Réunion

Rencontre entre le Ministre de la Production et les étudiants de l’AECR (La Réunion)

Rencontre entre le ministre de la production et les étudiants de l’AECR (la Réunion).

De passage à la Réunion le Ministre de la Production, de l’Energie et de l’Environnement du gouvernement du président Ikililou Doinine a souhaité rencontrer les étudiants qui s’y trouvent. Abdou Nassur Madi a donc échangé avec les membres de l’Association des Étudiants comoriens à la Réunion au Campus universitaire le 4 avril dernier.

Le Ministre comorien a mis en évidence sa principale mission qui n’est autre que de « chercher appuis et assistance pour les perspectives mises en place par le président Ikililou Dhoinine ».

Après avoir brièvement passé en revue le bilan politique du régime en place (le maintien du payement des salaires, la mise en place d’une cellule anti-corruption,…), Abdou Nassur Madi s’est lancé dans le dossier du pétrole en affirmant qu’il y a une forte probabilité qu’il aboutisse. Il y voit d’ailleurs le résultat d’une politique qui tend vers un changement radical par rapport au mode de gouvernement des régimes précédents.

Le ministre a rappelé aux étudiants que  son ministère est « le ministère de la vie ». Il a précisé qu’en l’état actuel des choses il n’y aura pas de solution aux problèmes d’énergie vues les difficultés qui ankylosent la société d’Etat, la Mamwe. Les études faites sur la géothermie, l’énergie solaire et celle dite éolienne sont des projets coûteux dont le financement nécessite plusieurs milliards.

AECR

Le Ministre Abdou Nassur Madi au centre

Dans le domaine de la production agricole, l’idée de mettre en place une Chambre d’agriculture permettrait d’encadrer les agriculteurs, de contrôler le prix d’achat et avoir recours à des commandes en cas de pénurie. La Chambre d’agriculture pourrait aussi aider à l’établissement des données statistiques dans le domaine agricole. Le ministre a enfin appris aux étudiants qu’une société de pêche est déjà mise en place par le gouvernement. Les pêcheurs seront des fonctionnaires de l’Etat. La société devrait débuter ses activités, officiellement, au plus tard en juillet 2014, selon le ministre.

Avant de clôturer cette rencontre, le Secrétaire Général de l’AECR, AMIR Mohamed, au nom de l’Association, a confié un message au ministre pour son homologue de l’éducation, de la jeunesse et des sports, ainsi que pour le gouvernement entier. Il s’agit de mettre en place un processus d’aide aux étudiants voulant poursuivre leurs études supérieures en intégrant, par exemple, les jeunes candidats en M2 et ou en thèse dans le programme du financement de bourses de la coopération française ; ou en revoyant les anciens accords de bourse qui étaient signés entre les Comores et la Réunion. Ce rapporteur a mis en évidence que les visites des autorités comoriennes devaient être officialisées pour qu’il y ait des échanges et une planification cohérents entre les autorités d’aujourd’hui et les étudiants.

 AMIR Mohamed  

Ibouroi Ali Tabibou a soutenu sa thèse

 Ibouroi Ali Tabibou a soutenu sa thèse

Les enseignants chercheurs poursuivent leur formation à travers les quatre coins de la planète et soutiennent leurs thèses suivant un programme de coopération mis en place entre cette jeune institution et une grande partie des universités du monde surtout francophones.

Ce fut le cas par exemple de Mhoussine el Barwane, Ben Iman, Abdillah Youssouf (Charbon), Mohamed Ibrahim (Jésus), Maoulana Charif, etc.

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Après la soutenance avec les membres du Jury. Au centre Yvan Combeau et Iain Walker. © Amir Mohamed

Ce 26 mars ce   fut le tour de l’ancien militant syndicaliste, IBOUROI ALI TOIBIBOU, enseignant chercheur à la faculté des lettres et sciences humaines de l’UDC, de valider son diplôme de troisième cycle de recherches à l’Université de la Réunion. Son thème de recherche était « Des Makua et leurs descendants aux Comores » et il a été bien abordé selon les membres du Jury. L’enseignant a finalement décroché son diplôme de Doctorat d’Etat avec la mention  « Très honorable ».

Pendant environ trois heures de temps de communication l’ancien syndicaliste a su convaincre l’assistance tant bien que mal en s’appuyant sur des arguments fondés essentiellement sur le fruit de ses recherches tout en précisant, à la fin, que son travail est loin d’être fini  : « les enquêtes pourraient être poursuivies sur la dynamique des vrais réseaux sociaux en complémentarité avec l’apport des sociologues, des anthropologues, des linguistes et des historiens »,martèle-t-il.

Apres avoir surmonté les rafales d’interrogations de part et d’autre des membres de jury, nous l’avons détourné quelques minutes pour lui poser certaines questions après nos félicitations.

Mlimengu – Quel sentiment éprouvez-vous après cette soutenance ?

Ibouroi Ali Toibibou – un sentiment de fierté, de réussite, sachant que l’essentiel de ma carrière est derrière moi.

Mlimengu – Que pensez-vous de la politique de recherche mise en place par l’UDC ?

Ibouroi Ali Toibibou – Il faudrait renforcer et dynamiser, et surtout s’ouvrir aux jeunes qui ne sont pas jusqu’à maintenant concernés par cette politique de soutien.

Mlimengu – Quel mot pouvez-vous adresser aux étudiants et enseignants chercheurs d’origine comorien de la Réunion ou d’ailleurs ?

Ibouroi Ali Toibibou – Le goût de la recherche, la ténacité et le travail en symbiose avec les spécialistes restent à prioriser.

AMIR Mohamed

Étudiant M2, Université de la Réunion