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Les Comores soutiennent le candidat mauricien à la Francophonie

Les Comores soutiennent le candidat mauricien à la Francophonie

 

Les chefs d'État de la COI

Les chefs d’État de la COI

Le secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien (COI) Jean Claude de l’Estrac, candidat mauricien pour les élections du secrétariat général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) prévues en novembre prochain, a obtenu le soutien des pays de l’Océan Indien. 

Les chefs d’États et de gouvernement de l’Océan Indien apportent « unanimement » leur soutient à Jean Claude de l’Estrac, secrétaire général de la COI, candidat mauricien aux élections du secrétariat de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Selon un communiqué publié par l’équipe de campagne Maurice-Francophonie, « les dirigeants de l’Océan Indien ont apporté ce 23 août 2014 à Moroni, leur plein soutien à la candidature mauricienne à la Francophonie ».

Le président de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina a souligné « la dynamique de Jean Claude de l’Estrac qui est pour beaucoup de la montée en puissance de la COI ». Quant au président seychellois, James Michel, il a vanté les qualités du candidat mauricien qui selon lui, a transformé la COI en la rendant plus audible et visible, « je ne doute pas qu’il saura transformer la Francophonie et toute la famille de la COI a pesé pour une issue heureuse à cette candidature.

Et le président Ikililou Dhoinine n’a pas manqué d’exprimer sa confiance dans la capacité de Jean Claude de l’Estrac à « lancer une nouvelle étape dans la vie de l’Organisation Internationale de la Francophonie », avant de faire part du soutien de son pays au candidat mauricien.

Rappelons que Jean Claude de l’Estrac n’est pas le seul candidat à ces élections. Deux autres candidats briguent le poste. Il s’agit de Henri Lopes, ancien premier ministre congolais (Brazzaville) et Pierre Buyoya, ancien président burundais.

Natidja Hamidou

LE CONTENTIEUX TERRITORIAL FRANCO-COMORIEN S’EST INVITE AU SOMMET DE LA COI

LE CONTENTIEUX TERRITORIAL FRANCO-COMORIEN S’EST INVITE AU SOMMET DE LA COI

MayotteLe contentieux territorial franco-comorien sur l’île de Mayotte s’est invité au quatrième sommet de la Commission de l’Océan Indien(COI).

De passage à Mayotte, le Président Hollande a annoncé les couleurs en déclarant que les Comores ne peuvent plus revendiquer Mayotte et que la question n’est plus négociable. Le président Ikililou Dhoinine a répondu à cette déclaration en prononçant un discours très offensif où il a d’emblée fait le vœu que les discussions entamées pour la résolution du différend qui oppose les Comores à la France, sur la question de Mayotte, permettent de parvenir à un dénouement heureux conformément aux résolutions des Nations Unies. Il a, dans la foulée, invité ses hôtes de la COI à engager l’organisation dans une démarche commune dans le but de mettre fin à un drame humain qui détruit quotidiennement des familles entières. Il a fait remarquer que nombreuses sont les victimes du visa instauré depuis 19994 entre les trois îles et Mayotte, la quatrième île des Comores. Des personnes à qui l’on refuse l’exercice des droits humain le plus élémentaires, à savoir la libre circulation des personnes dans les respects des traités et conventions internationaux.

A Moroni, le président français affirme que l’enjeu de sa présence sur la terre des Comores c’est de faire tomber les barrières qui séparent les deux pays et retisser le fil d’une histoire commune, trouver des formes d’unité différentes du passé et envisager des relations apaisées et constructives. Il a cependant esquivé la question du différend territorial qui oppose les deux pays. Reconnaissant qu’un drame se joue dans nos eaux territoriales, M Hollande a réduit le différend franco-comorien à une lutte contre l’immigration clandestine. En annonçant l’annulation par la France de la dette des Comores et en axant son discours sur l’engagement d’une politique de développement, on a l’impression que le chéquier peut tout résoudre.

Visiblement le véritable enjeu est ailleurs puisque le président français parle des ressources naturelles à puiser dans l’océan indien et d’espoirs sur des gisements à exploiter non loin des côtes comoriennes.

Abdou elwahab Msa Bacar