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Communiqué de la FCC-F : soutien au mouvement Madji Na Mwendje

Communiqué

logoFCCFLa Fédération Comorienne des Consommateurs-France a appris hier l’arrestation de Mohamed Saïd Abdallah Mchangama, président de la Fédération Comorienne des Consommateurs et d’autres acteurs du mouvement Madji na Mwendje (« Eau et Electricité »).

Parce qu’ils étaient en train de préparer un mouvement de protestation pacifique contre la privation d’eau et d’électricité à toute la population comorienne, ils sont accusés par le gouvernement d’« incitation à la haine ».

Le travail qui a été mené ces derniers temps au sein de la FCC visait à faire prendre conscience à la population que les droits ne s’obtiennent que progressivement par une lutte obstinée et non par les seules incantations. Ce travail de conscientisation est en marche et cela fait peur au pouvoir en place.

L’arrestation de responsables d’associations de la société civile avant même la manifestation annoncée, la mise en place d’un climat de peur et la réquisition de magasins comme si le pays était en guerre dénotent manifestement d’une perte de sang froid de la part du gouvernement du président Ikililou et du Ministre de l’Intérieur, M. Houssen Hassan Ibrahim.

Cela participe surtout, hélas, d’une certaine régression par rapport aux valeurs de liberté et de démocratie puisque c’est sans doute la troisième ou quatrième manifestation que le gouvernement tente d’interdire, au mépris de la Constitution et des lois du pays.

La FCC-F, fidèle à ses objectifs, soutient sans réserve le mouvement Madji Na Mwendje dans son action en cours pour l’accès de la population à l’eau et l‘électricité.

Elle exhorte le gouvernement comorien à prendre de la hauteur et à relâcher immédiatement et sans condition le Président de la FCC et toutes les personnes qui ont été arrêtées depuis dimanche.

Fait à Paris le 9 février 2015

Fédération Comorienne des Consommateurs -France

Le Président de la FCC à Paris

Le Président de la FCC à Paris

Ce samedi 29 juin, Mohamed Saïd Abdallah Mchangama (MSAM), Président de la Fédération des Consommateurs Comoriens (FCC), de passage en France après le sommet de l’ICANN à Londres (http://www.mchangama.com/?p=622), a rencontré les membres de la Fédération des Consommateurs Comoriens en France (FCC-F) en région parisienne.

La présidente de FCC-F, Naïma Mdoihoma a invité MSAM à venir apporter aux membres de son association les nouvelles sur les combats des consommateurs comoriens.

À l’aide d’un document projeté, MSAM est revenu sur la définition de ce qu’est un « consommateur » en s’appuyant sur la définition de l’OHADA. Il a ainsi montré que le consommateur est pour le moment vu par cette organisation panafricaine comme une personne physique qui reçoit ou utilise un produit dans le cadre privé et familial. Mais, au-delà de cette définition qui n’est pas la même partout en Afrique, le Président-fondateur de la FCC a montré que le consommateur se place nécessairement dans le cadre d’un combat et qu’il doit donc considérer comme un impératif l’apprentissage et la formation.

Les membres de la FCC avec Mchangama

Les membres de la FCC avec Mchangama

A partir de cette réflexion, MSAM est revenu sur des thèmes qui lui tiennent à coeur depuis un certain nombre d’années comme la mise en place de normes de référence dans tous les domaines, aussi bien dans le commerce (mise en place et contrôle des mesures, indication des prix…), mais aussi dans l’administration ou l’éducation où les diplômes sont tellement galvaudés qu’on ne sait plus qui est véritablement capable d’exercer certaines fonctions. L’objectif reste pour lui de refuser le poids des villages, des familles et surtout du nkalizi ou l’éloquence en public qui vise à s’imposer par la tromperie.

Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les plus compétents ne devaient pas avoir peur d’entrer dans le combat ou de dénoncer mais qu’ils ne peuvent se contenter de dénoncer et qu’ils doivent s’engager dans la mise en place de critères par lesquels on peut juger la valeur des compétences et du travail accompli. Pour lui, c’est par le recours à des critères, à des normes que les jeunes cadres peuvent se différencier de ceux qui n’ont aucune formation mais veulent quand même s’imposer par d’autres mécanismes.

La FCC-F existe depuis à peu près un an, et depuis quelque mois comme association sous statuts « loi 1901 ».

Mahmoud Ibrahime