RADHI

Les élections législatives aux Comores. Les jeux sont ouverts

Les élections législatives aux Comores

Les jeux sont ouverts

Les Comoriens sont appelés aux urnes ce dimanche pour le deuxième tour des élections législatives et pour l’élection des conseillers des communes qui éliront les Maires dans les différentes villes.

Ce premier tour a vu apparaître trois forces importantes : Juwa de l’ex-président Mohamed Sambi, Rassemblement Démocratique des Comores du Gouverneur Mouigni Baraka et l’UPDC, le parti présidentiel. Entre les trois partis, c’est celui qui réussira à rallier le plus de « perdants » qui l’emportera demain, ensuite, c’est celui qui pourra former une majorité à l’Assemblée qui pourra prétendre être la première force du pays. Le premier parti du pays sera au pouvoir au lendemain de ces élections car même si nous ne sommes pas en régime parlementaire, il est certain qui si l’UPDC n’arrive pas à constituer une majorité, elle sera obligée de faire entrer au gouvernement l’opposition ou à accepter un sabotage systématique de tous les projets qui passeront à l’Assemblée. Et puis, au-delà de la Constitution, il ne serait pas très démocratique qu’une minorité commande la majorité.

Juwa a sans doute fait le plein de ses voix, à quelques exceptions régionales près. Dans pratiquement toutes les circonscriptions, le « Tout sauf Sambi » s’est mis en place, sauf à Moroni où le parti a remporté dès le premier tour la circonscription de Moroni Nord, aux dépens surtout du député sortant, Abdoulfatahou Saïd Mohamed. Même en ballotage favorable, Mohamed Msaidié (Juwa), à Moroni Sud avait très peu de chance de gagner, mais à Moroni le « TSS » semble s’être transformé en « TSK » (« Tout sauf Kiki »), la plupart des candidats malheureux s’étant ralliés à la personnalité consensuelle du candidat de Juwa par opposition au bouillonnant Kiki de la République.

Il est certain que Juwa a déjà perdu son pari d’obtenir la majorité à l’Assemblée et les 2/3 au Congrès pour modifier la Constitution et permettre à leur président d’honneur Mohamed Sambi de briguer de nouveau la présidence pendant le « tour » de Ngazidja. Il lui reste à limiter les dégâts en concrétisant quelques victoires à Anjouan.

Le RDC quant à lui s’est vu soudainement fermer la porte par l’UPDC, le MOUROUA, la CRC, le RADHI, le PEC et d’autres partis qui dénoncent la manière dont le Gouverneur a utilisé les moyens de l’État et de l’Île de Ngazidja pour avantager ses candidats ou le recours abusif au vote par procuration qui prête à confusion. Mais, en réalité, plus que tout, les partis craignent que le Gouverneur Mouigni Baraka ne soit le véritable vainqueur de ces élections dimanche soir et que cela ne lui permette d’apparaître comme un candidat crédible pour les présidentielles de 2016.

Enfin l’UPDC dont plusieurs observateurs ont annoncé la mort dès la fin du premier tour pourrait être la surprise du second tour tant il semble que le gouvernement a décidé de mettre le paquet partout où le parti présidentiel est au second tour. Le débauchage d’un suppléant d’un adversaire à Mohéli en est une preuve. Les résultats de dimanche pourraient conditionner la manière dont le régime du président Ikililou Dhoinine finira. Mené par Mohamed Ali Soilihi, Ministre des Finances, l’UPDC s’éloigne d’un allié de l’avant premier tour : le RDC et semble se rapprocher du parti RADHI.

Quelque soit le parti qui sortira vainqueur dimanche soir, ce qui caractérise le second tour de ces élections, ce sont les alliances à « géographie variable », selon le lieu, selon la circonscription, les alliances sont différentes et les adversaires ne sont pas les mêmes.

Mahmoud Ibrahime

Sacré Iki !

ikililouUn ami poche de Hamada Madi Boléro décrivait récemment le Directeur de Cabinet du Président de la République comme un fusible pour le président Ikililou Dhoinine. Il n’avait pas tort. Mais, depuis un certain temps, tous les groupes concurrents au sein du pouvoir actuel, servent ou ont servi de rempart au chef de l’État. En a-t-il vraiment besoin ?

On peut ainsi distinguer autour d’Ikililou Dhoinine quatre murs, constitués d’hommes et femmes aux intérêts divergents.

Le premier est celui du tout puissant Vice-Président, chargé des Finances Mohamed Ali Soilihi dit Mamadou. Dans ce groupe, les personnalités les plus en vue sont un autre Vice-Président, Nourdine Bourhane et le Directeur du Port, Mohamed Djaanfari. Tous deux sont en concurrence soit pour devenir Vice-Président de Mamadou, s’il est candidat en 2016, soit pour être candidat eux-mêmes au gouvernorat d’Anjouan.

Le deuxième mur est celui de Mouigni Baraka, Gouverneur de Ngazidja et les ténors du Rassemblement Démocratique des Comores (RDC) dont le Secrétaire Général, Djaé Ahamada, vice-président de l’Assemblée de l’Union sortante.

Le troisième mur a souvent été évoqué par les médias et l’opinion publique, c’est celui formé par Mme Ikililou et le directeur de Cabinet du président, Hamada Madi Boléro. Comme souvent, l’opinion publique aime à croire que les erreurs politiques d’un président sont imputables à la domination de sa femme. Mme Ikililou n’a pas dérogé à la règle, ce qui ne semble pas trop gêner son président de mari.

La quatrième façade protectrice du président est constituée par le Ministre de l’Education Nationale, celui des Relations Extérieures, El-Anrif Saïd Hassane, ceux qu’on appelle les « Guinéens », les « Pharmaciens » et une frange du parti islamiste, Front National pour la Justice, autour de Madi Ali, conseiller privé du Président.

La préparation des élections législatives a révélé les luttes intestines entre ces quatre groupes. Le Présidet Ikililou s’est mis clairement du côté du quatrième groupe au détriment des trois autres. Dans ce choix, les premiers vainqueurs sont les « bébés ministres », Abdoulkarim et El-Anrif. Tous les deux seront les candidats du président, dotés de tous les moyens possibles pour espérer l’emporter, le premier dans le Mitsamihuli-Mboudé où il aura en face de lui, Fundi Hadji, le candidat du parti RADHI, et le second dans le Mbadjini où il est en passe de conclure une alliance avec Abdou Soefo et le même parti RADHI.

Le président Ikililou ne s’est pas contenté d’appuyer ce groupe, il lui a offert la quasi totalité des candidatures du pouvoir aux prochaines législatives. Mamadou et Mougni Baraka se retrouvent marri. L’un et l’autre doivent revoir leurs ambitions. Mamadou doit se contenter d’un candidat dans le Hamahame, Mouigni n’aura sans doute que la candidature de Djaé Ahamada dans le Washili-Dimani.

Il semble que dans le camp du pouvoir, l’entente soit devenu un marché de dupe, dans lequel le président Ikililou a imposé tous ses candidats aux dépens de ses alliés. Dans l’Itsandra, ce sera le « Guinéen » Idarous, à Moroni, ce sera le directeur de l’Aéroport, Omar Mohamed.

A Mwali, il a trouvé un terrain d’entente avec le Gouverneur Mohamed Ali Said.

A Anjouan, il a profité de la rupture entre le Parti Juwa et le Gouverneur Anissi pour se rapprocher de ce dernier.

Ainsi, ce président souvent décrit comme naïf, débonnaire et présenté comme étant sous la coupe de sa femme, se révèle sous les traits du Prince de Machiavel, habile et tacticien deux ans avant la fin de son mandat. Une de ses dernières trouvailles est de chercher à donner une épaisseur au transparent ministre des Affaires Etrangères pour espérer l’imposer comme candidat aux présidentielles de 2016.

Ahmed Ali Bacar

Communiqué du Parti RADHI

logoRadhi2

COMMUNIQUE

du parti RADHI suite au meeting du 26/10/14

Vous avez été plus de 1400 personnes à avoir assisté au meeting du Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré (RADHI) tenu dimanche 26 octobre 2014 au Palais des Congrès de Montreuil en Seine Saint-Denis.

Le parti RADHI, ses militants et ses sympathisants vous remercient pour avoir honoré de votre présence ce premier rendez-vous en France de notre jeune formation politique.

Les leaders venus des Comores parmi lesquels son Secrétaire Général, Houmed Msaïdié, Mihidhoire Sagaf, Abdou Soefo et Ali Abdallah ont été particulièrement sensibles à  l’engouement observé  à l’occasion de ce meeting dont l’objet était d’exposer à la diaspora les grandes lignes du projet en cours d’élaboration au sein du parti RADHI.

Les échanges avec la diaspora au cours de cette rencontre, et entre autre  avec un groupe de jeunes venus présenter leur vision,  ont été des plus fructueux.

Oui RADHI continuera à grandir, s’il demeure ouvert, tolérant, à l’écoute, et  capable  de susciter toujours le débat avec les comoriens de  l’intérieur et de sa diaspora.

Le parti RADHI, ses militants et ses sympathisants se félicitent donc de la participation massive de la diaspora comorienne, notamment en Région parisienne, toute catégorie sociale confondue, et s’engagent à consolider et amplifier cette force née de ce rassemblement. Le RADHI s’engage également à relever les défis avec clarté, lucidité et sérénité afin de promouvoir au comorien partout où il se trouve un cadre de vie harmonieux et préserver la paix et la cohésion sociale.

Le Parti RADHI et ses sympathisants vous réitèrent leurs chaleureux remerciements et comptent sur votre engagement pour construire ensemble les Comores.

Nous donnons rendez-vous aux Comoriens de Marseille dimanche prochain, 2 novembre, pour un meeting qui se tiendra dans la salle Les Dauphins au 85 boulevard de Casanova 13014 Marseille, à partir de 14h00.

Ensemble construisons les Comores.

Le Parti RADHI en France

Le Secrétaire Général du parti RADHI promet à la diaspora le droit de vote en 2016

 « Reconstruire les Comores », tel est le projet du parti politique Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré (RADHI), fondé par l’ancien ministre Houmed Msaidié et d’autres leaders de la politique comorienne le mois de mai dernier. Les leaders du RADHI ont tenu un meeting ce dimanche 26 octobre au Palais des Congrès à Montreuil en région parisienne. L’objectif de cette manifestation était d’exposer le projet du parti à la diaspora comorienne de France.

MeetingRADHI_Paris

Les femmes sont venues nombreuses

 

La diaspora était au rendez-vous ! Environ 1000 personnes ont répondu à l’appel du parti RADHI (Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonieux et Intégré). Un meeting initié par les partisans de ce parti politique a eu lieu dimanche dernier dans la ville de Montreuil en présence du président du Conseil Général de la Seine Saint-Denis, Stéphane Troussel et d’Ibrahim Dufriche-Soilihi, premier adjoint au Maire de Montreuil. Le Secrétaire Général du RADHI ainsi que d’autres membres fondateurs (Mihidhoire Sagaf, Abdou Soefo, Ali Abdallah) ont fait le déplacement depuis les Comores pour venir présenter leurs idées et leurs engagements à la communauté comorienne de France.

Après la lecture du Saint Coran, marquant l’ouverture de la manifestation, un notable parlant au nom du parti a remercié l’assistance tout en soulignant que la diaspora comorienne de France contribue en grande partie au développement des Comores. Il a affirmé également que « cette diaspora réalise des actions que le gouvernement devrait accomplir ».

Houmed Msaidié

Houmed Msaidié

L’hymne national « WUDZIMA WA MASSIWA » a retenti dans la salle annonçant la prise de parole du Secrétaire Général du RADHI, Houmed Msaidié. Il a commencé son allocution en rappelant au public la tenue des élections législatives en janvier 2015. Cet ancien ministre de l’énergie a abordé en premier lieu le problème qui est d’actualité aux Comores : le manque d’eau et d’électricité qui frappe l’archipel. Selon lui, c’est un obstacle qui freine le développement du pays et accélère la pauvreté. Il a fait appel au gouvernement pour trouver une solution rapide afin de sortir le pays de la crise.

Houmed Msaidié a également évoqué la question des infrastructures routières. Il estime que les routes aux Comores ne sont pas en bon état même s’il a admis qu’une partie non-négligeable des localités a été raccordée. L’ancien ministre des transports et du tourisme a souligné la hausse des prix des billets de transports aériens. Il a indexé le coût très élevé des taxes aéroportuaires qui se distribuent entre l’ASECNA, l’AIMPSI et COM’AIR Assistance. Pour lui, ces taxes sont en grande partie à l’origine de cette hausse des prix. « Nous devons développer le tourisme dans notre pays et permettre la création de micros entreprises », a-t-il déclaré.

MeetingRADHI_Paris2

La première rangée

Au cours de son discours, le secrétaire général du parti RADHI promet à la diaspora de voter en 2016 lors des élections présidentielles prévues aux Comores. « Je vous affirme que la loi portant le droit de vote de la diaspora a déjà été votée à l’Assemblée. Pourquoi n’est elle pas promulguée ? Nous ferons tout pour que vous puissiez voter en 2016  » a-t-il avancé. Chose rare dans les meetings de ce genre, le parti RADHI a décidé de donner la parole au public. Diverses questions portant sur l’éducation, la santé, la justice, les finances.… ont été posées par l’assistance. Un dossier portant un projet sur l’hôpital El-Maarouf a été remis au Secrétaire Général du RADHI par les membres du mouvement « RILAMHA » présents dans le meeting. Houmed Msaidié a affirmé avoir pris en compte les doléances et a promis d’étudier le dossier avant de donner une réponse.

Les participants n’ont pas tardé à réagir par rapport au discours du Secrétaire Général de ce parti. « Msaidié est conscient des difficultés qui touchent notre pays d’après le discours qu’il a prononcé et nous espérons qu’il tiendra les promesses qu’il a faites », affirme Ahmed Mohamed, un citoyen présent dans la manifestation. Néanmoins, Harmia Djabir, une participante dit être déçue de l’allocution de Houmed Msaidié et déclare que : « C’est regrettable que le Secrétaire Général d’un parti politique, qui prévoit d’être candidat aux élections présidentielles a omis d’évoquer la question de Mayotte. J’estime que c’est une question cruciale car les Comores ont perdu des milliers d’habitants à cause de ce visa Balladur ».

Dans son projet, le parti RADHI prévoit de « consolider l’état de droit, préserver l’intégrité territoriale, valoriser les efforts de la diaspora, mieux gérer les finances publiques, lutter contre la pauvreté et les inégalités, construire les structures du développement et enfin diversifier les sources de développement ».

Houmed Msaidié et la délégation du parti RADHI prévoient de continuer le chemin vers Marseille où doit se tenir un autre meeting le dimanche 2 novembre 2014.

 Natidja Hamidou

Le Président Ikililou a fixé les élections au 2 novembre

Le Président Ikililou a fixé les élections au 2 novembre

ikililouLe 2 août, le Président Ikililou Dhoinine a signé le décret fixant les élections des députés de l’Union, des conseillers des Iles et des conseillers municipaux au 2 novembre prochain. Le deuxième tour des élections des députés aura lieu deux semaines après conformément à la Constitution, les deux autres scrutins se déroulent en un seul tour.

Nous étions nombreux à douter de la tenue de ces élections aux dates prévues, le Président Ikililou nous surprend encore une fois. En effet, les pré-requis semblaient nombreux et difficiles : obtenir les fonds, recenser plus de 80% des inscrits sur les anciennes listes électorales, régler les problèmes de mise en place des communes… En signant ce décret du 2 août, le Président fait le pari que tous les problèmes seront réglés entre temps, et surtout avant l’ouverture de la campagne électorale fixée au 4 octobre.

Cependant le consensus qui a prévalu jusque-là pour la date de l’organisation de ces élections semble voler en éclat. En effet, plusieurs personnalités et partis politiques remettent en cause la liste des membres de la Commission électorale indépendante.

A la tête de la fronde se trouve, encore une fois, le député de Moroni, élu du parti Orange, Abdoulfatah Saïd Mohamed. Dès l’annonce de la liste, il a dénoncé les irrégularités commises au niveau de l’Assemblée de l’Union pour la désignation des députés au sein de la CENI. En effet, l’article 44 du code électoral prévoit que c’est au Bureau de l’Assemblée de désigner les cinq membres qui doivent siéger à la CENI. Or le Bureau, dont il est membre, n’a jamais été convoqué pour cela. Il a ensuite saisi la Cour constitutionnelle qui aurait donc empêché les membres désignés par l’Assemblée de prêter serment tant qu’elle n’aura pas procédé à l’examen de la requête du député.

Cette affaire révèle un des problèmes que posent les institutions actuelles. En effet, on remarque qu’il est possible d’avoir un parti majoritaire à l’Assemblée qui soit dans l’opposition nationale. Il est donc difficile de trier entre l’opposition et la majorité.

Le Président de la République a décidé également d’attribuer l’unique siège de l’opposition nationale à un groupement de cinq partis qui se sont manifestés récemment, notamment en lui rendant visite à Beit-Salam. Il se trouve que ces cinq partis ne représentent qu’une partie de l’opposition et qu’aucun de ces partis n’est représenté à l’Assemblée de l’Union.

Mohamed Dossar, membre du Parti Juwa et Houmed Msaidié, Secrétaire Général du parti RADHI, deux personnalités dont les partis sont dans l’opposition et sont représentés à l’Assemblée ont confié leur étonnement et doute, ce matin, à la Gazette des Comores dont un article avait pour titre : « Le chef de l’état cherche-t-il à légitimer une opposition de papier ? »

Mahmoud Ibrahime 

Houmed Msaidié : la COI doit passer à un autre palier

Houmed Msaidié : la COI doit passer à un autre palier

Houmed Msaïdié, Secrétaire Général du parti RADHI

Houmed Msaïdié, Secrétaire Général du parti RADHI

Le Secrétaire Général du Parti RADHI, Houmed Msaidié est intervenu dans les journaux de RFI ce matin du 25 juillet 2014.

À l’occasion du sommet de la COI, dont l’ouverture devait avoir lieu aujourd’hui, Houmed Msaidié s’est exprimé sur la nécessaire libre circulation au sein de l’espace indiocéanique (« l’existence d’une identité commune, d’une communauté de destin ») et sur la circulation au sein des quatre iles des Comores.

Sur la question de la libre-circulation au sein de la COI, le secrétaire Général du parti RADHI estime que la Commission devrait suivre le chemin de l’Union Européenne et que cela pourrait régler certains problèmes économiques.

« Vous étiez comme ça aussi, en Europe. Les gens circulaient avec des visas, vous etes passés à un autre palier. Justement, nous demandons à ce qu’on passe à un autre palier, qu’il y ait la libre circulation des personnes et des biens entre les pays composant la COI. Beaucoup de problèmes seraient réglés y compris les problèmes de pauvreté que connaissent un certain nombre de pays de la sous-région ».

Sur la question de Mayotte, l’ancien Ministre, qui est persuadé depuis longtemps qu’il faut multiplier les échanges avec ses compatriotes de Mayotte malgré la situation actuelle, dénonce les entraves mises par le visa Balladur aux déplacements des Comoriens entre les quatre iles.

« Tout comorien qui veut se rendre à Mayotte, qui est comme tout le monde le sait un territoire comorien, est obligé d’obtenir un visa pour aller à Mayotte. Comme les autorités préfectorales sont très dures en matière d’octroi de visas, des Comoriens empruntent des pirogues pour se rendre à Mayotte et la plupart du temps ils se perdent en mer. Les 50 km qui séparent Anjouan de Mayotte sont devenus un véritable cimetière et ça c’est connu de tout le monde. »

Intervention que vous pouvez retrouver dans les journaux du matin de RFI du 25 juillet 2014.

A lire aussi…

dans Alwatwan :  « La COI ne peut pas être simple spectateur dans la question de l’ile comorienne de Mayotte »

dans lemohelien.com : Houmed Msaidie peaufine sa stratégie et ancre son parti sur la scène politique

Mahmoud Ibrahime

Le Rédacteur en chef d’Albilad écrit à la rédaction de mlimengu.com

Le Rédacteur en chef d’Albilad écrit à la rédaction de mlimengu.com

Suite à l’opinion publiée dans le site http://www.mlimegu.com par Aniami Mchangama, responsable du parti RADHI en France, nous avons reçu une curieuse réponse de Ben Moussa Mohamed Arif (al_anrifoubillahi@hotmail.com), membre de la CRC, Rédacteur en chef du journal Albilad, vivant en France depuis au moins un an.

Le Rédacteur en chef écrit à la rédaction de mlimengu.com comme s’il s’agissait d’une réponse au texte d’Aniami Mchangama, mais il pense que « Aniami Mchangama » est un pseudonyme de Houmed Msaidié. Comme son ami Karihila (alias Abou Saoud) a besoin d’un pseudo pour se cacher et dire ce qu’il pense, il croit que tout le monde agit de même.

Il s’adresse donc à Houmed Msaidié, SG du parti RADHI en partant dans tous les sens. Tantôt, il le vouvoie, tantôt il le tutoie. Tantôt il l’insulte, tantôt il le menace. Ainsi, on peut lire : « vous aurez à faire avec l’hebdomadaire Albilad car toutes les munitions, les petites histoires sordides, que nous avons à votre égard Mr Msaidié seront rendus publics et vous serez nus devant le peuple comorien, on vous détruira en mille morceaux, votre château de carte de carrière politique et de Radhi s’écroulera en un clin d’œil.
alors décide toi Mr Houmed Msaidié et je vous rappelle qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie et très certainement vous savez de quoi je suis capable. »

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce monsieur a bien fait de préciser qu’il « ne s’agit pas d’une plaisanterie » car nous avons cru, à un moment, qu’il s’agissait bien d’une blague d’un enfant.

Qu’est-ce qui met dans tous ces états Monsieur Ben Moussa ? On aurait pu croire que c’est la révélation par Aniami Mchangama que la lettre qui a été récemment publiée était le fait de la CRC. Non. C’est juste parce qu’elle dit que le journal Albilad appartient à Karihila (alias Abou Saoud), ce qui est de notoriété publique à Ngazidja. Dès qu’on interroge ceux qui connaissent les médias aux Comores sur le propriétaire, ils répondent : « C’est Karihila » et certains ajoutent même « soutenu par les Wahabites ».

Le parcours de cette fameuse lettre qui devait paraître dans Albilad est riche d’enseignement. Il montre d’une part qu’on ne se précipite pas au sein de la CRC pour assumer des idées. D’autre part, on comprend comment le journal Albilad est utilisé pour répandre des rumeurs et la haine que certains dirigeants du parti d’Azali vouent à Houmed Msaidié, surtout après le lancement de RADHI.

Il apparaît que le 1er juin 2014, Chayhane Saïd Ali, Secrétaire fédéral de la CRC pour Ngazidja, envoie cette lettre par un email à Abou Saoud (le pseudonyme de Karihila) et à Chatur, secrétaire politique avec comme objet : « Article pour Albilad ». Il demande : « Veuillez mettre un nom pour le signataire ». Chatur prend alors l’article et l’envoie à son neveu Ben Moussa Mohamed Arif (le « menaceur » en question), un soutien de Karihila qui vit en France et lui demande : « Article pour albilad mettre un nom ». Ces informations sont parues dans mbeniconnect où la lettre a atterri à  cause d’une erreur de manipulation de Chatur. Mais est-ce que cela le « menaceur » le sait ? Comment expliquer qu’un texte qui doit paraitre dans un journal dont le Rédacteur en Chef affirme qu’il est libre passe par trois dirigeants de la CRC (le secrétaire général de la CRC,, le secrétaire fédéral pour Ngazidja et le secrétaire politique) avannt d’aboutir au fameux rédacteur en chef -menaceur ?

Interrogé par notre rédaction sur les menaces de Ben Moussa, l’ancien ministre Houmed Msaïdié nous a répondu : « Chiche ! J’attends qu’il mette en exécution ses menaces ! »

L’auteur de l’opinion parue dans Mlimengu (https://mlimengu.com/2014/06/04/la-crc-dazali-continue-dans-les-mensonges-et-le-denigrement/), Aniami Mchangama a tenu à faire cette déclaration :

 » Pour un rédacteur en chef d’un journal, le manque de curiosité est révélateur d’un professionnalisme défaillant. Pourtant il aurait suffit  de suivre un peu ce qui se passe sur les blogs …
Mais non, votre obsession névrotique sur Msaidié vous fait perdre la raison, à tel point que même une réalité aussi evidente vous échappe. Sérieusement, un journaliste prétendu chevronné qui suit au doigt et à l’oeil « son ennemi » juré en politique, comment a-t-il pu passer à côté d’un interview  accordé à Mlimengu ? Faut-il comprendre que vos menaces ne sont qu’affabulation, pure produit d’un esprit rongé par la haine ?
Quel crédit accorder à vos menaces si vous voyez la plume de Msaidié dans toute déclaration y compris la mienne ?
Je tiens quand même à vous informer que je serai toujours présente à chaque fois que c’est nécessaire.
Aniami Mchangama »

Quant à la rédaction de Mlimengu, nous sommes encore à nous demander quel genre de journal est Albilad, quand ce journal peut se permettre de menacer un citoyen de se servir de ses colonnes pour détruire son parti et sa carrière ? Et en plus de cela croire un instant qu’un ancien Ministre pouvait accepter de telles menaces. Les dirigeants de la CRC nous conduisent vers de nouvelles moeurs, on imagine ce qu’ils feraient s’ils pouvaient en 2016 contrôler Alwatwan et l’ORTC…

La Rédaction de Mlimengu