse de l’actuel gouvernement de faciliter enfin la participation de la diaspora de France aux prochaines élections présidentielles. Nous allons nous battre pour que ce droit fondamental prenne corps réellement sur le terrain », dit-il. Ce juriste de formation a déclaré en effet que «Nous nous posons cependant un certain nombre de questions parmi lesquelles le recensement électoral, le déroulement, la sécurisation des élections, la transparence dans la diffusion des résultats ainsi que le début de participation de la diaspora. Nous souhaitons avoir des réponses sur toutes ces questions. Et nous remercions la CENI pour l’explication qu’elle voudra donner à nos questions ».

Pour Thinati Mdoihoma, le vote de la diaspora ne « servira à rien. Il est vrai que nous participons au PIB du pays. Mais nous vivons en France et nous devons de préoccuper de ce qui se passe ici ». Une opinion non partagée par Soilha Mohamed, étudiante en master 2 en Systèmes, environnement et Patrimoine à Saint-Etienne. Elle juge que « la participation de la diaspora où qu’elle soit, est importante dans la mesure où cette dernière peut faire basculer des élections. D’autant plus qu’elle contribue à une grande partie au développement des Comores ».

La CNTD collabore en commun accord avec l’ambassade des Comores, selon Ahmadou Mze Soilihi, l’un des membres de cette commission. Le recensement nécessitera une centaine d’agents recenseurs, une quarantaine de personnels administratifs ainsi que d’autres ressources humaines pour constituer les cellules d’appui dans chaque pôle. La CNTD a précisé que trois catégories d’électeurs ont été identifiées lors des ateliers. Il s’agit en premier lieu des comoriens ayant plus de dix huit ans disposant d’une carte nationale d’identité biométrique (CNI) : «les données venant du ministère de l’intérieur comptent 44 000 électeurs potentiel en France », affirme Ahmadou Mze. La deuxième catégorie constitue les comoriens qui disposent la nationalité comorienne mais qui n’ont pas la carte biométrique, « dans ce cas, il faut justifier par un certificat de nationalité ou un extrait d’acte de naissance valable », souligne notre interlocuteur. La dernière catégorie concerne les enfants de la deuxième et troisième génération. « Les statistiques du ministère de l’intérieur montre que cette catégorie est faiblement enregistrée dans la base de données de SEMLEX », précise Ahmadou avant de faire appel aux parents et aux associations pour une aide à la sensibilisation.

Rappelons que la CNTD est une commission qui apporte un soutien technique au gouvernement et à la CENI. Elle a été mise en place et validée par les dix commissions régionales constituées à l’issus des assemblées de Valence en avril 2014 et à Lyon en juillet de la même année.

Natidja HAMIDOU

La carte consulaire est indispensable pour les Comoriens de France

Ambassade des Comores en France

Ambassade des Comores en France

Le service consulaire de l’ambassade des Comores à Paris ne délivrera aucun document administratif à ses ressortissants sans présentation de la carte consulaire à partir 1er juillet 2015.

 Suite à la publication d’un communiqué de l’ambassade des Comores à Paris appelant ses ressortissants à venir s’enregistrer afin d’obtenir la carte consulaire, l’opération a déjà commencé. Certains comoriens de la diaspora en France disposent de la carte consulaire selon le conseiller de l’ambassade chargé de la communication, Saïd Omar Badaoui. Ce dernier appelle les comoriens de France à aller s’inscrire massivement.

Plus d’une centaine de comoriens de la diaspora comorienne de France sont enregistrés au service consulaire de l’ambassade des Comores à Paris et possèdent désormais la carte consulaire. L’opération a commencé il y a un mois. L’obtention de ce document désormais indispensable pour les Comoriens résidant en France nécessite une pièce d’identité comorienne, une attestation de domicile et une somme de quinze euros. « La carte est délivrée à l’instant même que la personne est enregistrée. La photo est prise sur place », affirme Saïd Omar Badaoui, le conseiller chargé de la communication à l’ambassade des Comores à Paris.

Saïd Omar Badaoui, Chargé de la Communication à l'Ambassade des Comores à Paris

Saïd Omar Badaoui, Chargé de la Communication à l’Ambassade des Comores à Paris

Ce taux d’enregistrement très faible s’explique par le fait que les Comoriens de la diaspora ne se présentent pas massivement depuis le lancement de l’opération selon notre interlocuteur. Il estime que les Comoriens confondent entre carte consulaire et carte d’électeur : « nos compatriotes ont tendance à tout mélanger. La carte consulaire n’a rien à voir avec la carte d’électeur. C’est un impératif. D’ailleurs, l’initiative a été prise avant que le projet du vote de la diaspora soit lancé », se désole Badaoui. L’ambassadeur des Comores à Paris, Ahmed Bourhane a tenu à préciser que « tout comorien vivant à l’étranger doit s’inscrire dans son ambassade ou dans le consulat le plus proche. Nous voulons avoir une base de données de nos ressortissants en France. Cela se passe dans tous les pays du monde entier. C’est pour le bien de nos compatriotes ». Interrogé sur la raison de prendre une telle décision tardive, l’ambassadeur n’a pas hésité à dire « il n’est jamais trop tard pour mieux faire ». Par ailleurs, le service consulaire a pris l’initiative de ne délivrer aucun document administratif sans présentation de la carte consulaire à partir du 1er juillet prochain.

Actuellement ce sont les Comoriens qui résident en région parisienne qui se font enregistrer. Une mission sera dépêchée à Marseille dans les prochains jours pour sensibiliser les Comoriens de cette ville et les inscrire également. S’agissant des Comoriens des autres villes autre que la région parisienne et Marseille, Saïd Omar Badaoui déclare que «  nous réfléchissons sur une possibilité de nous approcher de ceux qui sont dans les autres villes et régions telles que Lyon, Dunkerque afin que le travail puisse être accompli ».

Natidja Hamidou

Le Secrétaire Général du parti RADHI promet à la diaspora le droit de vote en 2016

 « Reconstruire les Comores », tel est le projet du parti politique Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré (RADHI), fondé par l’ancien ministre Houmed Msaidié et d’autres leaders de la politique comorienne le mois de mai dernier. Les leaders du RADHI ont tenu un meeting ce dimanche 26 octobre au Palais des Congrès à Montreuil en région parisienne. L’objectif de cette manifestation était d’exposer le projet du parti à la diaspora comorienne de France.

MeetingRADHI_Paris

Les femmes sont venues nombreuses

 

La diaspora était au rendez-vous ! Environ 1000 personnes ont répondu à l’appel du parti RADHI (Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré). Un meeting initié par les partisans de ce parti politique a eu lieu dimanche dernier dans la ville de Montreuil en présence du président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis, Stéphane Troussel et d’Ibrahim Dufriche-Soilihi, premier adjoint au Maire de Montreuil. Le Secrétaire Général du RADHI ainsi que d’autres membres fondateurs (Mihidhoire Sagaf, Abdou Soefo, Ali Abdallah) ont fait le déplacement depuis les Comores pour venir présenter leurs idées et leurs engagements à la communauté comorienne de France.

Après la lecture du Saint Coran, marquant l’ouverture de la manifestation, un notable parlant au nom du parti a remercié l’assistance tout en soulignant que la diaspora comorienne de France contribue en grande partie au développement des Comores. Il a affirmé également que « cette diaspora réalise des actions que le gouvernement devrait accomplir ».

Houmed Msaidié

Houmed Msaidié

L’hymne national « WUDZIMA WA MASSIWA » a retenti dans la salle annonçant la prise de parole du Secrétaire Général du RADHI, Houmed Msaidié. Il a commencé son allocution en rappelant au public la tenue des élections législatives en janvier 2015. Cet ancien ministre de l’énergie a abordé en premier lieu le problème qui est d’actualité aux Comores : le manque d’eau et d’électricité qui frappe l’archipel. Selon lui, c’est un obstacle qui freine le développement du pays et accélère la pauvreté. Il a fait appel au gouvernement pour trouver une solution rapide afin de sortir le pays de la crise.

Houmed Msaidié a également évoqué la question des infrastructures routières. Il estime que les routes aux Comores ne sont pas en bon état même s’il a admis qu’une partie non-négligeable des localités a été raccordée. L’ancien ministre des transports et du tourisme a souligné la hausse des prix des billets de transports aériens. Il a indexé le coût très élevé des taxes aéroportuaires qui se distribuent entre l’ASECNA, l’AIMPSI et COM’AIR Assistance. Pour lui, ces taxes sont en grande partie à l’origine de cette hausse des prix. « Nous devons développer le tourisme dans notre pays et permettre la création de micros entreprises », a-t-il déclaré.

MeetingRADHI_Paris2

La première rangée

Au cours de son discours, le secrétaire général du parti RADHI promet à la diaspora de voter en 2016 lors des élections présidentielles prévues aux Comores. « Je vous affirme que la loi portant le droit de vote de la diaspora a déjà été votée à l’Assemblée. Pourquoi n’est elle pas promulguée ? Nous ferons tout pour que vous puissiez voter en 2016  » a-t-il avancé. Chose rare dans les meetings de ce genre, le parti RADHI a décidé de donner la parole au public. Diverses questions portant sur l’éducation, la santé, la justice, les finances.… ont été posées par l’assistance. Un dossier portant un projet sur l’hôpital El-Maarouf a été remis au Secrétaire Général du RADHI par les membres du mouvement « RILAMHA » présents dans le meeting. Houmed Msaidié a affirmé avoir pris en compte les doléances et a promis d’étudier le dossier avant de donner une réponse.

Les participants n’ont pas tardé à réagir par rapport au discours du Secrétaire Général de ce parti. « Msaidié est conscient des difficultés qui touchent notre pays d’après le discours qu’il a prononcé et nous espérons qu’il tiendra les promesses qu’il a faites », affirme Ahmed Mohamed, un citoyen présent dans la manifestation. Néanmoins, Harmia Djabir, une participante dit être déçue de l’allocution de Houmed Msaidié et déclare que : « C’est regrettable que le Secrétaire Général d’un parti politique, qui prévoit d’être candidat aux élections présidentielles a omis d’évoquer la question de Mayotte. J’estime que c’est une question cruciale car les Comores ont perdu des milliers d’habitants à cause de ce visa Balladur ».

Dans son projet, le parti RADHI prévoit de « consolider l’état de droit, préserver l’intégrité territoriale, valoriser les efforts de la diaspora, mieux gérer les finances publiques, lutter contre la pauvreté et les inégalités, construire les structures du développement et enfin diversifier les sources de développement ».

Houmed Msaidié et la délégation du parti RADHI prévoient de continuer le chemin vers Marseille où doit se tenir un autre meeting le dimanche 2 novembre 2014.

 Natidja Hamidou

Droits des étudiants comoriens à la Réunion : conférence de Me Mihidhoiri

Droits des étudiants comoriens à la Réunion : conférence de Me Mihidhoiri

aecr2Les associations GYK (Génération Ya Kweli) et AECR ( Association des Etudiants Comoriens à la Réunion) ont organisé une conférence-débat le 28 juin dernier au CROUS de la Réunion pour informer les étudiants comoriens présents dans cette île française de leurs droits en matière de renouvellement du titre de séjour, de changement de statut, de travail et de recours en cas de refus de délivrance de titre de séjour. Maître Mihidhoiri Ali, avocat d’origine comorienne établi dans l’île était le conférencier principal.

La conférence a commencé par une présentation de la GYK (Génération Ya Kweli) faite par la Trésorière Générale de cette nouvelle association qui a affirmé que ses principaux objectifs ne sont que sociaux : « venir en aide à la population démunie». 

En effet selon le conférencier, l’étudiant a le droit de travailler à hauteur de 60% de la durée légale. Ce qui signifie qu’il ne doit pas atteindre le barème de 35 heures par semaine. Il ne devrait pas dépasser 964 heures par an. Sa rémunération ne doit pas être supérieur à 1,5 fois le SMIC. Sont exclus les doctorants. Ces derniers peuvent demander une dérogation auprès de la préfecture leur donnant le droit à travailler conformément à la durée légale. L’avocat a rappelé cependant qu’un récépissé n’autorise pas l’étudiant à travailler.

S’agissant du renouvellement du titre de séjour, Maître Mihidhoiri a affirmé au public que, conformément à la loi française, les étudiants qui sont dans un cursus de longues études peuvent demander ou renouveler des titres de séjour pluriannuels (2 à 4 ans). Il affirme qu’un changement d’orientation peut donner droit à un renouvellement de titre de séjour si et seulement si il est cohérent avec la formation initiale.

En ce qui concerne le changement de statut pour un couple d’étrangers voulant renouveler leurs titres de séjour au terme d’un statut privé, il leur est nécessaire de procéder à la démarche du regroupement familial sur place ou à l’étranger. Ils doivent justifier de ressources ainsi que d’une habitation répondant aux normes mentionnées par la loi. Au cas où le couple est mixte (étranger (e)/ français (e)), l’avocat parle d’une « diarrhée législative » ; du fait que les amendements opérés sur les lois qui touchent ce sujet semblent innombrables. Le couple doit en gros justifier d’une communauté de vie avec les justificatifs de domicile (bail du loyer, factures…), d’un compte commun, d’avis d’imposition, d’un certificat de mariage, etc.).

Dans le cas d’une demande au titre de parent, ce dernier doit justifier du fait qu’il pourvoie à l’entretien et à l’éducation de l’enfant en question. Dans le cadre d’une vie commune, il y a là « une présomption » selon toujours notre intervenant. Il suffit alors que les ou le parent en atteste en mettant en avant ‘’une affection d’un parent envers son enfant’’.

S’agissant du droit commun, l’étudiant qui décroche un travail dans un territoire français est astreint à attendre que son employeur fasse les démarches : émission d’annonce auprès du pôle emploi. Et si après deux semaines aucun citoyen français ne s’est présenté, ce service délivrera une attestation lui permettant de compléter les dossiers du poste en question pour la préfecture. Maître Mihidhoiri appelle cela « le parcours du combattant ». Car, si on arrive à vaincre par miracle les chômeurs inattentifs et impatients, cela ne suffit pas. Le patron doit pouvoir convaincre sur dossier l’administration. Le titre de séjour sera délivré en fonction du contrat.

Le statut d’étudiant étranger le plus favorable est celui de travailleur, obtenu après le niveau master, qui est en cohérence avec sa formation. Celui qui en bénéficie peut avoir soit la carte de compétence talent (C.T) soit la carte scientifique comme le cas de ceux qui travaillent à l’université. Entre la fin d’études et le temps de décrocher une embauche, le futur employé peut demander l’APS (autorisation provisoire d’un séjour). Cela ne dépasse pas 6 mois.

En ce qui concerne le dernier point de l’intervention, l’expert a montré les raisons qui pourraient être à l’origine d’un refus d’une telle ou telle demande ainsi que les solutions. En somme, pour le statut d’étudiant, un refus peut être émis par l’administration compétente quand l’étudiant ne répond pas à son unique tâche. Pour les autres statuts, la seule chose qui pourrait être gênant c’est la détérioration du statut lui accordant ce titre. Donc les solutions sont : faire recours à la justice administrative si l’on croit qu’on est fondé à le faire. Sachant que la victime n’a qu’un mois pour faire ce recours. Il doit écrire à l’autorité compétente pour lui demander d’annuler la décision en attendant la délibération du juge administratif.

Amir MOHAMED

Le Président de la FCC à Paris

Le Président de la FCC à Paris

Ce samedi 29 juin, Mohamed Saïd Abdallah Mchangama (MSAM), Président de la Fédération des Consommateurs Comoriens (FCC), de passage en France après le sommet de l’ICANN à Londres (http://www.mchangama.com/?p=622), a rencontré les membres de la Fédération des Consommateurs Comoriens en France (FCC-F) en région parisienne.

La présidente de FCC-F, Naïma Mdoihoma a invité MSAM à venir apporter aux membres de son association les nouvelles sur les combats des consommateurs comoriens.

À l’aide d’un document projeté, MSAM est revenu sur la définition de ce qu’est un « consommateur » en s’appuyant sur la définition de l’OHADA. Il a ainsi montré que le consommateur est pour le moment vu par cette organisation panafricaine comme une personne physique qui reçoit ou utilise un produit dans le cadre privé et familial. Mais, au-delà de cette définition qui n’est pas la même partout en Afrique, le Président-fondateur de la FCC a montré que le consommateur se place nécessairement dans le cadre d’un combat et qu’il doit donc considérer comme un impératif l’apprentissage et la formation.

Les membres de la FCC avec Mchangama

Les membres de la FCC avec Mchangama

A partir de cette réflexion, MSAM est revenu sur des thèmes qui lui tiennent à coeur depuis un certain nombre d’années comme la mise en place de normes de référence dans tous les domaines, aussi bien dans le commerce (mise en place et contrôle des mesures, indication des prix…), mais aussi dans l’administration ou l’éducation où les diplômes sont tellement galvaudés qu’on ne sait plus qui est véritablement capable d’exercer certaines fonctions. L’objectif reste pour lui de refuser le poids des villages, des familles et surtout du nkalizi ou l’éloquence en public qui vise à s’imposer par la tromperie.

Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les plus compétents ne devaient pas avoir peur d’entrer dans le combat ou de dénoncer mais qu’ils ne peuvent se contenter de dénoncer et qu’ils doivent s’engager dans la mise en place de critères par lesquels on peut juger la valeur des compétences et du travail accompli. Pour lui, c’est par le recours à des critères, à des normes que les jeunes cadres peuvent se différencier de ceux qui n’ont aucune formation mais veulent quand même s’imposer par d’autres mécanismes.

La FCC-F existe depuis à peu près un an, et depuis quelque mois comme association sous statuts « loi 1901 ».

Mahmoud Ibrahime

Le voyage du Président Hollande aux Comores fait parler les politiques maorais

Le voyage du Président Hollande aux Comores fait parler les politiques maorais

Le président Ikililou sur le perron de l'Elysée

Le président Ikililou sur le perron de l’Elysée

Après son voyage officiel en France le 21 juin 2013, le Président de l’Union des Comores, IKILILOU Dhoinine recevra officiellement son homologue français FRANCOIS Hollande, le 27 juillet 2014 à Moroni.

Ce voyage du Président français aux Comores indépendantes fait parler toute la classe politique maoraise, sans exception aucune. Un voyage que F. Hollande effectue après le Conseil des Ministres de la COI du 10 au 11 avril 2014 à Moroni, conseil dont Ahmed Athoumani Douchina, désigné par le président du Conseil Général de Mayotte s’est vu interdire de participer. La raison qui a été évoquée : « Mayotte faisant partie des Comores est déjà représentée par le gouvernement comorien, alors pas question qu’il y ait deux représentants pour les Comores ». Une réaction qui n’a pas plus aux Maorais en général et aux politiques de l’île en particulier. Ce qui a choqué le plus les Comoriens de Mayotte c’est le silence de la France face à une telle situation qu’eux même jugent « inadmissible ». Ils en viennent à demander des réparations.

Cette fois-ci, ils veulent que réparation soit faite lors du prochain voyage du Président de la République française aux Comores. Aujourd’hui, 25 juin 2014, vers 12 heures, le président du Conseil Général Daniel Zaidani a fait savoir, sur les antennes de Mayotte Première que « s’il y a des commissions qui doivent accompagner le président Hollande à Moroni, Mayotte ne doit pas être oubliée pour marquer l’histoire ».

Selon le Président du Conseil Général, depuis 1975 Mayotte a choisi de rester française, il est donc utopique d’envisager son retour dans le giron comorien comme le veulent les dirigeants politiques et le peuple comoriens. Il poursuit en disant que Mayotte est Département français, donc il est impossible de revenir indépendante encore moins dans l’ensemble comorien. Ce qui montre visiblement que le Président du Conseil Général ignore encore l’histoire de France.

Ce n’est pas impossible pour un Département de devenir indépendant quelles que soient les années passées sous la colonisation. On peut lui citer le cas de l’Algérie française, Département depuis 1830, mais qui a pris son indépendance le 5 juillet 1962. Un geste fort, loyal et légitime. Alors Monsieur le Président du Conseil Général, il n’est jamais tard.

Rédaction Mlemingu.com