Msaidié

RADHI-FRANCE opposé à une suppression de la tournante

Par un communiqué daté de ce 21 août, la fédération du parti RADHI en France s’est prononcée sur l’organisation des Assises Nationales en disant qu’elles constituent un risque pour la stabilité du pays. Cette fédération demande, toutefois, si ces Assises sont maintenues, que le pays conserve pour le moment la tournante et l’autonomie des îles et ne pas risquer de « réveiller de vieux démons ».

Rien de nouveau, puisque c’est la position du parti RADHI depuis toujours et que comme le rappelle ce communiqué signé par le Secrétaire Fédéral, Jaffar Abdellahi, le leader du parti RADHI Houmed Msaidié s’est battu en tant que Ministre de l’Intérieur pour ne pas que l’ancien président Sambi ne supprime la tournante par sa candidature lorsque c’était le tour de Ngazidja. Cela a permis l’élection du président Azali.

MI

Communique-du-200817

Rencontre Azali-Msaidié à Beit-Salam

Le chef de l’État a rencontré hier, mercredi 19 juillet, Houmed Msaidié, quelques jours après l’annonce du gouvernement dans lequel l’opinion publique s’attendait à retrouver le leader du parti RADHI.

Rien ou presque n’a filtré de cette rencontre. Mais, selon certaines indiscrétions Houmed Msaidié s’était retiré dans le Mbudé, à Ivembeni lorsque le Président lui a demandé de le retrouver à Beit-Salam.

Cette rencontre n’est sans doute pas étrangère au communiqué du parti Juwa dans lequel ce parti a fait appel à tous les partis de l’opposition et même à la société civile pour former un Front Républicain. Il s’agit pour le président Azali d’éviter que Houmed Msaidié ne se retrouve aux côtés de Ahmed Sambi dans l’opposition, dans un contexte où l’on parle de dissolution de l’Assemblée Nationale.

La Rédaction

Editorial. Comores. Remaniement gouvernemental en faveur du parti présidentiel

SouefElAmineLe Président Azali a rendu public ce lundi 17 juillet la composition de son nouveau gouvernement. Alors que les Comoriens s’attendaient à un vrai changement de gouvernement, le président s’est contenté d’un mini remaniement. En effet, il n’a quasiment fait que remplacer les ministres et secrétaires d’Etat du parti Juwa avec lequel il avait annoncé une rupture dans son discours du 6 juillet, ainsi que le Ministre de l’Education Abdou Mhoumadi qui fait sans doute les frais de la longue grève des enseignants dont la conséquence fait que jusqu’à maintenant les examens de fin d’année n’ont pas commencé.

Le nouveau gouvernement renforce la position du parti CRC, parti présidentiel. Il est surtout marqué par l’arrivée d’un poids lourd de l’entourage du président, originaire du même village que lui : Soeuf El-Amine au poste de Ministre des Relations Extérieures. Il est aussi membre fondateur de la CRC (comme le jeune Mahamoud Salim nommé Ministre de la Jeunesse et des Sports). Si le Ministre précédent, Mohamed Dossar a été presque invisible et son action peu lisible, avec Soeuf El-Amine, qui sans aucun doute bénéficiera de la confiance du président, les choses en seront autrement. L’expérience va s’imposer.

L’autre fait marquant est l’entrée au gouvernement d’une ministre à part entière, puisque dans le précédent gouvernement, il n’y avait que des femmes secrétaires d’état. Là aussi, le président de la république a misé sur l’expérience de puisqu’il a nommé une femme médecin comme Ministre de la Santé : Dr Rashid Mohamed Mbaraka Fatma.

D’autres personnalités marquantes de la scène politique comorienne avaient été pressenties pour entrer dans ce gouvernement et notamment l’ancien Ministre Houmed Msaidié ou l’avocat Saïd Larifou. Ils n’ont pas été retenus pas le président Azali, alors qu’on sentait un rapprochement qu’ils avaient opéré ces derniers temps avec la politique d’Azali Assoumani, le premier en soutenant ouvertement la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar, rupture fortement décriée par l’opinion comorienne et le deuxième en s’engageant (y compris à long terme) sur la question de l’émergence dont le président s’est fait le champion depuis peu de temps.

Quels signes le président Azali entend-il donner avec ce remaniement ? Il est difficile de lire un message clair. Mais, il a signifié aux Comoriens la fin de l’alliance avec le parti Juwa qui lui a permis d’être élu. Il a également montré une volonté de se recentrer sur ses proches, et particulièrement ceux de son parti, la CRC.

Il est également clair qu’il pense continuer à bénéficier de la sollicitude des partis qui sont de fait dans l’opposition et qui se sont faits remarquer ces derniers temps par leur silence. Il espère surtout que les grands leaders de l’échiquier politique qu’il a ignorés à l’occasion de ce remaniement n’iront pas renforcer l’opposition que va sûrement mener le parti Juwa et son président d’honneur Ahmed Sambi, encore assommés par la trahison qu’ils viennent de subir.

Un peu comme son prédécesseur Ikililou Dhoinine, Azali Assoumani pense sans doute manipuler à sa guise les personnalités de l’opposition en leur faisant croire qu’ils seront dans le prochain gouvernement, espérant ainsi qu’ils l’aideront à obtenir ce qu’il veut avec les Assises prévues bientôt et qui doivent aboutir à un changement profond de la Constitution et sans doute mettre fin à la tournante.

Mahmoud Ibrahime

L’honneur perdu du colonel Azali

Azali-Assoumani_0Puisque pendant cette période électorale, certains patriotes, semblent être devenus amnésiques et prétendent que tout patriote devrait être aujourd’hui derrière la candidature du colonel Azali Assoumani, il paraît important de rappeler quelques faits qui montrent que cet homme a déjà été jugé et condamné par l’histoire. Le colonel Azali Assoumani a définitivement perdu son honneur en tant que militaire, en tant que musulman, en tant que chef de parti et en tant que Président de la République.

  1. L’exposition du cadavre d’Apache (1992)

En septembre 1992, c’est le chef de bataillon Azali Assoumani qui donne l’ordre d’attaquer au lance rocket un ancien militaire français d’origine comorienne, Ahmed Abdallah dit Apache, originaire de Foumbouni, accusé de tentative de coup d’État, réfugié dans une maison. Après l’assaut, le corps d’Apache est sorti des décombres, posé sur le capot d’un véhicule militaire pour faire le tour de Moroni. Passons sur les aspects militaires de cette affaire, bien que certains aient affirmé que l’homme était pris et qu’il n’y avait pas besoin de le tuer. Mais, comment un musulman peut-il accepter l’exposition du cadavre d’un être humain ? Le chef de bataillon Azali Assoumani l’a accepté. Pourtant, même Bob Denard après l’assassinat d’Ali Soilihi a enveloppé le corps de celui-ci et est allé personnellement le remettre à sa famille.

  1. La fuite à l’Ambassade de France (1995)

Trois ans plus tard, le colonel Azali, alors chef d’Etat-major devait montrer ses capacités physiques lors d’un coup d’État contre les Comores. Au lieu de cela, il a fuit laissant des lieutenants sous le feu des mercenaires.

En effet, en septembre 1995, la France a décidé de se débarrasser du Président Djohar et elle envoie Bob Denard et ses hommes. Tandis que des jeunes lieutenants résistent au débarquement des mercenaires, le colonel Azali n’a rien trouvé de mieux que d’aller se cacher à l’Ambassade de France, c’est-à-dire le pays qui a envoyé les mercenaires. Et c’est cet homme, qui a montré à ce moment là où étaient ses intérêts que certains veulent donner le titre de patriote. On aura tout vu dans ce pays.

  1. Les exactions contre les Anjouanais

En avril 1999, des éléments contrôlés poussent des Anjouanais (certains jouent le jeu parfaitement préparé) vers le port de Moroni pour un départ vers Anjouan. D’autres sont pris à partie, humiliés dans la capitale. Dans quel but ? Celui de créer les conditions pour une prise du pouvoir par le colonel Azali. Le Premier Ministre, feu Abbas Djoussouf a raconté après le coup d’État de 1999 qu’il a appelé le chef d’Etat-major Azali Assoumani devant l’Ambassadeur de France pour lui demander de faire cesser ces exactions. Il a tout simplement refusé. Plus tard, ses partisans développeront la thèse de l’interposition de l’armée pour éviter la catastrophe, mais tout indique que le chahut a été crée contre les Anjouanais afin de justifier le coup d’État.

  1. Le putschiste

Le 29 avril 1999, c’est le même colonel Azali Assoumani qui prend les armes contre la République, déjà affaiblie par le séparatisme. Il n’hésite pas à marcher sur la Constitution du pays et à suspendre toutes les institutions. Il promet qu’au bout d’un an, il remet tout en place et retourne dans sa caserne. Mensonge ! Au bout d’un an, il a amplifié la crise séparatiste et n’a pas voulu quitter le pouvoir, mais au contraire a tout organisé pour y rester.

  1. La collaboration avec les séparatistes

Alors qu’il a présenté son coup d’État comme la solution qui devait résoudre la crise séparatiste, le colonel Azali l’a renforcée en appuyant à coup de mallettes d’argent le régime de Mohamed Bacar qui était moribond après plusieurs mois d’un embargo décidé par l’Union africaine.

  1. Le déni de justice

Le régime du colonel Azali s’est caractérisé par l’absence de justice. Un exemple reste dans la mémoire collective : la destruction des maisons de certains particuliers (alors que celles des proches du régime n’étaient pas touchées) sans aucune forme de jugement.

  1. Le déni du droit de vote de la diaspora

Dès le coup d’État de 1999, la diaspora dans sa grande majorité a rejeté le régime du colonel Azali. Lorsque celui-ci s’est rendu en France pour une opération de séduction, les Marseillais l’ont chassé de la salle et il a dû se contenter des notables pour s’adresser aux Parisiens. Le colonel a fait payer à la diaspora cette recherche de la démocratie puisqu’il va s’opposer à la mise en place concrète du vote de la diaspora telle qu’il se trouvait inscrit dans la loi électorale de 2005.

  1. La question de Mayotte

Pour qui suit l’évolution de la question de Mayotte, la période de la présidence Azali est celle qui a posé les bases de la départementalisation qui allait se réaliser sous la présidence d’Ahmed Sambi en 2009. Le pacte fait avec la diplomatie française de ne plus évoquer la question de Mayotte a permis à celle-ci de préparer tranquillement le référendum sur Mayotte dès 2002.

  1. La trahison de ces lieutenants

Le colonel Azali a également perdu son honneur en faisant un pacte avec Sambi pour se protéger alors que ce dernier envoyait en prison tous les collaborateurs du colonel pour décapiter l’opposition en 2007. Et effectivement, pendant toute la période de la présidence Sambi, Azali restera silencieux et n’aura aucune compassion pour aucun de ses compagnons arrêtés par Sambi.

  1. Le putsch dans son propre parti par refus de la démocratie

Alors qu’il avait disparu de la scène politique, laissant Houmed Msaidié structurer et maintenir le parti comme principal parti d’opposition à Sambi, à l’approche des primaires de Ngazidja, le colonel Azali revient dans le parti, fait un putsch (il n’a pas perdu ses mauvaises habitudes) et s’impose comme candidat naturel car il savait qu’il allait perdre dans des primaires organisées d’une manière démocratique comme l’avait prévu le SG de l’époque.

 

Et c’est cet homme là que certains voudraient nous présenter comme un Républicain, un homme qui a déjà pris les armes contre la République, un homme qui a perdu son honneur en fuyant alors que son pays était attaqué. Ce sera sans moi. Que chacun défende son poulain mais que certains n’essayent pas de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Mahmoud Ibrahime

 

L’alliance Sambi-CRC : un coup d’épée dans l’eau

Houmed010416L’alliance autour de Mohamed Ali Soilihi a tenu à rassurer l’opinion et ses partisans mais aussi à analyser le rapprochement entre Sambi et la Crc au cours d’un point de presse organisé en début de soirée au quartier général de Houmed Msaidié.

« Cette alliance est pour nous une victoire déclare Houmed Msaidié, vice-président de Mohamed Ali Soilihi. Une victoire dans le sens où ceux qui refusaient les résultats du scrutin ont fini par se rendre compte qu’il n’y a eu aucune fraude et que tout a été transparent. Aujourd’hui ils ont enfin décidé de mettre de côté le Mouvement Narawazé et nous les remercions d’avoir reconnu leur défaite. Sambi et les siens veulent mettre en place une guerre psychologique surtout dans les médias et cela ne nous fait pas peur. »

Pour Houmed Msaidié, cette alliance n’est pas synonyme de victoire « nous connaissons le poids de Sambi » mais il a parcouru les îles avec ses candidats or aujourd’hui Fahmi n’est plus dans la course et Salami n’a eu que 36% à Anjouan. Aujourd’hui, le président Sambi, a parlé en son nom car « conscient de la dislocation du Juwa. Beaucoup de cadors ayant un poids électoral ont rejoint notre camp ». En plus de cela, beaucoup de partisans sont déçus de la tournure des événements et ils n’ont pas apprécié cette initiative de Sambi de se détourner du mouvement Narawaze. Tout cela montre encore une fois que cette alliance Sambi-Crc est un coup d’épée dans l’eau. Et pour ceux qui disent que si la victoire leur échappe c’est parce que les votes sont truqués, « je tiens à leur rappeler qu’en acceptant de signer la convention relative à ce deuxième tour avec toutes les dispositions prises pour sécuriser les élections, ils devront accepter la défaite le moment venu ».

Présent au point de presse comme Saïd Larifou, Bourhane Hamidou ou encore Dia, Mohamed Abdoulwahab ancien gouverneur de l’île de Ngazidja, en parlant de la cérémonie d’alliance Juwa-Crc, a insisté sur le fait que « ce qu’ils voulaient être un grand événement n’en est pas un. C’est un petit événement ». Pour lui, tous les préparatifs et les dispositions pris pour célébrer cet « événement » ont échoué car bien en deçà de leurs attentes. « Nous sommes sereins car c’est Sambi qui s’est allié avec la Crc. Le Juwa lui, ne l’a pas suivi d’où son refus de parler au nom du Juwa tout au long de son discours ». Quant au fait, que l’ex président critique le score de 17% de Mohamed Ali Soilihi, Mohamed Abdoulwahab a tenu à lui rappeler qu’à son « époque, Sambi n’avait eu que 23% sur 9 candidats lors des primaires à Anjouan, donc les 17% de Mamadou sur 25 candidats représentent un très bon score ». En plus de cela, ce score reflète le jeu démocratique et le respect de la valeur de ces élections « si Mamadou avait eu 51% sur 25 candidats, là ça aurait voulu dire qu’il y a eu de la triche ».

Pour lui, la démagogie de Sambi n’a plus aucun effet car le peuple ne vote plus des paroles mais des actions. Et l’alliance des deux ex présidents ne représente pas grand-chose, « aussi, ces deux là ambitionnent de prendre le pouvoir et non l’intérêt de la Nation comme ils le disent, sinon comment comprendre qu’hier ils ne voulaient pas se croiser et qu’aujourd’hui ils deviennent alliés ? C’est pour simplement pouvoir se passer tranquillement le pouvoir en 2021 mais malheureusement pour eux, le peuple n’est pas dupe » affirme l’ancien gouverneur. Arguant que Sambi et Azali sont des adeptes de N. Machiavel et que pour eux « tous les moyens sont bons pour atteindre le pouvoir ». Et ils veulent créer un précédent dans ce pays « revenir au pouvoir après avoir anéanti et fait sombrer le pays ».

Ali Ahmed Papa (Moroni)

Conférence de presse des partisans de Mamadou. Rassurés quant à leur victoire le 10 avril

HItsandra310316Après une tournée fructueuse à Anjouan les personnalités réunies autour de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) ont tenu une conférence de presse ce mercredi matin à l’Hôtel Itsandra. En l’absence de Mamadou, c’est Houmed Msaidié qui a pris la direction de la conférence. Il s’agissait pour les conférenciers de faire le bilan de la campagne à moins de deux semaines du vote.

D’entrée de jeu, Houmed Msaidié, Vice-président à Ngazidja de Mohamed Ali Soilihi a expliqué pourquoi son camp est rassuré quant à la victoire de leurs candidats le 10 avril prochain.

Anissi Chamsidine, candidat à sa propre succession au poste de gouverneur d’Anjouan a commencé par remercier ses électeurs pour la confiance qu’ils lui accordent tout au long de cette campagne.

Les autres conférenciers ont fait le bilan de la tournée à Anjouan où les candidats et leurs alliés ont organisé des meetings à Mutsamudu, Wani, Bandrani, Tsembehu, Mirontsi, Domoni entre autres. Houmed Msaidié a expliqué que malgré les retards dans les meetings   » le peuple a répondu présent et cela montre toute la confiance que l’on nous porte ». Pour lui, la vitrine des meetings organisés à Anjouan, c’est Domoni. Dans cette ville des milliers d’habitants ont bravé la pluie et ont attendu malgré le retard des candidats. Anissi Chamsidine abonde dans ce sens : « la victoire est certaine ».

Interrogé sur le fait que Mamadou « ne noue plus d’alliances », Houmed Msaidié a déclaré : « Nous sommes disposés à travailler avec tous les acteurs de ce pays. Nous ne refusons et ne refuserons aucune alliance politique si ce n’est avec ceux qui veulent uniquement le pouvoir et non l’intérêt de la Nation « .

Questionnés sur les  problèmes qui opposent Hadidja Aboubacar et Abiamri Mahamoud, les conférenciers sont tous d’accord : « Aujourd’hui, on vous assure que tout va bien. Il n’y a aucun problème au niveau de l’Updc ».

Anissi Chamsidine, quant à lui reconnait « la leçon » infligé par les anjouanais au premier tour et l’explique par le fait que ceux-ci n’avaient pas compris son départ de Juwa. « Maintenant, ils l’ont compris et je suis certain qu’ils cautionnent mon choix à savoir le refus de travailler pour les intérêts de certains aux dépens du pays. Par conséquent, le second tour sera tout autre ».

Larifou Saïd, leader du Ridja a été interrogé sur la tentative de corruption par Azali. Il a commencé par dire qu’il n’avait pas donné de nom. Il a ensuite affirmé avoir refusé. « Je ne suis pas à vendre, dit-il. Avant même la publication des résultats définitifs, j’ai reconnu ma défaite et annoncé mon soutien à Mamadou. Pour moi, c’est celui qui incarne le plus les valeurs qui transcendent les partis car il s’agit de notre pays. J’ai mis en évidence ses capacités à dépasser les clivages politiques ».

Ali Ahmed Papa (Moroni)

Le président Ikililou Dhoinine est à Anjouan pour soutenir Mamadou et Anisse

IkililouDCes derniers temps les amis du colonel Azali font semblant de se demander si Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) est encore le candidat du président Ikililou Dhoinine.
La question procède en fait d’une stratégie plus large : les conseillers du président Ikililou qui font campagne pour Azali avaient réussi à le convaincre de reculer la date de l’ouverture de la campagne électorale du lundi au jeudi. Jusqu’à aujourd’hui personne ne sait ce que cela a apporté au processus démocratique. Mais, cela mettait à mal le meeting prévu à Anjouan le lundi de l’ouverture de la campagne par l’équipe de Mamadou. Par ce report, l’opinion publique devait comprendre que le Président Ikililou avait lâché son candidat et du même coup son parti (l’UPDC). A cela s’ajoutait la zizanie créée entre la candidate Mme Hadidja Aboubakar (femme du président Ikililou) et le VP de Mamadou à Mwali, Mahamoud Abiamri. Heureusement Mme Hadidja Aboubacar a fini par comprendre dans quel piège on a voulu la plonger.
Quant au Président Ikililou Dhoinine, il est en train de répondre aux Azalistes qui ont voulu le tromper. A sa manière : tranquillement mais sûrement. Il est actuellement à Anjouan pour apporter son soutien aux deux candidats du parti UPDC : Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) et Anissi Chamsidine.
Il a personnellement chargé le VP de Mamadou, Houmed Msaidie d’entrer en discussions avec tous les candidats. Le leader du parti RADHI va donc pouvoir user de toute son expérience et sa connaissance des hommes politiques comoriens pour faire en sorte que le candidat Mamadou l’emporte le 10 avril.
Mahmoud Ibrahime