Ikililou

« Rien ne peut avancer sans la paix »

IkiCertaines situations politiques ou historiques peuvent porter un homme au-delà de ses possibilités. C’est probablement ce qui arrive au Président Ikililou Dhoinine en cette fin de mandat agitée.

Il a sans doute prononcé ce soir, à l’ORTC, son meilleurs discours de toute sa présidence. Et cela se voyait d’abord dans le ton avec lequel il s’est adressé à ses concitoyens pour leur demander de veiller à préserver ce que nous avons de plus cher aux Comores : la paix sociale.

En effet, à la veille de l’annonce des résultats définitifs de l’élection présidentielle, le président sortant a tenu à prendre les Comoriens à témoin et à prévenir les partisans des candidats qu’aucun homme « ne peut se croire au-dessus de la Cour Constitutionnelle ».

C’est dans un ton ferme et une voix un peu plus élevée que d’habitude que le président de l’Union a affirmé à l’adresse des candidats que « chacun doit prendre ses responsabilités car le gouvernement prendra les siennes (…) on ne pourra pas accepter que certains mettent le pays en danger car ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent ».

Le message est clair d’autant que le même président a tenu à s’afficher avec les chefs de l’armée ses derniers jours à Beit-Salam pour montrer que toutes les dispositions sont prises dans les trois îles pour empêcher quiconque de perturber la quiétude du pays.

Le Président de la République a fini par dire qu’il souhaite que de l’Armée à la Justice, tous luttent pour préserver la paix dans le pays car si celui-ci prend feu, tout le monde y perdra.

Il faut maintenant espérer que le message passe chez les candidats et ceux de leurs partisans qui affirment que la Cour constitutionnelle n’est là que comme chambre d’enregistrement de la compilation des résultats accomplie par la CENI.

*Transcription libre des paroles du Président de l’Union en Shikomori.

Mahmoud Ibrahime

Le président Ikililou Dhoinine est à Anjouan pour soutenir Mamadou et Anisse

IkililouDCes derniers temps les amis du colonel Azali font semblant de se demander si Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) est encore le candidat du président Ikililou Dhoinine.
La question procède en fait d’une stratégie plus large : les conseillers du président Ikililou qui font campagne pour Azali avaient réussi à le convaincre de reculer la date de l’ouverture de la campagne électorale du lundi au jeudi. Jusqu’à aujourd’hui personne ne sait ce que cela a apporté au processus démocratique. Mais, cela mettait à mal le meeting prévu à Anjouan le lundi de l’ouverture de la campagne par l’équipe de Mamadou. Par ce report, l’opinion publique devait comprendre que le Président Ikililou avait lâché son candidat et du même coup son parti (l’UPDC). A cela s’ajoutait la zizanie créée entre la candidate Mme Hadidja Aboubakar (femme du président Ikililou) et le VP de Mamadou à Mwali, Mahamoud Abiamri. Heureusement Mme Hadidja Aboubacar a fini par comprendre dans quel piège on a voulu la plonger.
Quant au Président Ikililou Dhoinine, il est en train de répondre aux Azalistes qui ont voulu le tromper. A sa manière : tranquillement mais sûrement. Il est actuellement à Anjouan pour apporter son soutien aux deux candidats du parti UPDC : Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) et Anissi Chamsidine.
Il a personnellement chargé le VP de Mamadou, Houmed Msaidie d’entrer en discussions avec tous les candidats. Le leader du parti RADHI va donc pouvoir user de toute son expérience et sa connaissance des hommes politiques comoriens pour faire en sorte que le candidat Mamadou l’emporte le 10 avril.
Mahmoud Ibrahime

Les Comores choisissent l’Arabie Saoudite

Saoudite-IranEntre l’Arabie Saoudite et l’Iran, le président Ikililou Dhoinine a choisi la première. Après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, suite à l’attaque et à la destruction de l’Ambassade d’Arabie Saoudite à Téhéran, le président comorien a décidé le rappel de l’Ambassadeur des Comores en Iran.

Depuis cette décision, on lit ici et là, de la part ceux-là même qui pendant cinq ans n’ont cessé de critiquer l’inaction et la versatilité du président comorien, des paroles sévères en son encontre. Selon ses adversaires politiques ou certains observateurs de la vie politique, le président Ikililou devrait maintenir son pays dans une sorte de neutralité diplomatique, ni Arabie Saoudite, ni Iran. D’autres franchissent le pas, l’accusant d’avoir pris cette décision à cause de l’aide économique de l’Arabie Saoudite.

Les Comores sont-elles devenues les Suisses de l’Océan Indien ? Sont-elles devenues une petite Normandie africaine ? Depuis quand ?

L’échec du mouvement des non-alignés a montré qu’une neutralité diplomatique est une position peu tenable dans le monde d’aujourd’hui. Le président Ikililou a raison de choisir. Un homme politique, encore plus un président de la République est là pour prendre des décisions et non pour tergiverser sur des grandes questions qui engagent son pays. Or personne ne peut dire que l’affrontement entre ces deux pays ne concerne pas les Comores, pays de la Ligue Arabe et sunnite. Il suffirait de citer la création le 29 mars 2015 de la force armée créée par les 29 pays de la Ligue arabe dont plusieurs observateurs ont montré que l’objectif de cette armée est de stopper les visées iraniennes dans certains pays arabes.

Ce n’est pas la première fois que la diplomatie comorienne fait un choix claire et net. Elle a depuis longtemps pris position pour la Chine sur la question de Taiwan alors que les grandes puissances comme les Etats-Unis s’opposent à celle-ci. Dans le conflit au Sahara occidental, les Comores ont toujours soutenu le Maroc, face à la Mauritanie et à l’Algérie.

Pourquoi dans le conflit opposant l’Arabie Saoudite à l’Iran le président de la République ne peut pas dire que nos intérêts politiques, vitaux et même économiques nous recommandent d’être du côté de l’Arabie Saoudite ?

Pourquoi, lorsque le Président Sambi a fait venir aux Comores le président iranien et plusieurs ONG iraniennes qui aident les Comoriens dans divers domaines (éducation, santé, économie…), les mêmes observateurs n’ont pas jugé que le pays ne devait pas prendre position pour l’Iran ?

Les Comoriens ont élu le président Ikililou, après le président Sambi. Le Président de la République est véritablement celui qui conduit la diplomatie comorienne en ayant une vision de l’intérêt général. On peut ne pas être en phase avec ses choix, mais on ne peut pas lui reprocher de rompre avec l’indécision et sûrement pas de fixer son pays dans un camp.

Mahmoud Ibrahime

 

Le Président de la République, Dr Ikililou Dhoinine a appelé au respect de l’unité nationale et de la tournante

ikililouLa célébration des 40 ans de l’indépendance a été l’occasion pour le Président de l’Union des Comores, Dr Ikililou Dhoinine de faire une rétrospective générale en mettant l’accent sur l’unité nationale, pour lui source de paix et de stabilité.

Ce n’est un secret pour personne que malgré les Accords de Fomboni, la Constitution de l’Union qui a mis en place la tournante et l’« opération Démocratie » à Anjouan en 2008, le pays vit au quotidien avec l’esprit séparatiste de certains politiques.

Il y a une semaine, le Porte-parole du Gouvernement également chargé des élections, Houmed Msaidié avait réuni les partis politiques du pays pour leur affirmer que les élections présidentielles se dérouleront en 2016 comme elles se sont déroulées en 2002, 2006 et 2010 en suivant les principes de la tournante telle qu’elle est conçue et énoncée dans la Constitution.

Sachant qu’un clan politique a déclaré qu’il imposera coûte que coûte la candidature de l’ex-Président de l’Union des Comores, Ahmed Sambi, le Ministre de l’Intérieur a affirmé sans ambages : « Le Gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour garantir la paix et la stabilité du pays ».

Sortis de cette rencontre le parti Juwa et ses alliés sont montés au créneau en qualifiant les propos du Ministre de l’Intérieur d’engagement personnel, allant jusqu’à lui demander de démissionner.

Il est une obligation pour l’Etat que dans de telles circonstances où se profile une « guerre civile » d’user de tous les moyens afin de garantir et préserver la paix du peuple comorien. C’est ce que martèle sans cesse le Ministre de l’Intérieur au nom du Gouvernement, n’en déplaise aux partisans de l’ancien président.

Dans son discours du 6 juillet 2015, le Chef de l’Etat a confirmé que les paroles du Ministre de l’Intérieur reflètent les décisions du Gouvernement :

« Je voudrais très solennellement rappeler à tous ceux qui semblent l’avoir oublié, que la situation actuelle est le fruit d’un consensus national et que si nos institutions ont fait la preuve de leur viabilité, elles restent encore très fragiles.

La crise séparatiste qui a éclos, en août 1997, dans l’île d’Anjouan, le débarquement contre la rébellion 10 ans plus tard et les réflexes insulaires sont toujours présents dans nos paroles et nos actes. C’est pourquoi, nous devons cultiver le respect de l’unité nationale qui ne consiste pas en de paroles démagogiques, lancées ici et là, à des fins électorales mais qui est un devoir se traduisant par des actes et des comportements responsables qui s’imposent à tout citoyen, quel que soit son rang, passé, présent ou à venir, quel que soit son île ou son lieu géographique d’origine, quel que soit sa catégorie sociale ou sa fonction.

Ainsi, l’attitude ambiguë de certains hommes politiques, consistant à clamer et à afficher par opportunisme, une volonté pour l’unité du pays, tout en adoptant des démarches politiques qui sont autant d’actes de division et d’érosion de l’unité nationale doivent cesser.

L’unité de notre pays est sacrée et j’ai la responsabilité constitutionnelle pendant les mois qui me restent à la tête de l’État, de tout faire pour qu’elle soit préservée.

Je ne faillirai pas à ce devoir. »

Ainsi, le Président de la République confirme la position du Ministre de l’Intérieur sur la tournante et sur les mesures préventives à prendre pour faire face aux troubles que certains annoncent si Ahmed Sambi n’est pas admis comme candidat aux prochaines présidentielles.

Moroni, le 7 juillet 2015

Yasmina Mohamed Chaihane

Service de presse du Ministère de l’Intérieur

Les élections législatives aux Comores. Les jeux sont ouverts

Les élections législatives aux Comores

Les jeux sont ouverts

Les Comoriens sont appelés aux urnes ce dimanche pour le deuxième tour des élections législatives et pour l’élection des conseillers des communes qui éliront les Maires dans les différentes villes.

Ce premier tour a vu apparaître trois forces importantes : Juwa de l’ex-président Mohamed Sambi, Rassemblement Démocratique des Comores du Gouverneur Mouigni Baraka et l’UPDC, le parti présidentiel. Entre les trois partis, c’est celui qui réussira à rallier le plus de « perdants » qui l’emportera demain, ensuite, c’est celui qui pourra former une majorité à l’Assemblée qui pourra prétendre être la première force du pays. Le premier parti du pays sera au pouvoir au lendemain de ces élections car même si nous ne sommes pas en régime parlementaire, il est certain qui si l’UPDC n’arrive pas à constituer une majorité, elle sera obligée de faire entrer au gouvernement l’opposition ou à accepter un sabotage systématique de tous les projets qui passeront à l’Assemblée. Et puis, au-delà de la Constitution, il ne serait pas très démocratique qu’une minorité commande la majorité.

Juwa a sans doute fait le plein de ses voix, à quelques exceptions régionales près. Dans pratiquement toutes les circonscriptions, le « Tout sauf Sambi » s’est mis en place, sauf à Moroni où le parti a remporté dès le premier tour la circonscription de Moroni Nord, aux dépens surtout du député sortant, Abdoulfatahou Saïd Mohamed. Même en ballotage favorable, Mohamed Msaidié (Juwa), à Moroni Sud avait très peu de chance de gagner, mais à Moroni le « TSS » semble s’être transformé en « TSK » (« Tout sauf Kiki »), la plupart des candidats malheureux s’étant ralliés à la personnalité consensuelle du candidat de Juwa par opposition au bouillonnant Kiki de la République.

Il est certain que Juwa a déjà perdu son pari d’obtenir la majorité à l’Assemblée et les 2/3 au Congrès pour modifier la Constitution et permettre à leur président d’honneur Mohamed Sambi de briguer de nouveau la présidence pendant le « tour » de Ngazidja. Il lui reste à limiter les dégâts en concrétisant quelques victoires à Anjouan.

Le RDC quant à lui s’est vu soudainement fermer la porte par l’UPDC, le MOUROUA, la CRC, le RADHI, le PEC et d’autres partis qui dénoncent la manière dont le Gouverneur a utilisé les moyens de l’État et de l’Île de Ngazidja pour avantager ses candidats ou le recours abusif au vote par procuration qui prête à confusion. Mais, en réalité, plus que tout, les partis craignent que le Gouverneur Mouigni Baraka ne soit le véritable vainqueur de ces élections dimanche soir et que cela ne lui permette d’apparaître comme un candidat crédible pour les présidentielles de 2016.

Enfin l’UPDC dont plusieurs observateurs ont annoncé la mort dès la fin du premier tour pourrait être la surprise du second tour tant il semble que le gouvernement a décidé de mettre le paquet partout où le parti présidentiel est au second tour. Le débauchage d’un suppléant d’un adversaire à Mohéli en est une preuve. Les résultats de dimanche pourraient conditionner la manière dont le régime du président Ikililou Dhoinine finira. Mené par Mohamed Ali Soilihi, Ministre des Finances, l’UPDC s’éloigne d’un allié de l’avant premier tour : le RDC et semble se rapprocher du parti RADHI.

Quelque soit le parti qui sortira vainqueur dimanche soir, ce qui caractérise le second tour de ces élections, ce sont les alliances à « géographie variable », selon le lieu, selon la circonscription, les alliances sont différentes et les adversaires ne sont pas les mêmes.

Mahmoud Ibrahime

Communiqué de la FCC-F : soutien au mouvement Madji Na Mwendje

Communiqué

logoFCCFLa Fédération Comorienne des Consommateurs-France a appris hier l’arrestation de Mohamed Saïd Abdallah Mchangama, président de la Fédération Comorienne des Consommateurs et d’autres acteurs du mouvement Madji na Mwendje (« Eau et Electricité »).

Parce qu’ils étaient en train de préparer un mouvement de protestation pacifique contre la privation d’eau et d’électricité à toute la population comorienne, ils sont accusés par le gouvernement d’« incitation à la haine ».

Le travail qui a été mené ces derniers temps au sein de la FCC visait à faire prendre conscience à la population que les droits ne s’obtiennent que progressivement par une lutte obstinée et non par les seules incantations. Ce travail de conscientisation est en marche et cela fait peur au pouvoir en place.

L’arrestation de responsables d’associations de la société civile avant même la manifestation annoncée, la mise en place d’un climat de peur et la réquisition de magasins comme si le pays était en guerre dénotent manifestement d’une perte de sang froid de la part du gouvernement du président Ikililou et du Ministre de l’Intérieur, M. Houssen Hassan Ibrahim.

Cela participe surtout, hélas, d’une certaine régression par rapport aux valeurs de liberté et de démocratie puisque c’est sans doute la troisième ou quatrième manifestation que le gouvernement tente d’interdire, au mépris de la Constitution et des lois du pays.

La FCC-F, fidèle à ses objectifs, soutient sans réserve le mouvement Madji Na Mwendje dans son action en cours pour l’accès de la population à l’eau et l‘électricité.

Elle exhorte le gouvernement comorien à prendre de la hauteur et à relâcher immédiatement et sans condition le Président de la FCC et toutes les personnes qui ont été arrêtées depuis dimanche.

Fait à Paris le 9 février 2015

Fédération Comorienne des Consommateurs -France

Sacré Iki !

ikililouUn ami poche de Hamada Madi Boléro décrivait récemment le Directeur de Cabinet du Président de la République comme un fusible pour le président Ikililou Dhoinine. Il n’avait pas tort. Mais, depuis un certain temps, tous les groupes concurrents au sein du pouvoir actuel, servent ou ont servi de rempart au chef de l’État. En a-t-il vraiment besoin ?

On peut ainsi distinguer autour d’Ikililou Dhoinine quatre murs, constitués d’hommes et femmes aux intérêts divergents.

Le premier est celui du tout puissant Vice-Président, chargé des Finances Mohamed Ali Soilihi dit Mamadou. Dans ce groupe, les personnalités les plus en vue sont un autre Vice-Président, Nourdine Bourhane et le Directeur du Port, Mohamed Djaanfari. Tous deux sont en concurrence soit pour devenir Vice-Président de Mamadou, s’il est candidat en 2016, soit pour être candidat eux-mêmes au gouvernorat d’Anjouan.

Le deuxième mur est celui de Mouigni Baraka, Gouverneur de Ngazidja et les ténors du Rassemblement Démocratique des Comores (RDC) dont le Secrétaire Général, Djaé Ahamada, vice-président de l’Assemblée de l’Union sortante.

Le troisième mur a souvent été évoqué par les médias et l’opinion publique, c’est celui formé par Mme Ikililou et le directeur de Cabinet du président, Hamada Madi Boléro. Comme souvent, l’opinion publique aime à croire que les erreurs politiques d’un président sont imputables à la domination de sa femme. Mme Ikililou n’a pas dérogé à la règle, ce qui ne semble pas trop gêner son président de mari.

La quatrième façade protectrice du président est constituée par le Ministre de l’Education Nationale, celui des Relations Extérieures, El-Anrif Saïd Hassane, ceux qu’on appelle les « Guinéens », les « Pharmaciens » et une frange du parti islamiste, Front National pour la Justice, autour de Madi Ali, conseiller privé du Président.

La préparation des élections législatives a révélé les luttes intestines entre ces quatre groupes. Le Présidet Ikililou s’est mis clairement du côté du quatrième groupe au détriment des trois autres. Dans ce choix, les premiers vainqueurs sont les « bébés ministres », Abdoulkarim et El-Anrif. Tous les deux seront les candidats du président, dotés de tous les moyens possibles pour espérer l’emporter, le premier dans le Mitsamihuli-Mboudé où il aura en face de lui, Fundi Hadji, le candidat du parti RADHI, et le second dans le Mbadjini où il est en passe de conclure une alliance avec Abdou Soefo et le même parti RADHI.

Le président Ikililou ne s’est pas contenté d’appuyer ce groupe, il lui a offert la quasi totalité des candidatures du pouvoir aux prochaines législatives. Mamadou et Mougni Baraka se retrouvent marri. L’un et l’autre doivent revoir leurs ambitions. Mamadou doit se contenter d’un candidat dans le Hamahame, Mouigni n’aura sans doute que la candidature de Djaé Ahamada dans le Washili-Dimani.

Il semble que dans le camp du pouvoir, l’entente soit devenu un marché de dupe, dans lequel le président Ikililou a imposé tous ses candidats aux dépens de ses alliés. Dans l’Itsandra, ce sera le « Guinéen » Idarous, à Moroni, ce sera le directeur de l’Aéroport, Omar Mohamed.

A Mwali, il a trouvé un terrain d’entente avec le Gouverneur Mohamed Ali Said.

A Anjouan, il a profité de la rupture entre le Parti Juwa et le Gouverneur Anissi pour se rapprocher de ce dernier.

Ainsi, ce président souvent décrit comme naïf, débonnaire et présenté comme étant sous la coupe de sa femme, se révèle sous les traits du Prince de Machiavel, habile et tacticien deux ans avant la fin de son mandat. Une de ses dernières trouvailles est de chercher à donner une épaisseur au transparent ministre des Affaires Etrangères pour espérer l’imposer comme candidat aux présidentielles de 2016.

Ahmed Ali Bacar