RADHI France

RADHI-FRANCE opposé à une suppression de la tournante

Par un communiqué daté de ce 21 août, la fédération du parti RADHI en France s’est prononcée sur l’organisation des Assises Nationales en disant qu’elles constituent un risque pour la stabilité du pays. Cette fédération demande, toutefois, si ces Assises sont maintenues, que le pays conserve pour le moment la tournante et l’autonomie des îles et ne pas risquer de « réveiller de vieux démons ».

Rien de nouveau, puisque c’est la position du parti RADHI depuis toujours et que comme le rappelle ce communiqué signé par le Secrétaire Fédéral, Jaffar Abdellahi, le leader du parti RADHI Houmed Msaidié s’est battu en tant que Ministre de l’Intérieur pour ne pas que l’ancien président Sambi ne supprime la tournante par sa candidature lorsque c’était le tour de Ngazidja. Cela a permis l’élection du président Azali.

MI

Communique-du-200817

La fédération Radhi-France réagit suite à la fermeture de la compagnie Int’Air Iles

logoRadhinouveauLe communiqué annonçant l’arrêt des activités de la compagnie aérienne Int’Air Ile a suscité peu de réactions dans la sphère politique. Vingt-quatre heures après le communiqué du Directeur d’Int’Air Iles, la fédération RADHI-France réagit et regrette la fermeture de cette compagnie fondée et gérée par des investisseurs nationaux.

Dans un communiqué diffusé ce dimanche 30 juillet, RADHI-France exprime sa colère face au dépôt de bilan d’Int’Air Iles, surtout que quelques mois auparavant, une autre compagnie comorienne, AB-Aviation a été également contrainte d’arrêter ses activités par les exigences de la même agence gouvernementale. Le Bureau de la Fédération du parti RADHI en France laisse entendre que le gouvernement comorien est à l’origine de l’écroulement des compagnies comoriennes au profit des entreprises étrangères comme on peut le lire dans ce communiqué : « la suppression de deux compagnies comoriennes pour favoriser des compagnies étrangères est une honte pour tout comorien qui aime son pays ».

C’est dans un ton ferme que cette fédération critique les actions du chef de l’État et de son gouvernement et parle de « crime économique » en précisant que « 130 » personnes seront désormais au chômage suite à la fermeture d’Int’Air Iles. La déclaration n’a pas omis de souligner les « 7000 emplois » supprimés dans la fonction publique par le gouvernement actuel dès le début de la prise de fonction. Alors que la baisse du chômage faisait partie des promesses du chef de l’État pendant sa campagne, c’est le contraire qui se produit « le président Azali (…) écrase les initiatives nationales et détruit des emplois depuis un an ».

Natidja HAMIDOU


FÉDÉRATION RADHI-France

Radhi.france2@gmail.com

COMMUNIQUÉ

30.07.17

 

La société INT’AIR ILES a annoncé la cessation de ses activités à partir du 30 juillet 2017, ne pouvant faire face aux exigences inconsidérées de l’Agence Nationale pour l’Aviation et la Météorologie (ANACM). Après la mise à mort il y a quelques mois de la compagnie AB Aviation, c’est la deuxième disparition d’une compagnie aérienne comorienne depuis le retour au pouvoir du président Azali, il y a un peu plus d’un an. Et comme par hasard, on nous annonce au même moment l’arrivée d’une nouvelle compagnie qui a les faveurs du gouvernement.

La suppression de deux compagnies comoriennes pour favoriser des compagnies étrangères est une honte pour tout Comorien qui aime son pays. Au regard de la situation géographique de notre archipel, c’est un crime économique. Au-delà de la fragilisation du secteur privé, du manque de soutien aux initiatives privées, le gouvernement du président Azali a procédé à des destructions d’emploi dans ces deux compagnies, 130 emplois pour la seule société INT’AIR ILES. A cela s’ajoutent plus de 7000 emplois détruits dans la fonction publique. N’en déplaise à ses partisans, qui continuent à soutenir des actions qui sont défavorables à l’économie nationale et qui avantagent des opérations opaques venues de l’extérieur, il y a un vrai décalage entre le candidat Azali qui promettait le plein emploi et qui disait qu’il fallait que les Comoriens comptent d’abord sur eux-mêmes d’une part et d’autre part le président AZALI qui écrase les initiatives nationales et détruit des emplois depuis un an.

À longueur de journée, le président de la République et ses partisans nous chantent la chanson de l’émergence, mais dans les faits nous assistons à une politique économique qui conduit à l’échec les investisseurs nationaux. On peut légitimement se demander quels desseins guident les dirigeants du pays à agir ainsi au détriment des investisseurs comoriens.

La fédération RADHI-France apporte son soutien aux investisseurs nationaux victimes des opérations du gouvernement du président Azali, ainsi qu’aux familles qui vont devoir vivre avec le chômage à partir d’aujourd’hui.

La Fédération RADHI-France condamne fermement cette politique destructrice et demande au président de la République et à son gouvernement de se ressaisir et de changer de cap en soutenant les opérateurs économiques au lieu de les enfoncer.

Enfin, nous appelons l’ensemble des partis politiques à ne pas rester muets face à une politique anti-nationale en attendant une hypothétique entrée au gouvernement, et la société civile à ne pas se laisser endormir par une aide à l’organisation d’Assises Nationales qui risquent d’ailleurs d’être manipulées et détournées à d’autres fins et de dénoncer les entraves qui sont faites aux intérêts nationaux.

Le Bureau de la Fédération RADHI-FRANCE