Djaza

DJAZA, les chiffres et la malette

Traumatisé par les sévices de Maître Djaza, l’homme qui validait les hallucinants résultats de la CEII à 104% et qui explosait les comptes de la CENI qu’il dirigeait et qu’il dirige encore, Mopao Fanas présente ici un poème fin et puissant portant donc sur l’homme à l’origine de toutes ses pathologies.

104%

Résultats à 104% proclamés par la CEII de Ngazidja et validé par maître Djaza, éternel président de la CENI

Maître Djaza sur ses certitudes perché,

Tenait entre ses mains une mallette,

Le peuple comorien par sa naïveté développée,

Lui tint à peu près ce langage:

Et bonjour, maître Djaza,

Que vous êtes vorace!

Qu’est donc cette chose que vous tenez?

Vous semblez si honnêtes,

Et si vous nous dirigiez!

Sans mentir si votre ramage,

Se rapporte à ces éléctions,

Si pour elles vous faites rouages,

Comptez sur nous, on vous fera promotion.

Et pour montrer ses capacités à nuire,

Djaza tendit ses bras et ouvrit sa mallette,

Des millions et des millions de francs y dormaient,

De l’argent sale, dérobé et volatilisé.

Parce que Djaza n’est pas qu’un simple renard,

Parce qu’il est loin d’être un misérable corbeau,

Djaza voulut de nouveau,

S’illustrer. Honte et honneur, il ignore.

Président un jour, président toujours,

CEII puis CENI, tous même combat,

Amasser, ruiner encore et encore,

Djaza valide tout et se bat,

Pour qu’on aille encore plus loin.

A 104 % plus loin,

Là où résident les grands mathématiciens,

Ceux qui nous enseignent l’addition,

10 et 4 font 104,

parole de docteur, de magicien,

L’homme renard. Pour la nation,

Djaza est un macaque.

Mopao Fanas, l’homme qui est à jamais traumatisé par les sévices du Dr Djaza.